L’idéologie de gauche, avec Cécile Duflot, s’en prend même à l’orthographe !
Alors que le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé, dans une note de service publiée au Bulletin officiel n° 13 du 26 mars 2026 [*], vouloir « une exigence renforcée dans les attentes rédactionnelles pour toutes les disciplines », voici que Cécile Duflot se fait remarquer en lui rétorquant, ce jeudi, sur RMC, que « l'orthographe n'est pas une religion ». Elle reprend les poncifs reproduits depuis des années par les détracteurs de l'orthographe – le plus souvent de gauche –, allant jusqu'à la qualifier d'« instrument de sélection scolaire ».
Remarquons tout d'abord que Cécile Duflot, qui se définit elle-même comme une « psychopathe de l’orthographe repentie », n'aurait sans doute pas été admise sur titre à la prestigieuse école de l'ESSEC si ses professeurs ne lui avaient pas appris à maîtriser la langue française qui, comme lui a répondu le ministre dans Les Grandes Gueules, comprend « l'orthographe, la grammaire et la syntaxe ». Elle ne devrait surtout pas ignorer qu'une pensée, aussi originale et judicieuse soit-elle, ne devient efficiente que lorsqu'elle est clairement exprimée.
Simplifier l’orthographe, ce serait, nous dit-on, démocratiser l’accès à l’écrit et réduire les obstacles inutiles, la complexité actuelle freinerait l’apprentissage. Après tout, « le vrai enjeu de la langue, c’est de se comprendre, de s’exprimer et d’agir ensemble », déclare Cécile Duflot, enfonçant une porte ouverte. Encore faut-il se faire comprendre, ce qui est plus facile quand on manie bien la langue française et son orthographe. Je n'irai pas jusqu'à dire que les détracteurs de l'orthographe veulent conserver le privilège de leur supériorité ; quoique...
Déconstruire la langue française
Il y a une sorte de mépris à considérer que des enfants, souvent d'origine socio-culturelle modeste, doivent rester dans l'ignorance. On devrait au contraire avoir pour objectif de les tirer vers le haut. Les règles d'accord du participe passé, par exemple, répondent à une logique et sont facilement explicables et aucun professeur n'a jamais sévèrement sanctionné un élève qui écrit « chariot » comme « charrette ». Au même titre que la grammaire ou la syntaxe, l'orthographe est un outil pour communiquer avec les autres, mais aussi pour concevoir une pensée. De plus, elle participe de notre patrimoine culturel. Il n'est pas impossible que l'indulgence d'une certaine gauche à l'égard de l'orthographe s'explique par la volonté de déconstruire la langue française comme elle prend plaisir à déconstruire son histoire.
L'exigence dans les apprentissages a des vertus. Pour les stoïciens, il était tout aussi grave de commettre une faute d'orthographe que de commettre un crime ; dans les deux cas, on s'éloigne un peu de la perfection, qui doit être recherchée. Tous n'y parviendront pas, mais tous doivent avoir, en fonction de leurs efforts, la possibilité de tendre vers l'excellence. Il faut être exigeant sur l'orthographe, le vocabulaire, la syntaxe, dans toutes les matières. C'est ainsi qu'on donne le goût de la précision, de la rigueur, du travail bien fait et, surtout, qu'on « élève », dans tous les sens du terme, les enfants. L'exigence scolaire, quoi qu'en pense Cécile Duflot, est plus démocratique que le laxisme.
Édouard Geffray revendique donc, à juste titre, une « exigence » face à l'« abandon progressif » et « l'affaiblissement collectif » d'une maîtrise de la langue française. « Voilà enfin un ministre à la hauteur ! », serait-on tenté de dire. Ne nous emballons pas. Avant de faire partie du gouvernement, il a été pendant cinq ans directeur général de l'enseignement scolaire, le bras droit des ministres successifs, et a notamment mis en œuvre la réforme controversée du baccalauréat où le contrôle continu a un poids considérable par rapport aux épreuves d'examen et où les taux de réussite au brevet et au bac explosent. Que n'a-t-il plus tôt défendu l'exigence !
