[CHRONIQUE] En 2027, n’ayez pas peur !
Le totalitarisme repose sur la peur. C’est la condition de sa survie. Chacun redoute la police politique, craint l’autre, la dénonciation de l’autre, l’action d’un ennemi fantasmé, d’un complot contre le système. La peur est la trame grossière du régime. Grossière mais efficace. La France fut la première à mettre en œuvre ce mécanisme de la terreur avec Robespierre, Saint-Just et autres psychopathes grisés de sang et d’enflure.
L'exemple de la Pologne
Les pays de l’Est de l’Europe se sont débarrassés de l’oppression d’État communiste quand ils se sont débarrassés de la peur. Et les paroles salvatrices de saint Jean-Paul II lors de son intronisation le 22 octobre 1978 - « N’ayez pas peur » (« Non abbiate paura ») – ont déferlé comme une vague de liberté sur des nations opprimées depuis quarante années. Et ce n’est pas un hasard s’il fut victime d’un attentat, qui faillit réussir, deux ans et demi plus tard.
Un ami polonais me racontait que son peuple avait eu soudain le sentiment de sa force et de la possibilité de renverser le régime, lors de la première visite du pape en son pays, en juin 1979. La place de la Victoire à Varsovie était remplie par cinq cent mille Polonais, et plus d’un million d’autres dans les rues adjacentes. Et le même phénomène s’était reproduit à Cracovie. Dès lors, les Polonais, qui vivaient dans la crainte, dans l’inquiétude de la dénonciation, de l’emprisonnement avaient su qu’ils étaient les plus forts et qu’ils pouvaient faire tomber le régime. Dix années plus tard, après l’état de guerre et la répression, la torture et l’assassinat du père Jerzy Popiełuszko, l’emprisonnement de nombreux dirigeants de Solidarność dont Lech Wałęsa, c’était chose faite. Et avec la Pologne, toute l’Europe de l’Est se libérait du totalitarisme marxiste-léniniste.
Aujourd'hui en France
Aujourd’hui, la crainte et la peur sont revenues en force dans l’Europe occidentale comme levier de l’action politique. Nous l’avons constaté lors de la pandémie du Covid-19, test grandeur nature de l’enfermement de peuples entiers et de délire administratif, mais plus politiquement, encore, lors des dernières élections législatives où le « front républicain » lancé par Gabriel Attal, et suivi par tous les partis du système, consistait à exploiter la peur irrationnelle et absurde de l’instauration d’un régime « fasciste » en France. Or, cette grossière fumisterie a fonctionné et plongé la France dans l’impuissance et le chaos politique.
Depuis quelques mois se fait entendre une inquiétante petite musique dont le leitmotiv est la peur : un éventuel succès électoral du Rassemblement national provoquerait des émeutes, l’embrasement des banlieues, la désobéissance des fonctionnaires, la guerre civile. Ouvertement, LFI et ses ténors appellent au refus du résultat des élections s’il est favorable au RN. En un mot, à l’insurrection contre le suffrage universel et la démocratie. Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, et Mathilde Panot en tête. Et personne, ou presque, ne s’insurge. Et notamment pas les médias du système.
Mais rien de cela n’est innocent. Le but est évident : « faire peur au bourgeois ». Et cela n’est pas pour déplaire à Édouard Philippe, Gabriel Attal ou Bruno Retailleau. Trois compères sans doute prêts à s’entendre pour sauvegarder le statu quo. « Il faut que tout change pour que rien ne change », nous a enseigné le prince de Lampedusa. Précisément, pour sauver la France et le bien-être des Français, il faut que tout change.
C’est pourquoi il convient de se rappeler de l’exorde de Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! » En 2027, ne craignez rien, ne vous laissez pas intimider. La peur est le ressort de la soumission et de l’esclavage. Faites de votre vote un acte de courage, un acte de refus de la soumission. Affranchissez-vous de la crainte du désordre ou de la violence. C’est au contraire la pusillanimité qui provoque la sauvagerie et le chaos. Le triste destin de Louis XVI en est l’illustration. Seule la force, la fermeté et le bon droit vous assureront la paix civile.
