Samuel Paty, puis Nice. Au cri d’Allahou Akbar, les islamistes ont encore frappé notre pays. Suscitant des manifestations de joie et d’approbation dans une bonne partie du monde islamique, les terroristes ont réussi leur opération de communication. L’Occident impie n’est jamais à l’abri du bras vengeur des disciples du prophète. Ici et là, quelques timides condamnations, toujours assorties de réserves. Les habituelles déclarations républicaines des autorités sont, comme d’usage, restées au niveau des incantations rituelles. Et, signe des temps peut-être, certains membres du clergé ont eu des mots efficaces et directs. Loin de nous l’idée que nos évêques ouvriront tous les yeux, mais si ténu soit-il, le progrès mérite d’être signalé.

L’ex-Premier ministre de Malaisie, 95 ans, n’y est pas allé avec le dos de la cuiller. Dans un message sur Twitter, il a vaguement concédé qu’il ne pouvait pas approuver l’assassinat de Samuel Paty. Pour ajouter aussitôt, après un passage sur le blasphème et les crimes commis par la France coloniale : « Les musulmans ont le droit d’être en colère et de tuer des millions de Français pour les massacres du passé. »

Bien entendu, ces propos n’ont rien à voir avec l’islam. Ni avec le Coran, ni avec les hadiths. Ils ne peuvent qu’émaner d’un déséquilibré – qui fut quand même, durant 24 ans, Premier ministre -, à moins qu’il ne faille les mettre au compte d’une sénilité avancée. Il a fallu l’intervention d’un ministre français pour que Twitter réagisse en supprimant d’abord la phrase polémique, puis finalement tout le message. C’était bien le moins s’agissant d’un appel au meurtre de masse.

Le problème est que ce charmant personnage, tout en nuance, n’a pas totalement tort sur un point : lorsqu’il rappelle que la liberté d’expression n’implique pas le droit d’insulter autrui, il adopte la position de la loi de 1881 sur la presse. Et si chacun est libre de son opinion sur cette question, celle de votre serviteur, déjà exprimée lors de l’attentat contre Charlie Hebdo en 2015, n’a pas varié. Cette liberté fondamentale n’est pas absolue, pas illimitée. Elle a pour bornes le respect des personnes. Quoi qu’on pense de l’islam, provoquer les musulmans en tant que personnes ne fera jamais avancer les choses. À cet égard, les caricatures outrancières, voire pornographiques, de Mahomet sont un chiffon rouge pour les populations musulmanes.

Invoquer un droit au blasphème est improductif et provocateur. Ce que nous ne devons pas lâcher, c’est le droit absolu de critiquer, voire de combattre la religion musulmane. Mais dans le respect des personnes.

À cet égard, les déclarations de M. Macron sont irresponsables. Alors que notre pays est incapable de lutter contre le terrorisme diffus qui se répand comme une lèpre, provoquer ces individus est stupide. Non, les caricatures ne sont pas la quintessence de l’esprit français. Elles ne valent pas la mort de nos concitoyens.

Nous ne lutterons pas contre ces barbares par l’affirmation d’un droit à les insulter. Nous ne ferons pas taire ces fanatiques, y compris l’ancien dirigeant malais, en les provoquant. Nous ne pouvons le faire que de manière raisonnée et sans concession : en faisant la guerre aux terroristes – ce qui signifie s’affranchir à leur égard des règles applicables en temps de paix ; en stoppant une immigration terreau de l’islamisme ; en interdisant certaines manifestations, traditions, accoutrements incompatibles avec la culture française ; en expulsant en masse ; en fermant les mosquées radicales, mais aussi toutes celles qui ne sont pas claires sur le sujet ; en affirmant notre fierté française – et non républicaine ; en rappelant que seul un pays de culture chrétienne accorde la liberté de ne pas croire.

En un mot, en étant Français et fiers de l’être.

30 octobre 2020

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