[LE GÉNIE FRANÇAIS] Jeanne d’Arc : illuminée, ou stratège, patriote et sainte ?
Si la France, à l’image de ses génies, est « une idée de Dieu » !*, alors elle ne peut pas mourir.
Et si tous ces génies qui ont fait la France, tous ces saints, tous ces hommes et ces femmes qui ont donné leur vie pour les autres venaient tout simplement, eux aussi, d’une idée de Dieu ? À l’image de Jeanne d’Arc, cette jeune paysanne devenue héroïne nationale. Est-ce si naïf de croire qu’il existe une force plus grande que nous capable de changer le destin d’un peuple ? Malgré la déchristianisation de notre pays, nous sommes toujours nombreux à le croire.
On entend tout, sur Jeanne d’Arc
Certains disent qu’elle est sainte, d’autres que c’est une manipulée, une illuminée, une stratège de génie… Quelques-uns vont même jusqu’à prétendre qu’elle n’aurait jamais existé. Pourtant, rares sont les biographies du Moyen Âge aussi bien documentées. Grâce aux minutes de son procès et à celui de sa réhabilitation, les historiens disposent de milliers de pages de témoignages.
Jeanne naît vers 1412 à Domrémy, un petit village de Lorraine. Elle est fille de paysans. À cette époque, la France est au bord de la ruine. Depuis près d’un siècle, la guerre oppose Français et Anglais. Une partie du royaume est occupée. Le roi Charles VI est malade. Les grands seigneurs se déchirent. Beaucoup pensent alors que la France va disparaître.
Dans le chaos émerge une adolescente
C’est dans ce chaos que fait parler d’elle une adolescente de 16 ou 17 ans affirmant entendre des « voix ». Jeanne assurera toute sa vie qu’il s’agit de saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite, qui lui auraient donné une mission : sauver le royaume de France et conduire le dauphin Charles jusqu’au sacre à Reims.
Aujourd’hui encore, les historiens débattent. Hallucinations ? Foi absolue ? Expérience mystique réelle ? Pour les athées, il est impossible de trancher. Mais le fait essentiel demeure : cette jeune fille illettrée va réussir là où les plus grands chefs militaires échouaient depuis des années.
Quand Jeanne arrive à Chinon en 1429 pour rencontrer le dauphin Charles, celui-ci hésite à la recevoir. La légende raconte qu’il se serait caché parmi ses courtisans pour la tromper. Jeanne l’aurait pourtant reconnu immédiatement. Vérité historique ou récit enjolivé avec le temps ? Là encore, nul ne peut l’affirmer avec certitude. Mais ce que l’on sait, c’est qu’après plusieurs examens d’ordres religieux et politiques à Poitiers, Charles accepte de lui confier une armée. Et c’est là que tout bascule.
Le miracle d’Orléans
En avril 1429, Orléans est assiégée par les Anglais. La ville est au bord de la reddition. Jeanne y entre avec un convoi de ravitaillement. Les témoignages rapportent qu’elle redonne immédiatement espoir aux soldats et aux habitants. Certains capitaines expérimentés se moquent d’abord d’elle. Pourtant, quelques jours plus tard, les Anglais reculent. Le siège est levé le 8 mai 1429.
Un détail frappe souvent les historiens : Jeanne portait toujours son étendard au combat plutôt que son épée. Elle dira au cours de son procès : « J’aimais quarante fois mieux mon étendard que mon épée. » Elle préférait encourager les hommes plutôt que de tuer.
Après Orléans, Jeanne entraîne l’armée française dans une série de victoires fulgurantes. Puis vient le moment décisif : le sacre de Charles VII à Reims, le 17 juillet 1429. Pour beaucoup de Français de l’époque, ce sacre redonne une légitimité au royaume. Jeanne avait accompli ce qu’elle promettait depuis le début.
Mais l’Histoire n’est jamais un conte de fées
En 1430, Jeanne est capturée à Compiègne par les Bourguignons, alliés des Anglais à qui elle est vendue puis jugée, à Rouen, par un tribunal religieux dirigé par l’évêque Pierre Cauchon. Le procès est profondément politique. On veut salir celle qui a redonné de l’espoir au royaume de France.
Pendant des mois, cette jeune femme de 19 ans tient tête à ses juges. Ses réponses impressionnent, encore aujourd’hui, par leur intelligence et leur simplicité. Quand on lui demande, pour la piéger, si elle est en état de grâce, elle répond : « Si je n’y suis, Dieu m’y mette ; si j’y suis, Dieu m’y garde. »
À ce sujet — [Livre] L’anneau de Jeanne d’Arc va vous toucher !
Brûlée vive, puis réhabilitée
Le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc est finalement brûlée vive à Rouen. Des témoins raconteront que même certains Anglais pleuraient pendant l’exécution. L’un d’eux aurait déclaré : « Nous avons brûlé une sainte. »
Vingt-cinq ans plus tard, un nouveau procès ordonné par le pape annule officiellement sa condamnation. Jeanne est réhabilitée en 1456. Puis, des siècles plus tard, l’Église catholique la canonise, en 1920.