* Préparation des élèves aux exigences du DNB et des baccalauréats général et technologique à compter de la session 2026, ministère de l'Éducation nationale.
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70 commentaires
Cette position de Cécile Duflot s’inscrit dans l’air du temps ; l’avachissement généralisé de la population. Le moindre effort devient insupportable. Opposition au travail. Le germe de cette tendance prenant naissance dans l’habitude puis le besoin de prestations sociales abondantes, dues.
Se relever les manches pour atteindre un objectif, une démarche devenue contre nature, une vulgarité, comme peut l’être une référence au drapeau français ou au patriotisme. Si dans tout exercice il est nécessaire de rationaliser afin d’aller au plus juste dans le meilleur temps, un minimum d’effort reste indispensable.
A la lecture de ces réflexions type »Duflot », ce minimum n’est plus acceptable. Il faut prendre la vie comme elle vient. Ainsi, les pulsions sont libérées. Du refus d’efforts en matière d’orthographe on en vient à la pratique libérée de délinquance.
Toute la réflexion des adultes conduit à la délinquance de la jeunesse en formation. Les exemples sont multiples. Le plus simple d’entre eux qui nous vient immédiatement à l’esprit : cette interdiction du moindre geste à l’encontre d’un enfant. Dans un sens comme dans l’autre, les adultes sont tombés dans l’exagération, au détriment de l’enfant.
Affaissement généralisé de l’intelligence, de la réflexion, par paresse. L’exemple le plus significatif : l’exploitation inconsidérée de cette formule « extrême droite », le refuge de la paresse intellectuelle. Mais on pourrait étendre à la lâcheté, par exemple. Une faculté largement côtoyée par nos politiques.
Les chinois ont devant eux un terrain rendu infécond, exploitable à souhait. La France.
L’attention explicite portée à l’expression, et donc à la construction d’une pensée précise, est l’aboutissement d’un processus lent et progressif. Au stade élémentaire, l’enseignement de l’orthographe participe de cet objectif. Pour un élève, effectuer un travail à travers lequel il prend conscience de la dimension des opérations intellectuelles supérieures ( attention, mémoire, analyse, synthèse, …) et s’y exerce avec mesure n’est pas une violence mais un plaisir et un apaisement.
Ce bon vieux Mélenchon doit applaudir, lui qui aspire à imposer la créolisation, à savoir l’écriture phonétique. Il est vrai que cé plu komod…
Ma mère, née en 1918, a quitté l’école à onze ans pour travailler (elle gardait les vaches). A l’époque quarante élèves par classe, pas de bibliothèque municipale, pas un seul livre à la maison, mais elle ne faisait pas de faute d’orthographe! cherchez l’erreur!
Philippe Kerlouan prend exemple des mots chariot et charrette : les doubles consonnes inutiles produisent à l’écrit le plus grand nombre de fautes. supprimer cet handicap aiderait bien les nouveaux apprenants et adultes peu scolarisés à mieux s’exprimer à l’écrit. Heureusement double ou pas, l’oral les protège.
Pauvres gens ..détruire détruire c’est tout ce qu’ils savent faire .
N’oublions pas, et rappelons à cette dame, que le niveau d’illettrisme était le plus bas en France dans les années 1960. C’esr pourtant dans ces années là que la France a accueilli une très forte immigration de travail et je me souviens de classes avec une très forte proportion d’immigrés ou l’enseignement ne posait aucun problème : enseignants respectés et pas de cours particuliers pour les enfants d’immigrés qui ont d’ailleurs souvent pu faire de longues études bénéficiant, comme toute la jeunesse, de l richesse de l’école de la république. Alors, pour quelles raisons est-il aujourd’hui tellement difficile pour les étrangers de be nb eficier de cette école de la république ? Est&ce la faute de l’école, et donc de nos dirigeants, ou celle de ces nouveaux immigrés ? Je me souviens en effet, que l’immigration des années 60 était constituée d’Witaliens, de Polonais, de Portugais, etc, de citoyens issus de civilisations judeo chrétiennes.
Encore un moyen de détruire notre civilisation, notre belle culture. A moins que cette Duflot souhaite seulement mettre tous les Français à son niveau personnel ?
