[ÉDITO] Ma tapisserie est décousue, si ça continue…
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Samuel Martin
- 3 septembre 2026 à 19h50
- Articles, EDITORIAL
La tapisserie de Bayeux est arrivée à Londres et l’exposition qui lui est consacrée a ouvert. L’occasion, pour Emmanuel Macron, de s’adonner à ce qu’il aime – et en quoi il excelle : parader, parler, faire le charmeur – qui plus est au British Museum, devant Charles III et le Premier ministre Andy Burnham ! Et in English, please !
Emmanuel Macron a commencé par remercier tous ceux qui ont rendu le déplacement possible, dont des conservateurs et experts qui ont pris sur eux d’aller à l’encontre des préconisations antérieures pour plaire au Président. C’est humain… Avec un sourire narquois, il a admis qu’il a fallu « faire preuve d’un peu de patience » – comprenez : face aux empêcheurs de tourner en rond. Et, de narquois devenant cynique, il a concédé : « Mais après tout, on ne déplace pas à la légère une œuvre d’art âgée de presque mille ans. »
« Quelques ruptures de fibres »
Enfoncés, les amoureux du patrimoine qui, se basant sur les expertises passées, disaient qu’il ne fallait pas expédier outre-Manche l’œuvre trop fragile pour voyager ? Réduits au silence, les mauvais coucheurs ? En apparence, seulement. « D’après les restaurateurs qui ont réalisé le constat d’état après le trajet, écrit Le Monde, aucun dégât majeur n’est à déplorer, malgré quelques ruptures de fibres. » « Quelques ruptures de fibres » ? On ne chantera plus « mon pantalon est décousu » mais plutôt « mon pantalon a quelques ruptures de fibres ».
Avec la grande culture du secret qu’affectionne l’Administration en cas d’incident, le ministère de la Culture refuse de communiquer ces « constats d’état » au média de référence qu’est La Tribune de l’Art. On ignore donc les dégâts précis qu’a provoqués le transport. C’est que cette histoire de fibres rompues contredit l’enthousiasme du ministre, Catherine Pégard, qui avait affirmé, en juillet dernier, qu’à son arrivée à Londres, la tapisserie était « en très bon état ». Sans doute n’y avait-elle pas regardé de très près.
Son petit côté Trump
« L’année dernière, lors de ma visite d’État, a continué le Président, j’avais dit que la tapisserie serait ici en septembre 2026. Et aujourd’hui, la voici. Au British Museum. » Que les Anglais se le tiennent pour dit, la volonté du Président français ne connaît aucun obstacle. Non content de relever Notre-Dame de Paris en cinq ans malgré l’énormité du chantier, il vainc tous les experts patrimoniaux qui se présentent sur son chemin, ceux qui sont contre les vitraux de Claire Tabouret à Notre-Dame comme ceux qui sont contre le déplacement de la tapisserie de Bayeux. Leurs connaissances, leurs avis éclairés ? Il s’assoit dessus et s’en félicite. C’est son petit côté Trump – dans ce que Trump a de moins sympathique.
Un bémol, tout de même : le démenti à propos de la construction d’un parc Dragon Ball en région parisienne, que l’on a appris ce 3 septembre, vient gâcher le bonheur sans mélange de Macron. Dans son esprit, Dragon Ball, c’est autant de la culture que la tapisserie de Bayeux, mais c’est de la culture qu’il comprend car elle est quantifiable et monnayable (six milliards d’euros, saoudiens qui plus est). Cette déconvenue atteindra davantage son ego que quelques fibres rompues dans une broderie millénaire dont il n'a que faire.
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106 commentaires
Pour ce qui est des vitraux , au lieu d’un Tabouret , j ´aurais préféré au minimum un fauteuil…ça fait plus classe ?
Non , il suffisait d’aimer la France dans son passé et garder les anciens vitraux …
Mais que ne ferait – on pas pour laisser une trace quand on s’appelle Macron ?
Et si les Anglais décidaient de la garder pour éviter un risque supplémentaire d’abimer la tapisserie, dans un retour hasardeux ?
Il manquerai plus que les anglais fassent une pétition pour ne plus la déplacer pour ne plus l’abîmer et qu’elle reste en Angleterre, nos ennemis de toujours…
on voit bien le trou, il s’agrandit même : 3500 millliards construits par un autre trou du …..
En quinze siècles de notre Histoire , Macron fut la pire des gouvernance de la France .
Attendez, François, ce n’est pas fini ! Le pire est peut-être à venir !
On voit bien ce que veut dire notre ami lecteur Gilles Vinet. Mais là où je ne serais pas tout à fait d’accord avec lui, c’est sur l’objectif d’Emmanuel Macron. Bien entendu, on pense, on devrait penser, que l’objectif du Président de la République Française est le bien des Français et la réussite de la France. Malheureusement j’en doute. Macron n’aime pas la France, ni les Français. Son objectif, ce serait plutôt l’Europe, voire plus … Vu comme ça, il réussit plutôt bien : il a vendu à des pays étrangers les principales des grandes entreprises françaises (Alstom, Essilor, Lafarge, Alcatel, PSA etc…). Il faut reconnaître que, de son point de vue, c’est une réussite.
Oserais je me permettre de le dire?
Le Jet Ski et la Tapisserie de Bayeux…
C’est de l’Info.
Des Preuves que Macron ne rêve que de Lui
Pas à son honneur, loin de là.
Et Que dire des vitraux de Notre Dame…?
Même pas des vitraux, de la vulgaire peinture sur verre. De la daube.
Claire Tabouret est une copine de Mme Edouard Philippe, ceci explique cela !
L’hypothèse que E. Macron soit seul à prendre de telles décisions, l’hypothèse laisse planer de gros doutes.
Les vitraux de ND de Paris en sont une des énigmes dans les prises de position, dans les décisions de » Jupiter ».
C’est un grand comédien devant l’Eternel, capricieux et changeant du jour au lendemain.
Macron a tout détruit en France. Après les vitraux de Notre-Dame, il ne lui restait plus qu’à détruire la tapisserie de Bayeux ! Maintenant c’est fait !
L’important pour lui est de parader, le reste, il s’en fout.
La France est décousue depuis que Macron s’est lancé dans la tapisserie .
Le monde « s’agite ! » la France coule, Môsieur fait …..tapisserie !
Dépenser les deniers du Ministère de la Culture pour entretenir, chez elle, sur place, la tapisserie de Bayeux, oui ! Mais prendre un risque inoui en la prêtant et la transportant (un aller et un retour…) c’est une ineptie maintes fois dénoncée. Monsieur Macron, en déplorable démocrate qu’il est, n’en a eu cure. Il lui revient d’assumer le retour et la remise en place au pire dans le mêle état qu’à son départ pour la Grande Bretagne. Et quand nous songeons aux vitraux de N.D, la colère n’est pas loin de nous saisir.