Depuis, chacun a voulu récupérer Jeanne d’Arc. La monarchie en a fait une héroïne royale. La République a célébré la patriote. La gauche y voyait autrefois le peuple qui se soulève contre l’occupant. Pour la droite, elle représente l’âme chrétienne de la France. Et aujourd’hui encore, son nom provoque des débats.
Jeanne d’Arc au Puy du Fou
Prenons l’exemple du Puy du Fou, admiré dans le monde entier, primé pour ses spectacles qui mettent en scène des personnages historiques, comme celui de Jeanne. Certains intellectuels français, comme Patrick Boucheron, critiquent la vision de l’Histoire promue par le parc ou contestent l’authenticité de symboles comme l’anneau attribué à Jeanne d’Arc, racheté aux Anglais, malgré des preuves éclatantes.
Comment ne pas penser au saint Suaire de Turin ? On aura beau apporter les arguments les plus scientifiques, on ne pourra jamais empêcher qu’ils soient contestés par les matérialistes qui refusent toute existence de Dieu.
Le plus fascinant, chez Jeanne d’Arc
Car au fond, la vraie question n’est pas seulement historique. Elle est presque spirituelle. Comment une adolescente ordinaire, sans instruction militaire, a-t-elle pu bouleverser le destin d’un royaume condamné ? Était-ce simplement le hasard, le génie humain, une force psychologique exceptionnelle ? Ou autre chose ?
Dans une France qui se déchristianise et doute souvent d’elle-même, Jeanne d’Arc demeure une figure unique. Une jeune femme libre, courageuse, mystique, patriote, prête à mourir pour ce qu’elle croyait juste. Six siècles plus tard, son histoire continue de nous interroger : et si certains destins extraordinaires avaient pour mission de réveiller un peuple ? Et de le sauver ? Beaucoup de Français très sensés l’espèrent. La France au bord de l’abîme sera sauvée une nouvelle fois.
* Du père de Monteynard. Et Titre du n° 12 du magazine trimestriel d’Olivier Bonnassies 1000 raisons de croire
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29 commentaires
« Si je n’y suis, Dieu m’y mette ; si j’y suis, Dieu m’y garde. » Quelle admirable répartie, et de la part d’une petite paysanne à demi illettrée. Il est difficile de ne pas voir, dans ce destin extraordinaire la main de Dieu.
Si les harengères de 1793 ont trouvé leurs réincarnations sur les bancs de l’A.N. sous la bannière de LFI, où notre sainte Jeanne va-t-elle bien pouvoir trouver son avatar ?
harengère ! Quel vocabulaire ! Pour les cultures moyennes, c’est une femme grossière et criarde
Jeanne, fille de paysans?…
Oui, de paysans aisés. D’autres diraient propriétaires terriens. Mais le doute subsiste.
Quelle que soit la part de vérité historique ou de légende , elle est devenue un mythe . Et tant mieux si cela gène les mauvais esprits .
Fille de paysans aisés.
Qu’importe qu’elle fut folle ou surdouée ; c’est ce qu’elle a fait qui compte. L’action, ce mot que l’on ne connait pas aujourd’hui, et qu’ils laissent à Trump. « Au commencement était le verbe ? Non, au commencement était l’action ! » (Hamlet).
Jeanne a reçu une parfaite éducation militaire… et j’en passe…
Rouen est une ville ou Jeanne D’Arc est la plus marquer,la rue principale de Rouen s’appel la rue Jeanne d’Arc ,la place Jeanne D’arc ,et la place du vieux marché la ou Jeanne d’arc à été brulé avec une statue à l’emplacement ou elle à été brulé et devant la plus veille auberge de France(La Couronne)OUI Jeanne d’Arc était une sainte.
La coutume voulait que les malheureux condamnés au bûcher étaient estourbis avant, on leur faisait perdre connaissance avant de déclencher le feu.
Là les anglais ont refusé. L’ennemi héréditaire, c’est le rostbeef.
Et le rostbeef étant d’origine teutonne (Angles et Saxons, tribus germaniques) en fait on n’en a qu’un, celui qui est en train de se réarmer à vitesse grand v au delà du Rhin. Rendez-vous quand ses forces armées seront suffisamment puissantes pour assurer sa puissance hégémonique naturelle.
La France, une idée de dieu ? Sérieusement?
La République une bonne idée de dieu ?
L’europe aussi peut être ?
Comme le saint Empire romain germanique son ancêtre ?
Il faut se faire une drôle d’idée de dieu pour penser que la France est plus son idée que la Suisse ou le Liban…
Probablement dieu était français de naissance.
