[POINT DE VUE] À Périgueux, des tags menacent de mort le maire…

Son tort ? Avoir donné son accord pour accueillir le Canon Français !
© Yves-Marie Sévillia
© Yves-Marie Sévillia

Ah, la Dordogne ! Miracle de beauté et de préservation, porte spatio-temporelle qui permet d’accéder à l’idée que l’on se fait du XVIIIe siècle ; la Dordogne, terre que chantèrent, entre autres, Hélie de Saint Marc et Guy de Larigaudie… mais aussi, désormais, la Dordogne, terre d’antifas bas du front qui ne supportent pas les chansons et la vie en collectivité.

Le maire (Horizons) de Périgueux, Michel Cadet, a donné son accord pour accueillir, les 23, 24 et 25 octobre prochains, trois banquets du Canon français. Vous voyez ce que c’est : ce sont ces tablées immenses, qui prennent place partout en France, ces tablées le long desquelles d’affreux nazis se rassemblent pour chanter Le Chasseur de Michel Delpech ou Les Lacs du Connemara de Michel Sardou, tout en partageant du jambon, du bœuf, du pain, du fromage, du vin rouge. L’horreur. Le bruit des sabots. Les heures les plus franchouillardes de notre Histoire.

Les journalistes de gauche ont maladroitement essayé d’isoler des images ou des propos pour faire croire que les aficionados de la charcute étaient des SS. Cela n’a pas marché. Ils ont essayé la menace, cela a parfois fonctionné. Ils ont tenté la contre-manif citoyenne et solidaire : un échec cuisant, qui a rassemblé une petite poignée de gauchistes entre deux âges. Alors, il reste l’insulte.

« Soirées nazies »

Sur les murs de la mairie de Périgueux, vendredi 11 septembre, les habitants ont découvert une inscription vengeresse : « Cadet, votre organisateur de soirées nazies », avec le numéro de téléphone du maire. Et sur les murs du domicile de Michel Cadet, un autre tag : « Canon facho, Cadet collabo, sale raciste. » Le maire a porté plainte, la mairie aussi (pour la dégradation d’un édifice public). La police s’est rendue sur les lieux et l’enquête, évidemment, suit son cours.

Les banquets du Canon français étaient initialement prévus à Bergerac. La mairie avait préféré reculer, sous les menaces des gauchistes. Le maire de Périgueux a dit oui. Trois cents gauchistes ont manifesté devant la mairie, en juillet, pour lui donner l’ordre d’interdire l’événement. Rien n’y a fait : la liberté du maire a été plus forte, et c’est sans doute cela qui a déplu aux militants d’extrême gauche.

Dans un article assez lamentable, France Info associe Pierre-Édouard Stérin, le milliardaire conservateur, au Canon français. Il est vrai que son fonds d’investissement a soutenu cette initiative. Quel fascisme, en effet, que celui qui consiste à se retrouver pour chanter, dans un monde ordinairement plein de solitude et de silence, autour d’une table pleine de produits qui affichent un mauvais Nutri-Score, en oubliant provisoirement les injonctions, la tristesse et la laideur du monde !

Ce que n’aiment pas les gauchistes, c’est toujours la même chose : l’harmonie, la convivialité, la campagne, l’héritage (fût-ce celui de la chanson de variété), « tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, "franchouillard" ou cocardier, nous est étranger, voire odieux », comme l’affirmait, jadis, le célèbre éditorial de Globe par Bernard-Henri Lévy. La gauche est le parti du ressentiment, le parti de l’esprit de sérieux. Il n’y a qu’eux pour ne pas voir que leur prétendue défense de la liberté passe par le harcèlement d’autrui, que leur prétendue volonté d’une France réconciliée avec elle-même passe par l’éradication de la France historique. La police arrêtera peut-être les coupables, mais entre nous, tout le monde sait déjà ce qui va se passer : un petit rappel à la loi et puis s’en va.

Courage au maire de Périgueux, longue vie au Canon français et honte à ces militants stupides, qui sont les véritables fascistes du jour.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

56 commentaires

  1. Moi voudrais bien y aller à cette fête campagnarde mais j’ai pas les moyens…
    Et pis y en a pas beaucoup en lorraine…
    Smiley triste

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