Si, si, je vous assure que je fais tous les efforts possibles pour devenir un vrai « mec » de gauche, mais je n’ai pas encore assimilé la logique nécessaire pour être diplômé.

Il y a des choses qui mettent à mal mon pragmatisme. Je vous explique : l’autre jour, sur France Info, j’ai entendu un journaliste parler du chauffeur de bus tué par des « passagers ». J’ai trouvé cette délicatesse dans le vocabulaire plutôt surprenante, mais cela doit faire partie de la novlangue que je n’ai pas encore acquise. Donc, moi, si je dis que c’est un voyou multirécidiviste, c’est quoi, pour les gentils gens de gauche ? De la haine répréhensible ?

Quand les pompiers se font caillasser et tirer dessus après être tombés dans une embuscade et que je parle des agresseurs comme de la « racaille », c’est quoi, selon eux ? De la discrimination répréhensible ? Quand une patrouille de police se fait attaquer au cocktail Molotov et par des tirs de mortier et que je dis que cela devient insupportable, c’est quoi, selon eux ? De l’intolérance, de la discrimination, de la haine, du fascisme ?

Quand Danièle Obono parle de « Jean Castex, homme blanc de droite bien techno & gros cumulard » et que je dis que ce n’est rien d’autre que du racisme, c’est quoi, pour eux ? Du racisme, mais répréhensible, ce coup-ci ?

Quand j’ai lu cette phrase d’un proche bien à gauche : « Et je rêve que Trump et Bolsonaro meurent du Covid », c’est quoi, pour eux ? De l’altruisme et de l’empathie qu’on doit applaudir ?

Quand on dit qu’il y a beaucoup trop de migrants économiques en France, c’est quoi, pour eux ? Du repli sur soi et de l’égoïsme ?

Quand c’était Georges Marchais qui le disait, c’était, quoi pour eux ? Juste un marqueur de la lutte des classes ?

Et ce n’est qu’un microscopique échantillon de ce qu’on peut voir, lire ou entendre chaque jour, et rien n’est plus inquiétant que de voir tant d’argent gaspillé pour acheter une pseudo-tranquillité qui n’existe même plus dans ces quartiers les plus hostiles à la République. L’ensauvagement progresse chaque jour un peu plus sur notre territoire, repoussant les limites géographiques des lieux de convivialité et d’échanges. Les minorités seront, demain, les maîtres d’un monde presque orwellien où le couteau, la machette, la kalachnikov remplaceront stylos, livres et culture générale. La gauche aura achevé son plan de déconstruction entamé en 1968 sans en maîtriser la « bête », un peu comme le Docteur Jekyll et son pendant nocturne, Mr. Hyde, devenu incontrôlable.

Bien sûr, on va me dire que, comme tout bon représentant de la fachosphère (puisque, n’étant pas de gauche, on est forcément facho), j’exagère le trait pour mieux justifier « ma haine » ! Mais de quelle haine parle-t-on ? Ce mot, sorti tout droit du vocabulaire courant du manuel du parfait petit socialiste, comme les mots « raciste », « xénophobe », « islamophobe », etc., est brandi par les ayatollahs de la pensée unique.

Finalement, je ne n’aurai jamais mon diplôme.

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