Canicule : quand les églises catholiques deviennent des « îlots de fraîcheur »…

Les municipalité écologistes redécouvrent les atouts du patrimoine religieux français...
© BVoltaire
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Cet article vous avait peut-être échappé. Nous vous proposons de le lire ou de le relire.
Cet article a été publié le 18/08/2025.

C'est l'été ! Les grosses chaleurs vont sans doute revenir. L'occasion de rediffuser cet article de Jean Bexon, publié en août 2025. Histoire de se rafraîchir... la mémoire.

 

En cette période de canicule, la mairie socialiste de Paris met à disposition de ses habitants une carte des « îlots de fraîcheur urbains » consultable en ligne.
Un bel outil, il faut l’admettre, élaboré par quelques-uns des quatre cents communicants de la ville et dont les réseaux sociaux d’Anne Hidalgo se font largement l’écho. On ne saurait trop saluer cette initiative qui met en lumière le génie des bâtisseurs chrétiens, capable d’anticiper les politiques d’adaptation aux vagues de chaleur lancées des siècles plus tard par dame Hidalgo.

La carte des îlots de fraîcheur de la mairie de Paris laisse la part belle aux églises

La majorité de ces espaces aux capacités rafraîchissantes sont en effet des églises catholiques. Il y a un an, pourtant, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux dans cette même ville de Paris, l’Église (avec un grand É) en prenait pour son grade, avec une parodie de la Cène jugée choquante par la Conférence des évêques de France.
C’est pourtant la Cène qu’on trouve représentée dans de nombreux lieux de culte chrétiens, ces bâtiments dont Paris encourage aujourd’hui la visite.

Mille ans de savoir-faire

Une agence d’urbanisme donne une définition canonique de l'« Îlot de Fraîcheur Urbain (IFU) » (sic) : « C’est un lieu ouvert ou fermé (espace de plein air et bâtiment) et accessible au public, présentant en période diurne des températures ambiantes sensiblement inférieures aux zones urbaines alentour. » En bref, des endroits où l’on ne crève pas de chaud. Nos lieux de culte peuvent donc garantir l’asile face à la fournaise estivale. Les 139 édifices sont représentés par un pictogramme d’église romane (rassurez-vous) amputée de sa croix. La mairie de Paris peut pourtant remercier, pour cela, les mille ans de savoir-faire des artisans et maîtres d’œuvre chrétiens. Faut-il considérer que le Moyen Âge n’était pas si obscurantiste ? Si Anne Hidalgo et ses équipes se sont essayées à l’édification d’îlots de fraîcheur, il faut reconnaitre que ceux-ci peinent à faire ombrage à l’ingéniosité de nos bâtisseurs de cathédrales.

« Forêt urbaine », « ombrières pérennes » ou encore « murs végétalisés » : les néologisme ne manque pas d'inventivité.
Mais, sur les réseaux sociaux comme X, les internautes raillent certaines de ces initiatives. « Entre Parisiens, on la surnomme la plancha », moque Aurélien Véron (élu du groupe Changer Paris), au sujet de la place de la Bastille censée avoir les pieds dans l’eau.

Poitier, les oasis de fraîcheurs sont des églises

 

Pas d'églises à Grenoble ?

D’autres grandes agglomérations proposent aussi des cartes interactives d’îlots de fraîcheur. C’est le cas de Lyon ou Poitiers, villes écologistes. Elles recensent les « oasis urbaines » (sic). Là encore, on remarque que ces « oasis » sont composées à majorité d’églises. Pudeur laïque oblige, elles sont représentées par des pictogrammes de temples antiques. De son côté, la ville de Grenoble, gérée par les écologistes, n’a fait aucune concession. La mairie d'Éric Piolle a préféré ne pas recenser les églises dans sa carte des lieux de fraîcheur.

Quoi qu'il en soit, un blanc manteau d'îlots de fraîcheur recouvre la France. Depuis mille ans...

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Jean Bexon
Journaliste

Vos commentaires

58 commentaires

  1. Déjà que nos églises ne sont pas respectées , voir visite avec des chiens , ça parle fort , aucun respect , les mecs ne se découvrent même pas donc comme tout lieu saint ou de quelconque croyance , si il n’ y a pas de respect , il faut les virer

  2. Je me souviens d’un été, il y a quelques décennies, quand on n’appelait pas encore canicule la chaleur de l’été, où j’ai pu visiter l’Auvergne grâce à la fraicheur des chapelles et églises, refuges et lieux chargés d’histoire. Parce qu’en Auvergne, hein, cette presque montagne, quand ça cogne, ça cogne !

  3. Ceci montre bien la haute valeur morale, philosophique, humaine, d’amour , de cette religion, qui accepte de partager la fraicheur de ses locaux . Même a ceux qui la traine dans la boue sans discontinuer…. Quelle autre religion ferait de même ! ! ! je vous le damande ! ! !

  4. Très belle la photo de l’ église qui ressemble à Paray ! ? Pourvu que les « écolos » et autre « gauche » ne voient en ces lieux des moyens utilitaires… Vous montrez la Bastille, mais la République ( Place ) est loin d’être un îlot, elle aussi…

  5. Récupérer des milliards en supprimant l’AME et l’entretien des migrants , arrêter de distribuer des milliards à l’Ukraine et en Afrique…permettrait de climatiser tous ces locaux Epads, écoles, bureaux ouverts au public … facile si on le veut .

  6. Il faut arrêter de nous gaver avec la chaleur en été et le froid en hiver. Au fait, à quoi sert l’argent versé par la journée de solidarité qu’on nous a imposée Ils devait servir a climatiser les EHPHAD, les écoles, etc… Il a été détourné vers d’autres « priorités » du gouvernement. Ayant vécu en Afrique, je pense que toute la population locale aurait rigolé si la télé nous avait assommés avec les températures.

    • Ça finit par nous saouler. L été il fait chaud et l hivers il fait froid. Cette société devient molle, personnes ne prends sur soi. Il faut protéger les plus vulnérables mais depuis le temps on devrait savoir faire sans en parler en continu.

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