La cabale contre Florence Bergeaud-Blackler enfin prouvée

Une contre-enquête démonte les attaques d’universitaires danoises reprises par Le Monde.
Capture d'écran CNews.
Capture d'écran CNews.

« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », chantait Guy Béart, en 1968. L’avertissement reste valable aujourd’hui. Pour avoir sérieusement étudié le phénomène frériste, l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler l’a appris à ses dépens. Le 13 septembre, sur son compte X, celle-ci est revenue sur l’article à (forte) charge du journaliste Youness Bousenna à son encontre dans Le Monde, lequel mettait en cause le sérieux de son ouvrage Le Frérisme et ses réseaux. L’enquête (Odile Jacob).

Florence Bergeaud-Blackler, la gêneuse

Mais pourquoi la chercheuse au CNRS a-t-elle jugé utile de revenir sur un article paru le 14 février 2026, et à la suite duquel elle s’était déjà défendue dès le lendemain dans les colonnes de la Nouvelle Revue politique ? Des preuves nouvelles sont en fait venues récemment mettre en lumière ce qui apparaît de ce fait comme une offensive politique (le frérisme poursuit un objectif d’infiltration et d’influence politique) ayant plus à voir avec le militantisme qu’avec une véritable enquête.

Mais de quoi est-il question ? Remontons le fil de l’affaire. Le 10 juin 2023, déjà, deux collègues de Youness Bousenna, Christophe Ayad et Sarah Belouezzane, s’en prenaient à son ouvrage Le Frérisme et ses réseaux. L’enquête. La violence de l’attaque montrait que Florence Bergeaud-Blackler devenait gênante du fait du sérieux de son enquête, mais aussi en raison du succès rencontré par son livre en librairie. Rendant compte de ses ouvrages, BV avait pourtant pu constater la précision des enquêtes de la chercheuse du CNRS, le dernier en date, Le Djihad par le marché (Odile Jacob), étant du même tonneau que celui pour lequel l’attaquait Le Monde.

Une bombe danoise

Pourtant, c’est l’année suivante que l’affaire a pris de l’ampleur avec la publication, au Danemark, d’une attaque en règle de Lene Kühle, professeur à l’université d’Aarhus, et de la chercheuse Manni Crone, du Danish Institute for International Studies, parue sur le site de l’université d’Aarhus et supposée fournir de nombreuses preuves du manque total de sérieux de Florence Bergeaud-Blackler dans son livre. Et c’est cette tribune sur laquelle s’est appuyé Youness Bousenna dans son article du 14 février, sans trop se soucier d’en vérifier la véracité, et y ajoutant toutes sortes d’autres indications en appui d’un verdict sans appel : les travaux de Florence Bergeaud-Blackler relèveraient non seulement du charlatanisme, mais aussi d’un activisme politique. La preuve : le CERIF, organisation créée par la chercheuse, « compte parmi ses donateurs l’organisation Périclès, du milliardaire Pierre-Édouard Stérin, qui vise à porter les idées de la droite et de l’extrême droite au pouvoir ». Raccourci ne s’embarrassant évidemment pas d’évoquer le reste des donateurs, pourtant divers, et n'influant en rien sur la rigueur scientifique des travaux.

Contre-enquête

Si Florence Bergeaud-Blackler avait déjà pris soin de répondre point par point aux allégations du Monde dans la Nouvelle Revue politique, elle vient de recevoir une aide de poids. Dans le numéro de Weekendavisen du 11 septembre 2026, l’universitaire Tina Magaard a « vérifié » à son tour les « vérifications » de Lene Kühle et Manni Crone, les démontant l’une après l’autre. Sur le site du CERIF, un dossier reprend toute l’affaire et détaille le travail de contre-enquête réalisé par la Danoise, expliquant, sources à l’appui, « comment la professeure et la chercheuse senior ont triché, manipulé et fabriqué de fausses accusations dans leur critique de la chercheuse française ».

Le détail de cette contre-enquête, trop long pour être rapporté ici, veut rendre justice à l’anthropologue, dont les adversaires ne se posent pas un instant la question de savoir pourquoi elle est menacée de mort et, donc, sous protection policière. Mais il éclaire aussi une similitude frappante entre les « révélations » des universitaires danoises et l’article du Monde. Les deux ne s’intéressent guère, en effet, au fond lorsqu’ils attaquent les travaux de Florence Bergeaud-Blackler sur le frérisme.

Méthodes peu scientifiques

Lene Kühle et Manni Crone relèvent des « coquilles » trouvées çà et là dans le livre, simples erreurs techniques, et dénoncent des prétendues erreurs de citations, de liens, de références… Dans Le Monde, la méthode consiste à reprendre, sans trop les vérifier, des montages et témoignages (dont certains anonymes) à charge, à évoquer des plaintes dont certaines n’ont jamais été déposées, ne s'étonnant pas que d’autres émanent de personnes visiblement elles-mêmes proches du frérisme.

Drôles de procédés consistant à contourner en permanence le débat de fond qui est pourtant au cœur même de toute pratique scientifique digne de ce nom. Voilà qui rappelle furieusement des méthodes dénoncées par de nombreux scientifiques, comme par exemple Marcel Kuntz dans De la déconstruction au wokisme et Jean-François Le Drian dans Activismes, tous deux publiés chez VA Éditions. Comme on le voit, si le wokisme commence à sérieusement battre de l’aile aux États-Unis, il continue cependant de sévir en France, et notamment dans les milieux universitaires, tout comme on y constate une complaisance évidente envers l'islamisme radical.

Vos commentaires

22 commentaires

  1. Madame Bergeau-Blacker est une sage ….. Grégoire le Grand disait :  » La parole du sage est un remède ,mais la parole d’un insensé est un poison  » ……..

  2. Tant qu’on est dans la manipulation = Lene Kühle et Manni Crone, ce ne sont pas ces filles qui ont des villas au Qatar ? Ah, au fait : Si le « wokisme commence à sérieusement battre de l’aile aux États-Unis » l’influence de Trump n’y est pas pour rien. Vous voyez bien comme ce type est dangereux.

  3. Qui paye? qui entretient financièrement? qui achète ces gens qui soupçonne tant les autres? Il faut qu’ils aient cette sale habitude eux-mêmes pour soupçonner que personne ne peut être honnête intellectuellement, avoir des convictions et les défendre gratuitement!!! Alors?

  4. Autre sujet d’enquête pour cette chercheuse, particulièrement méritante : les logements sociaux utilisés par cette diaspora. Je suis à sa disposition.

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