Coupe du monde 2026 : quand l’ombre de la charia plane sur la compétition
La Coupe du monde de football débute le jeudi 11 juin. Cette édition aura lieu aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Pour la première fois de l’histoire du Mondial, trois pays sont hôtes. Pour la première fois, également, depuis la première édition de 1930, 48 nations sont sélectionnées et peuvent prétendre au titre suprême. Parmi elles, seize sont européennes, dix africaines, neuf viennent d’Asie (Moyen-Orient compris), six d’Amérique du Nord, six d’Amérique du Sud et une d’Océanie : la Nouvelle-Zélande. Un quart des pays qualifiés ont aussi l’islam comme religion d’État ou sont composés d’une population majoritairement musulmane. Certains d’entre eux voudraient bien imposer la charia, lors de cette compétition planétaire.
Erling Haaland en a récemment fait les frais. L’attaquant vedette de la Norvège, qui évolue en club sous les couleurs de Manchester City, a été flouté. Le média indépendant Actu Foot Maroc, l’équivalent de Foot Mercato en France, a publié une photographie du Norvégien à l'entraînement, à Greensboro (États-Unis). Ce dernier est assis sur une glacière, torse nu et en short. Il semble souffrir de la chaleur. Le média y voit un avantage pour le Maroc, plus habitué aux températures élevées que d’autres sélections. Il y voit, aussi, une atteinte à la pudeur, puisqu’il a pris le soin de flouter le joueur du nombril aux genoux. En islam, cette partie du corps est appelée l’awra et doit être cachée. Ce n’est pas écrit dans le Coran mais dans des recueils de hadiths, qui seraient des récits des propos tenus par Mahomet pour expliquer comment pratiquer la religion musulmane. En d’autres termes, les hadiths sont la source de la charia.
Pudeur islamique imposée
De fait, puisque dans le cas présent, cette règle de l’islam est appliquée à un non-musulman – Erling Haaland est athée, contrairement à ce que certaines rumeurs et vidéos générées par IA prétendent, il ne s'est pas converti à l'islam –, ce floutage n’est rien d’autre que l’imposition de la charia à l’autre. Ce n’est pas la première fois qu’en marge de ce Mondial de football, les préceptes de la religion musulmane sont ainsi mis en avant, pour ne pas dire imposés.
Pour rappel, en décembre dernier, l’Égypte et l’Iran étaient montés au créneau, suite à la désignation de la rencontre qui doit les opposer, le 27 juin prochain, à Seattle comme le « Pride Match » du Mondial. Pour ces deux pays musulmans où l’homosexualité est sévèrement condamnée, il était impensable d’être associé de près ou de loin à la communauté LGBTQIA+. Comme le rapporte Outsports, l’Iran a envoyé une requête à la FIFA visant à invisibiliser le match des fiertés : « Parmi les exigences formulées par la Fédération de football de la république islamique d'Iran figure l'obligation que seuls les drapeaux nationaux officiellement reconnus soient affichés lors des matchs de l'équipe, y compris ceux brandis par les supporters dans les tribunes. »
LGBTQIA+ invisibilisé
La Fédération de football iranienne (FFIRI) a fait savoir à l’institution reine du football qu’elle ne tolérerait « aucun écart par rapport à ses croyances, sa culture et ses principes ». À ce jour, la FIFA n’a pas répondu publiquement à cette demande, mais tout porte à croire qu’elle pourrait se cacher derrière une interdiction plus large sur les étendards. Elle a récemment annoncé l’interdiction des drapeaux iraniens d’avant la révolution islamique de 1979 et pourrait, pour éviter d’être au cœur d’une polémique, interdire tout bonnement tous les drapeaux non officiels. Ainsi, l’air de rien, la FIFA validerait l’application de la charia dans les stades de la Coupe du monde.
Évidemment, il est légitime de se demander si ce Pride Match était une bonne idée. Pourquoi la communauté LGBTQIA+ bénéficie-t-elle de ce régime particulier ? Pourquoi un match lui est-il consacré et pourquoi les autres minorités n’auraient-elles pas, elles aussi, une rencontre dédiée ?
Dans le sport mondial, la neutralité et la laïcité devraient être des valeurs cardinales et aucune institution ne devrait céder au diktat religieux de tel ou tel pays ou aux revendications de telle ou telle communauté. Le sport doit rester du sport, le football doit rester du football.
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27 commentaires
Le foot genere des emeutes violentes et ruineuses et peut-être bientôt la guerre.
La propagande LGBTetc+ me tape sur les nerfs et a effet inverse sur moi alors que je me fous complètement de l’orientation sexuelle des personnes que je côtoie. En tous cas ils peuvent bien agiter tous les drapeaux qu’ils veulent dans les tribunes, il y a longtemps que je ne regarde plus le foot.