[EDITO] Lyhanna, périscolaire parisien, ASE… : la France livre ses enfants aux bourreaux
Le garde des Sceaux Gérald Darmanin et le ministre de l'Intérieur Nuñez sont entendus, ce 9 juin, sur leur responsabilité sur l'affaire Lyhanna. Le Premier ministre a organisé, en parallèle, une réunion sur le sujet.
Autre sujet, mais toujours sur les violences infligées à nos enfants, une commission d’enquête se penchera donc sur l’affaire effroyable et tentaculaire dite « du périscolaire parisien ». Son principe sera voté le 10 juin prochain. Au Sénat, la sénatrice LR Agnès Evren a emporté la décision. Techniquement, il s’agira d’une mission d’information dans le cadre de la commission de la culture et de l’éducation, mais cette mission sera dotée des pouvoirs d’une commission d’enquête. Agnès Evren sera rapporteur. À Public Sénat, le 29 mai dernier, elle affirmait : « Oui, je pense que la mairie de Paris est responsable, la municipalité sortante est responsable car les chiffres sont glaçants : 110 écoles concernées, une sur six. Or, les alertes existaient, et plutôt que de saisir la Justice, la mairie de Paris a déplacé des animateurs. » Ce sont les parents qui ont saisi la Justice. Alertée, la ville de Paris a été prévenue, il ne s’est rien passé, dénonce-t-elle.
Dysfonctionnements
Comment la France traite-t-elle ses enfants ? Difficile de ne pas s’étonner du temps qu’aura nécessité la mise sur pied de cette commission d’enquête, alors que les premiers signalements remontent à 2015, voilà plus de dix ans ! La mise sur pied de cette commission tombe alors que la France pleure Lyhanna. À force de s’occuper de tout, des doubles vitrages de nos maisons à l’interdiction des feux de branches dans les jardins en passant par la répression des manifestations d’agriculteurs, le pays en a oublié de protéger ses propres enfants. Il a omis de faire fonctionner sa Justice, pointée du doigt partout sur fond d’exaspération d'une population qui participe au financement forcé de ce désastre.
C'est simple, tout ce qui touche nos enfants dysfonctionne : l’école dysfonctionne - c’est bien la réforme des rythmes scolaires sous François Hollande qui a occasionné ces recrutements aberrants et sans contrôle, sous la houlette de Najat Vallaud-Belkacem, et les enfants de France n’en finissent plus de payer la facture -, la Justice des enfants dysfonctionne, les services de l'enfance de la mairie de Paris (et d'autres) dysfonctionnent. Le périscolaire parisien arrive après le scandale de l’aide sociale à l’enfance qui livre de nombreux enfants qu’elle devait protéger à la prostitution. Et après les massacres de Lola (12 ans), Maëlys (8 ans), Estelle (9 ans), Anne-Lorraine (23 ans), Philippine (19 ans), tant d’autres…
Un collectif d’élus et de représentants d’associations l'écrivent dans une tribune du Monde publiée ce 4 juin. « En 2025, on a dénombré 21,3 millions de signalements dans le monde, selon le National Center for Missing & Exploited Children, et plus de 180.000 en France, selon l’Office Mineurs (OFMIN) de la police judiciaire ; 180.000 enfants filmés, photographiés, traqués, abusés. 493 par jour. Un enfant toutes les trois minutes. » Notre société a accouché de cet enfer : ceux qui ont survécu à la vague des 251.270 avortements pratiqués chaque année en France sont traqués par des dizaines de milliers de pervers actifs. C'est peu dire que la Justice n'est pas à la hauteur de ce qu'il faut faire pour enrayer ce désastre.
Moins d'enfants en France...
Alors, régulièrement, un innocent paye le prix du sang. Jennifer de Araujo, la mère de la petite Maëlys, l’a dit : « C’est inadmissible que dans ce pays, nos enfants ne soient pas écoutés, ni protégés… Leurs bourreaux, eux, ont le droit au silence, à se reproduire en prison, au téléphone, à Internet, pendant que leurs victimes subissent. » Elle interroge : « Combien faudra-t-il encore d’enfants assassinés pour que la Justice française et l’État agissent ? » Les responsables parlent mais personne ne démissionne. Quel est l’avenir d’une société qui traite ainsi ses propres enfants ?