Les élections de 2027 sont celles de la dernière chance. Vous n’avez pas le droit de laisser passer la chance de mettre fin légalement et paisiblement à un système de déchéance, de division, de guerre civile de plus en plus ouverte, d’oppression. Que diable, n’ayez pas peur ! Ou plutôt, grâce à Dieu, remportez la victoire contre le déclin et la destruction de la France.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR



































30 commentaires
Il n’y aura pas d’élection en 2027. Je répète : Il n »y aura pas…
Merci, Monsieur, vos publications sont toujours d’un très grand intérêt.
Juste une toute petite critique : « se rappeler » est un verbe transitif, ce qui n’est pas le cas du verbe « se souvenir ». Mais bien entendu, cette remarque n’enlève rien au plaisir que j’éprouve toujours à vous lire. Encore merci.
Que risquons-nous ? Une grève paralysant le pays ? Nous avons connu l’internement du Covid pendant de longs mois, donc nous connaissons. Pas de panique !
« La France fut la première à mettre en œuvre ce mécanisme de la terreur avec Robespierre, Saint-Just et autres psychopathes grisés de sang et d’enflure. ». Comment croyez-vous que la royauté et le pouvoir de l’église se sont maintenus pendant des siècles sinon par la peur, du roi ou de la damnation?
La différence réside dans le fait que Robespierre et ses amis, qui seront imités par Lénine, Staline, Hitler, Mao, Pol Pot… ont cherché à éliminer leurs opposants.
Un régime en fin de vie ne peut espérer survivre que par la peur…mais tout a une fin… Si les Français aiment dormir en 2027 la fin sera pour plus tard car la France ne mourra pas malgré les espoirs des dirigeants actuels.
C’est pas gagné…
Les Polonais!…Un jour avec les Allemands contre les Russes et un jour avec les Russes contre les Allemands. Et demain? Pour ou contre l’UE?… Pour nous : FREXIT ! !
La gouvernance sous Macron, ce fut : faire peur, faire croire, faire régresser, au final faire que les Français ne croient plus en la politique. Ce président laissera un pays en faillite, une administration pléthorique, exsangue d’efficacité a bien des égards, à l’exception peut-être du ministère des Finances et de la spoliation. Une société fragmentée, revancharde pour certains venus de loin pour cela, plaçant notre pays à l’aube des guerres de religions et qui sait, d’une nouvelle Révolution française tant souhaitée par l’extrême gauche et notre Robespierite de service, avec son corollaire, la terreur, car il ne pourrait pas en être autrement dans pareilles circonstances.
Une seule « trouille » pour moi: que les mêmes zozos soient reconduits aux affaire en 2027. Là, on serait – définitivement – mort. C’est notre dernière opportunité pour rester en vie…
Avec les opportunistes qui ont été placés à des postes stratégiques par Macron, les combats pour sauver le pays vont être très compliqués.
N’ayons pas peur ? Fort bien, mais qui pour galvaniser les foules, les entraîner dans le sillage, et renverser la table pour un avenir meilleur ? Pour ma part, je ne vois que des candidats de seconde zone, des illusionnistes, dont certains ont déjà donné à un titre ou un autre, ont créé un passif qui en toute logique devrait suffire à les écarter. Mais la logique, le bon sens n’existent pas lors de tels événements car sinon, a minima, Macron n’aurait pas été réélu. A propos de l’imposteur, c’est lui qui aujourd’hui a peur et réfléchit à de mauvais coups pour tenter d’éviter un duel Le Pen/Mélenchon en finale de la prochaine élection. Imaginez un tel combat en guise de bouquet final pour couronner un double mandat ! Une couronne d’épines à la place du laurier, symbole de gloire ! Chapeau le comédien, quelle réussite !
2027 sera le test grandeur nature, soit enfin de la renaissance de la France, soit de sa perte. Le choix est entre nos mains. C’est là que l’on va voir le degré d’infentilisation des français et de leur soumission.