Je fais partie de ces nostalgiques, de l’orthographe et de la grammaire d’hier! Je suis toujours enthousiaste quand un subjonctif vient se glisser dans un discours……admirative quand une Jodie Foster dans un français parfait s’excuse pour un mot qui ne serait peut-être pas le bon…..
Entièrement d’accord avec vous.
Nous devons nous en servir comme d’une arme à leurs dépens !
Cela me rappelle les débats stériles sur l’Espéranto. Aujourd’hui on pratique le nivellement par le bas….sauf pour certains qui se croient supérieurs.
Une orthographe « fantaisiste » peut engendrer des contresens, voire pas de sens du tout. Combien de fois dois-je lire certains messages à haute voix pour essayer d’en deviner le sens ! De plus, un texte bourré de fautes n’incite pas à prendre son auteur au sérieux, et pourrait nous pousser à le juger assez négativement…
Je confirme.
Mon arrière grand-mère, née en 1880, fille de la paysannerie pauvre, fut envoyée à Paris, chez des bourgeois, engagée comme « souillon » ( désolée, on disait comme ça à l’époque ) à l’âge de 9 ans. Sa « maîtresse » ( oui, on disait comme ça aussi ) remarqua que cette petite fille était d’une vive intelligence. Elle la sortit des cuisines, l’assigna aux soins du jeune et unique fils gravement malade, et lui enseigna le français et l’anglais jusqu’à une parfaite maîtrise à l’écrit comme à l’oral. La petite paysanne pauvre fit une carrière dans l’hôtellerie de luxe à Montreux, Jersey, etc, qui lui permit d’acheter comptant sa maison et d’élever seule son enfant orphelin de 1914. Mme Duflot préfère les pauvres analphabètes. Ils votent mieux. Parfois.
Leur but est d’empêcher les gens d’acquérir la culture qui leur permettrait de comprendre l’ineptie programme de LFI… et de ne plus voter pour eux. L’ignardise les rend malléables à merci.
Excellente leçon de vie.
Les gauchistes ont visiblement des problèmes psychologiques lourds. Et des déficiences cognitives clairement visibles. Heureusement que j’ai eu des enseignants exigeants, car avec sa mentalité de chialeuse je me demande dans quelle misère je serai…
Il y a 60 ans le latin était élitiste.
Puis les mathématiques sont devenues élitiste.
Maintenant c’est l’orthographe.
Il va falloir prévenir l’outil de traduction de Google car il digère mal les fautes. Faites l’essai avec la phrase » Sa serre a rien « , comme l’orthographe bien sûr.
Mon petit-fils, nul en orthographe, comme tous ses contemporains (il a 25 ans), qui communique par SMS avec abréviations, me confiait devoir sans cesse avoir recours à un dictionnaire en ligne sur son téléphone pour toutes sortes de textes dont il prend connaissance. C’est cela que vous prônez, Mme Duflot ? Pour les fils d’écolo-bobos-gauchos, les écoles prestigieuses, pourquoi pas privées aussi et pour les fils de prolos, les sans-dents de votre copain le « culbuto », les écoles poubelles. C’est vrai qu’un peuple ignorant est tellement plus simple à abuser.
L’ ignorance c’est la force. Tel est leur credo…
L’orthographe n’est pas un moyen de sélection, comme par exemple : les Mathématiques. La langue Français a ses subtilités qui permettent de bien définir, et bien préciser ce que l’on veut exprimer. On le constate dans les notes de services des entreprises qui doivent expliquer aux exécutants ce qu’ils doivent faire. Souvent ces notes sont tellement « bien écrites « , que les exécutants font parfois le contraire . Même dans les fiches horaires de la sncf…Et pourtant, ils ont fait ce qui était écrit . Même en politique il y a des couacs ! ! ! chacun utilisant la langue a sa façon, n’est ce pas Madame et Monsieur les députés????
En des temps anciens la langue française était oa la guerre de la diplomatie. Duflot sait-elle qu’un simple point-virgule peut changer le sens d’une phrase ? J’ai des doutes.