Justement, ces enfants, nos enfants, deviennent rares ; comment s'en étonner ? « En 2070, 32 % de la population aurait 65 ans ou plus, soit le double des moins de 20 ans, écrit, aujourd'hui, l'INSEE, sur X. D'ici 2070, la hausse du nombre de personnes âgées serait surtout portée par celle des 80 ans ou + ; le nombre de centenaires serait multiplié par quatre. » L'avenir d'une société qui ne considère pas ses propres enfants comme son bien le plus précieux ? Après la Grande Guerre, Paul Valéry répondait avec ces mots célèbres : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d’empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins ; descendus au fond inexplorable des siècles avec leurs dieux et leurs lois, leurs académies et leurs sciences pures et appliquées, avec leurs grammaires, leurs dictionnaires, leurs classiques, leurs romantiques et leurs symbolistes, leurs critiques et les critiques de leurs critiques. Nous savions bien que toute la terre apparente est faite de cendres, que la cendre signifie quelque chose [...] ». Le sursaut est toujours possible, mais il demande à chaque instant plus de courage et de force.
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69 commentaires
1) En 1910, Charles Péguy écrivait: » Il faut toujours dire ce que l’on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. » Or, en matière de justice, certains faits sont systématiquement censurés: soumettez un projet d’article à la rédaction d’un site juridique, il sera refusé.
2) Vous raisonnez en mode » justice 24 carats « : 99,99 % de justice pénale, et 0,01 % de justice civile. Or, le vrai ratio est 60 % pour la justice civile, et de 40 % pour la justice pénale.
3) Jusqu’en 2011, la justice du deuxième degré (Cours d’appel) était gérée par 444 avoués pour toute la France: formation accélérée à la procédure des magistrats (qui « se tenaient à carreaux ! »); postulation obligatoire en matière civile, postulation facultative en matière pénale. Délai moyen d’audiencement: 9 mois (au-delà d’un an, le dossier était rappelé mensuellement). Frais de l’avoué, intégralement à la charge perdante; pour la partie gagnante, la prestation de son avoué était gratuite. 60 % des dossiers étaient traités à perte, 30 % à prix de revient, les 10 % restants compensant le reste. L’instruction, conclusions comprises, était exclusivement le fait des avoués, le dossier étant donné prêt à plaider à l’avocat.
4) En 2012, les 444 avoués ont été expropriés quasi sans indemnité, et remplacés par 77.958 avocats, rémunérés en honoraires (donc par leurs clients); le délai d’audiencement est passé de 9 mois, à 5-6 ans.
5) Surtout, à l’instar de la Nouvelle Calédonie, la responsabilité civile professionnelle des avocats est devenue un risque systémique: assistez à l’assemblée générale de n’importe quel barreau, le bâtonnier relate les derniers développements avant résiliation de la Compagnie MMA. Lorsque j’ai interpellé le Premier Président de la Cour de cassation, devant 300 étudiants, il s’est écrié: » J’espère bien ne jamais me trouver dans cette situation! «
Quand j’étais petite si on disait ce que le monsieur nous avait fait on se faisait traiter de menteuse, la rouste en prime….
C’est pas mieux aujourd’hui….
Dans la même ligne. Que dire, sinon ceci, et tout se tient sur le laxisme judiciaire et aucune volonté gouvernementale, à croire qu’ils savent très bien ce qu’ils font :
– le volet français de l’affaire Epstein et les potentielles jeunes, voire très jeunes victimes, filles et garçons, au sujet duquel pourquoi refuser de diligenter une commission d’enquête parlementaire alors qu’Epstein séjournait six mois de l’année à Paris et sûrement pas qu’en voyage d’affaires légitimes d’zutant que l’on sait qu’il avait un complice français qui lui servait de rabatteur À quand leur rendre justice ? Que cache-t-on ?
À vomir.
