Nantes : des enseignants menacent de faire grève après l’agression sexuelle d’une collègue
Les enseignants du collège La Durantière, à Nantes, ont décidé de hausser le ton. Faute de réponse du ministère de l'Éducation nationale à leurs revendications, ils ont annoncé un préavis de grève à compter du mardi 8 septembre. En cause : les conditions de travail dans cet établissement situé dans le quartier Bellevue et, plus récemment, l'agression sexuelle dont a été victime l'une de leurs collègues.
Les faits remontent au 22 juin dernier. Une enseignante aurait été agressée sexuellement et physiquement par un élève de 12 ans alors qu'elle se trouvait seule dans sa salle de classe. La victime a déposé plainte et s'est vu prescrire dix jours d'interruption temporaire de travail. L'élève a été définitivement exclu de l'établissement et une enquête est en cours.
Pour les enseignants, ce drame est venu illustrer une situation qu'ils dénoncent depuis plusieurs années. Le personnel réclame notamment le classement du collège en réseau d'éducation prioritaire renforcée (REP+), un statut qui permettrait l'attribution de moyens humains et financiers supplémentaires.
Un courrier a été adressé au ministère le 3 juillet. Deux mois plus tard, les enseignants affirment ne pas avoir obtenu de réponse. Ils ont donc donné une semaine au ministère pour accéder à leur demande. À défaut, la grève débutera le 8 septembre et pourrait se poursuivre jusqu'à la fin du mois. Une rentrée sous tension, dans un établissement où les professeurs estiment désormais ne plus pouvoir faire face seuls à la dégradation de la situation.










































49 commentaires
si ces enseignants, dont il est question, sont de gauche, ils devraient suggérer à leur collègue de changer de sexe, car ils portent une lourde responsabilité dans la dérive du système d’enseignement.
J’aimerais que les enseignants précisent ce qu’ils veulent en parlant de plus de moyens et plus d’argent parce je ne vois pas la relation entre ce qu’ils demandent et les agressions dont a été victime cette professeur, était-elle donc seule dans l’établissement pour que personne ne lui porte aide et assistance car je suppose qu’elle a du tenter de se défendre (dix jours d’ITT quand même) il y a du bruit, des cris sans doute, alors plus de moyens plus d’argent pourquoi faire ? Peut-être des policiers dans la cour ? Je crains que cela ne soit pas le genre de moyens qu’ils attendent en revanche plus d’autorité et de fermeté de la part des chefs d’établissements seraient très certainement plus efficaces mais ça les enseignants ils ne veulent pas en entendre parler, surtout ne pas traumatiser les élèves, enfin ça vaut bien une petite grève.