La (c’est-à-dire la 25e conférence des partis signataires de l’accord sur le climat) démarre à Madrid. Après Paris, Bonn et Katowice et le retrait des États-Unis (qui enverra un de ses représentants), 197 pays, plus ou moins souverains, se réunissent dans la capitale ibérique et vont tenter de concrétiser les engagements pris, il y a quatre ans, à l’occasion du 21e round organisé dans la capitale française.

Un des principaux enjeux de la 21 est de trouver un accord pour réduire le réchauffement climatique à 2 °C d’ici à 2100. Parmi les acteurs de cet événement déterminant, si l’on en croit les experts, on distingue trois catégories de participants.

Il y a, d’abord, ceux qui adhèrent au projet et mettent en pratique leurs engagements. Ceux-là méritent un bon point et la reconnaissance éternelle de toute l’humanité. Le seul problème est qu’ils ne sont, en tout et pour tout, que 16 dans ce cas, dont 3 en . De surcroît, ce ne sont, pour la majorité, que de micro-États à l’échelle de la planète, dont par exemple la Macédoine. Leurs émissions de gaz à effet de serre sont le plus souvent modestes, voire très modestes. Résultat des courses : leur bonne volonté agit au mieux comme un bon exemple et au pire comme un cautère sur une jambe de bois.

Il y a, ensuite, ceux qui parlent, gesticulent, culpabilisent leurs concitoyens et le reste des habitants de la planète et menacent en permanence la Terre du chaos plus imminent que probable. Parmi ceux-ci, il y a la France qui, par la voix de son Jupiter hyperactif, entend bien donner des leçons à la Terre entière. Le hic est qu’elle ne fait quasiment rien pour mettre en pratique les bonnes résolutions prises en 2015. Cela s’avère contre-productif, même si son méfait ne représente que 0,9 % du total émis dans le monde.

Il y a aussi la Chine, placide et déterminée dans la reconnaissance du protocole, mais qui fait tout le contraire de ce qu’elle avait promis qu’elle ferait : si elle a fait quelques progrès en réduisant l’installation de centrales à charbon sur son territoire, à en croire Le Point, c’est à l’étranger que « les entreprises chinoises investissent massivement dans le secteur ». L’ennui, dans l’histoire, est que ce pays représente 25 % des émissions de gaz carbonique (CO2) totale de la planète. On ne peut vraiment pas être meilleur contre-exemple. On pourrait aussi citer l’Inde, autre très gros contributeur nocif dont la population majoritairement pauvre est la première à subir les effets négatifs immédiats du pourrissement de l’air qu’elle respire.

Et puis, il y a ceux qui refusent de voir dans l’activité humaine la source majeure des ennuis environnementaux de notre époque. Il s’agit des États-Unis d’Amérique, deuxième fauteur de trouble climatique, à concurrence de la moitié de ce que produit la Chine. Ils ont au moins la clarté de ne pas agir cauteleusement en contradiction avec des prises de position qu’ils savent ne pas pouvoir tenir.

Alors, quid de l’avenir, c’est-à-dire du devenir de l’humanité ?

On ne peut nier que l’activité des hommes, leurs industries et leurs inventions diaboliques (infernales en ce qu’elles donnent l’illusion d’un progrès tout en étouffant l’atmosphère) vont à l’encontre de la bonne santé de la nature. Mais représentent-elles l’essentiel du problème ? Les grands gourous de l’écologie, devenue religion incontestée même par ses propres blasphémateurs, veulent nous le faire croire. Mais soyons justes, il n’y a aucune certitude sur le sujet.

D’ailleurs, même si cette version était une évidence, il n’est pas certain que les méthodes préconisées seraient les bonnes. Certes, il faut en finir avec les énergies fossiles. Certes, il faut remplacer les carburants polluants par des sources électriques. Pour autant, il semble incohérent de refuser le nucléaire au prétexte qu’il a pu être si dangereux lorsqu’il était mal maîtrisé.

Recommander l’usage de sources d’énergie renouvelable, c’est bien, mais cela ne sert à rien si c’est pour l’utiliser à des fins mercantiles dans un cadre mondialisé où les par air ou par mer sont les principales sources de pollution. Ce sont les principes même de l’organisation de la vie et des échanges qui doivent être revisités, dans le sens de la relocalisation souveraine des moyens de production des États.

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