Où en est l’affaire EPSTEIN?… SILENCE!….
Le plus gros des scandales de l’ASE et de la Jutice, c’est de maintenir en placement environ 100.000 enfants qui n’ont rien à y faire ! L’ASE produit des évaluations mensongères et les juges des enfants valident trop systématiquement le placement proposé.
La justice force 100.000 enfants à vivre dans des conditions épouvantables alors qu’ils pourraient être dans leur famille car elle n’est absolument pas maltraitante !
Les responsables : nos dirigeants.
Compte tenu de la situation actuelle, les soi-disant « Soirées pyjama » me semblent tout à fait déplacées. D’ailleurs, je me demande quel esprit tordu les a inventés. Il existe certainement d’autres formes de divertissement théoriquement inoffensives de ce genre qui, en raison de leur caractère légèrement ambigu, devraient être supprimées. Et j’ajoute : immédiatement !
Ceux qui ont invente les soirée pyjamas???? les mêmes que ceux qui assassinent nos petits anges soutenu par la bobogachausphère depuis 1981 jusqu’à aujourd’hui .
Aux journalistes (BV – Frontieres – Incorrect – Causeur) : ressortez SVP ce que disait exactement la gauche (des Cohn bendit – des lang etc….) sur la libération de la sexualité des adultes sur les enfants;
les anciens y font référence mais il serait on ne peut plus utile de les ressortir in extenso. 9 a explique pourquoi on en est là ! merci
Bonne réponse
Par extension, pouvez-vous me dire qui est protégé dans la France macronienne, et maastrichtienne ? Qui ? Les enfants avec la pédocriminalité, le pluriscolaire, l’école et l’enseignement (lorsqu’on leur apprend la théorie du genre dés 3 ans) ? Les anciens, mis dans des repoussoirs appelés Ephad, véritables mouroirs, succursale de Big Pharma ? Les malades, dans les hôpitaux, aux urgences, ou certains finissent par décéder, lassés d’attendre ? Et bientôt, dans les mains d’un médecin qui leur proposera une euthanasie, un eugénisme ? Les femmes, dans les rues, proies de la horde masculine d’importation ? Les passants, cibles de la canaille, ou des règlements de compte entre trafiquants ? Et même en danger dans leur appartement, passoire pour les balles de Kalachnikov ? Les forces régaliennes, laissées sans défense face à leurs agresseurs, sujettes aux requêtes haineuses des juges idéologues et aux harcèlements de certains journalistes? Les entrepreneurs, rackettés par l’état, les charges, les taxes, les normes? Les employés, mis en danger par voie de conséquence lorsque leur employeur dépose le bilan ? A part les politiciens et ceux qui servent le système imposé de Bruxelles, je ne vois personne qui soit en sécurité dans notre « douce France «. En France, L’enfer a un nom : Macron et son système !
On a supprimé la peine de mort, mais manifestement, on s’est trompé quant aux « bénéficiaires » de cette mesure. En effet, on est bien obligé de constaté qu’elle n’a pas été supprimée pour tout le monde. C’est plutôt fâcheux mais c’est ainsi, on préfère sacrifier nos enfants sur l’autel des grandes principes fumeux. Encore une fois, merci M. Badinter.
Les causes de la décivilisation et ruine de notre pays sont 1/ l’invasion massive de peuplades hors normes depuis les années 70 2/ l’abolition de la peine capitale en 1981 3/ des Chefs d’Etat incompétents 4/ une JUSTICE dépendante d’un gouvernement incompétent et irresponsable.
Qui pouvait imaginer que la France était aussi pourrie.
Il n’y a hélas pas que des pédocriminels que nos enfants ne sont pas protégés. Ils sont livrés à ces machines perverses que sont les smartphones (*), à des interventions dangereuses dans les écoles et laissés sans défense contre la pieuvre dénommée « entrisme islamique ».
(*) Pour ceux qui pourraient en douter, j’ai entendu parler des langues d’Esope).
La justice , l’économie , l’éducation nationale , la sécurité , la culture , la grand remplacement , les crimes commis sur les mineurs et les femmes . La France part en déliquescence