Une courte résolution critiquant le royaume chérifien a été adoptée, le 19 janvier, par le . Ce texte, le premier qui soit défavorable au Maroc depuis plus de vingt ans, intervient à la suite du scandale de corruption des eurodéputés, scandale dans lequel est mis en cause, rapporte Le Monde.

Il aura fallu « plus de vingt ans et un scandale de corruption comme le "Marocgate" pour que le puisse enfin parler du Maroc et des droits de l’homme », soulignait, le 18 janvier, l’Espagnol Miguel Urbán Crespo, du groupe de la Gauche unitaire. C'est lui qui est à l'origine de cette résolution d'à peine 500 mots qui critique les atteintes à la liberté d'expression dans le pays. Le texte exhorte notamment « les autorités marocaines à respecter la liberté d’expression et la liberté des médias, à accorder aux journalistes emprisonnés, notamment Omar Radi, Soulaimane Raissouni et Taoufik Bouachrine, un procès équitable avec toutes les garanties d’une procédure régulière ». En outre, il « condamne fermement l’utilisation abusive d’allégations d’agressions sexuelles pour dissuader les journalistes d’exercer leurs fonctions » et « estime que ces abus mettent en danger les droits des femmes ».

Adopté par 356 voix pour, 32 contre et 42 abstentions, le texte indique également que l'Assemblée de Strasbourg « est préoccupée par les allégations selon lesquelles les autorités marocaines auraient tenté de corrompre des élus du Parlement européen ». Une résolution qui marque une volte-face importante dans les rapports entre l'institution européenne et le Maroc, l'un des plus importants partenaires africains de l'Union européenne.

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20 janvier 2023

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