L’histoire de Jeanne d’Arc, comme celle de J.C. montre qu’il faut se méfier des autorités ecclésiastiques qui ont condamné à mort en leur temps des saints, en se disant les meilleures connaisseurs des idées de dieu. Le temps passe et dieu semble souvent changer d’idées. Davantage que beaucoup d’hommes. Peut être un jour l’église révisera t’elle à nouveau son jugement sur Jeanne d’Arc ? Elle a été bien longue à la déclarer Sainte bien qu’ « illuminée » par dieu. Et le roi de France, sacré à Reims, a été un sacré. Cette ingratitude faisait probablement parti du jeu pour que la France gagne et advienne la République et enfin la sainteté de Jeanne…
Jeanne n était ni paysanne ni pauvre contrairement à ce que l on nous a enseigné.
Exact!…
Vous l’avez connue ?
Jeanne d’Arc embête la gôche , raison de plus de célébrer sa mémoire .
C’est vrai que rien que pour ça c’est une sainte
Karlof !
Il suffit de s intéresser à l histoire et lire pour savoir qu elle ne venait pas d un milieu pauvre.
Il serait temp que le Peuple de France se reveille, et surtout qu’il agisse afin que l’on retrouve notre gloire, et notre sérénité. En votant Bien . Car les prochaines élections présidentielles risquent d’être mouvementées, voire sacagées par des hordes de gens qui sont contre tout ce que nous sommes, a savoir notre FRANCE…A bon entendeur
Le maire RN de Carcassonne a célébré
Jeanne d’arc , la manifestation a été perturbée par 4 femen protestant contre le RN
Mon trisaïeul, ayant publié diverses biographies , sa Jeanne d’Arc , rééditée tout au long du XIXème siècle , plongeait en extase les républicains , comme le symbole de la résistance à l’oppression , jusqu’à mourir pour la patrie ; mais portait à l’épectase les royalistes , comme étant l’archétype de la « vierge et martyre » , victime de sa foi ; comme il recevait le « tout-Paris » dans sa maison des Petites Dalles, l’évêque d’Orléans lui révéla détenir aux archives épiscopales les minutes du procès de Jeanne d’Arc ; le seul ennui est qu’elles étaient inexploitables , en cursive gothique ; ni une , ni deux , Jules Quicherat, directeur de l’École des Chartes , paléographe et franc-maçon , déchiffra le texte , Dupanloup apportant les arguments théologiques , et Wallon , les arguments historiques ; en 1894 , premier grade , le titre de vénérable ; en 1909 , deuxième grade , la béatification ; entretemps , avec la loi Combes , intervinrent les inventaires et la rupture des relations diplomatiques avec le St Siège . Rupture très handicapante pendant la première guerre mondiale (le franc germinal dévalué ; 1,5 million de Morts Pour La France, autant de veuves, d’orphelins et d’invalides ; et rebelote avec la grippe espagnole ; bref, c’était le blues, version XXL …) ; Georges Clémenceau, président du Conseil de 1917 à 1920, grand franc-maçon sous l’Éternel, mandate Gabriel Hanotaux, ancien ministre des Affaires étrangères, via Henri-Louis Chapon, évêque de Nice (qui avait refusé en 1901 de se « faire embrocher » par la Légion d’honneur ) , pour reprendre contact avec le Vatican : « D’accord , je vous ai traité de pape boche! Cependant, mes compatriotes ont le moral dans les chaussettes ; vous ne pourriez pas me canoniser la petite Jeanne ? » ; Benoit XV de répliquer : « Banco ! » … Et c’est ainsi que la plus illustre des filles de France fut canonisée en 1920 par deux francs-maçons … comme quoi la Providence tire des lignes droites par des chemins sinueux !
Les « révolutions » sont ( techniquement s’entend ) un retour au point de départ …
Historiquement, les « révolutions » ont toujours animé l’HISTOIRE de France ! …
Tous ces coucous nantis devraient se méfier de capacité des gaulois réfractaires à ce qui s’accumule et qui les prive de plus en plus de leurs « droit à la souveraineté française » ! …
FREXIT de toute urgence
La France actuelle a été et est encore remplie de gens de toutes sortes qui ont sciemment provoqué sa déchéance,son déclin et sa perte avec la bénédiction des gouvernements successifs et des électeurs. Et puisqu’il est question ici de la foi en Dieu,c’est qu’un de ses jugements est souvent de livrer un peuple qui lui est hostile, et c’est le cas en France, à ses ennemis et nous y sommes. A moins que l’histoire se répète,ce que j’appelle de mes vœux, cependant,je ne pense pas que nous sortirons de ce bourbier dans lequel nous nous enfonçons tous les jours un peu plus, pourtant je le souhaite mais n’y crois plus beaucoup. Notre nation par sa permissivité,son laxisme en tous genres,ses prises de positions sociétales iniques, son arrogance injustifiée et sa persistance à persévérer dans l’obscurité spirituelle est en train de connaître un jugement,celui de nous livrer à un ennemi terrible qu’est l’islam. Il a a été de même pour la nation d’Israël par le passé.