Editoriaux - Politique - Société - 11 novembre 2019

L’islam fait exploser la gauche

Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une certaine gauche, composée d’élus et de syndicats, a manifesté en faveur de la religion. Pour le Collectif contre l’ en France (CCIF), inventeur du concept d’ et initiateur de la marche, une magnifique victoire contre la laïcité. Les socialistes s’en sont exclus, rendons leur cette justice.

Depuis les attentats de Paris, le noyautage de la police et le retour annoncé des djihadistes, même les milieux les plus politiquement tiers-mondistes commencent à douter que l’islam soit véritablement une chance pour notre enrichissement culturel. Il était donc urgent de ressortir l’islamophobie.

Se mêlant de religion au nom de la laïcité (comprenne qui peut !), Philippe Martinez, de la CGT, Europe Écologie Les Verts, Génération-s de Benoît Hamon, Ian Brossat porte-parole du Parti communiste et La France insoumise ont donc manifesté, le 10 novembre, à Paris, tous unis aux côtés du CCIF pour défendre une religion qui dénonce comme liberticides toutes les lois qui imposent le principe de laïcité.

Des musulmans se plaignent d’être stigmatisés par des gens qui ne connaissent pas leur religion. « On parle à notre place ! » Mais alors, qu’attendent-ils, eux, pour parler ? Car enfin, décapitations mises en scène, attentats-suicides, condamnations à mort des apostats, condamnation de l’héliocentrisme, condamnation de la laïcité, condamnation de l’homosexualité, condamnation de l’égalité des sexes, condamnation des droits de l’homme, condamnation de toute contradiction, revendication de la discrimination religieuse et sexuelle, prosélytisme par la guerre, collusions avec le nazisme, appel à la haine contre les autres religions, persécution des coptes, refus de la laïcité… finalement, ce rejet de l’islam, qui en est responsable ?

Il était admis, depuis plus de cent ans, que, dans la vie sociale, les religions se fassent oublier, mais l’islam n’entend pas s’en tenir là, qui n’hésite pas à pratiquer, par attentats ou grignotage, un prosélytisme agressif. Dès lors, désigner l’islam est impossible au nom de la laïcité, prétendre le banaliser avec les autres religions est nier la réalité. L’islam ne se cantonne pas au seul message spirituel, car toute l’organisation sociale en est partie intégrante et il revendique haut et fort de la régenter dans le moindre détail. Si l’on considère que l’une des exigences de la laïcité est, précisément, cette dissociation voulue et clairement affichée entre le spirituel et le profane, on conçoit alors la difficulté pour le musulman d’y souscrire.

Pour l’islam, prétendre détacher la vie sociale de la religion revient à la renier. La laïcité est très clairement dénoncée. Elle est identifiée à l’athéisme. L’accepter est une apostasie passible, comme toujours en islam, de la peine de mort. S’affirmer, comme peuvent le faire les chrétiens, tout à la fois croyants et laïques est inconcevable. Soudan, Pakistan, Qatar, sultanats de Brunei et d’Oman, Iran, Koweït, Maldives, Émirats arabes unis, Yémen, Malaisie, Nigeria, Indonésie : autant de pays qui sont revenus à la charia. Quant aux Saoudiens, ils embauchent des bourreaux formés à la décapitation au sabre. Où est l’évolution de cette religion ?

La France a accueilli leurs grands-parents et nous pouvions penser que la troisième génération de ces populations musulmanes éduquée à l’école républicaine aurait pu du moins composer avec la laïcité. Non. Pas la moindre concession. Tout au contraire, aujourd’hui, ce sont plutôt les natifs qui sont invités à s’adapter. Après les lois mémorielles, les lois sur la pensée : nul doute que le prochain objectif du CCIF soit de convaincre quelques idiots utiles d’en proposer une interdisant la critique de l’islam. Avec la fin de la laïcité, il ne restera plus qu’à nous convertir, au même motif que l’argument déjà avancé pour nous faire manger halal : finalement, en quoi ça nous dérange ?

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