« Féminiser » la tour Eiffel : la nouvelle lubie d’Anne Hidalgo
La tour Eiffel serait-elle masculiniste ? Il faut croire que oui. Depuis 1889, les noms de 72 ingénieurs et scientifiques s’étant illustrés au XIXe siècle figurent au premier étage du célèbre monument parisien. La liste, établie par Gustave Eiffel lui-même, devait mettre à l’honneur le progrès industriel et la recherche. Problème : si aucun prénom n’est précisé, les patronymes affichés se trouvent appartenir tous à des hommes. « Injustice ! », s’est écriée le maire de Paris qui a chargé, en mars dernier, une commission de quinze experts de mettre fin à cet insupportable suprémacisme de genre. Une quarantaine d’« emplacements », situés au premier étage, devraient ainsi accueillir prochainement de nouveaux noms.
Ils compléteraient les 72 patronymes d’ingénieurs et d’industriels, peints en 1889. →https://t.co/0sTX6VUDiI pic.twitter.com/C24sm2QdsA
— Le Figaro (@Le_Figaro) May 27, 2025
Le 26 mai dernier, cette commission s’est réunie dans l’écrin d’un des salons de la tour. Nos confrères du Figaro, qui ont pu assister aux discussions, font état de nombreuses interrogations auxquelles cette première réunion n’a pas encore été en mesure de répondre. Quel profil pour les femmes mises à l’honneur ? Faut-il choisir uniquement des Françaises ? Les ingénieurs femmes étant fort peu nombreux au XIXe siècle, faudra-t-il se rabattre sur des contemporaines ? « Finalement, je me demande s’il ne faudrait pas ajouter des noms de femmes et d’hommes », a suggéré l’historien Bertrand Lemoine, en désespoir de cause. Une telle mesure aurait, de plus, le mérite de couper court aux accusations de « wokisme » évoquées avec une crainte non dissimulée. « Il y a aujourd’hui une réaction contre la remise en visibilité des femmes, on doit faire attention à la manière dont on présente tout cela », a expliqué Jaqueline Bloch, membre de l’Académie des Sciences.
En tout état de cause, Anne Hidalgo a d’ores et déjà annoncé qu’elle aurait le dernier mot sur le nom des personnalités qui auront l’honneur de figurer sur l’emblématique monument. Les chiens aboient, la caravane néo-féministe passe.
L'inexorable genrage de l’espace public
L’entreprise de « féminisation » de l’espace public n’est pas nouvelle, à Paris. Sous influence américaine, la gauche municipale s’est prise de passion pour la comptabilité raciale et sexuelle, voyant dans chaque inégalité statistique le signe d’une intolérable discrimination.
En 2014, une obscure ONG n’avait rien trouvé de mieux à faire avec ses fonds que de commander une étude sur le sexe des rues françaises. Il en était ressorti que 2 % portaient le nom d’une femme. Horreur ! Le maire de Paris avait alors entrepris de s'attaquer à cette inégalité patente. « Les noms des rues de Paris se renouvellent et se féminisent ! », déclara-t-il, pas peu fier, quelques mois plus tard.
En France, seulement 2% des rues portent des noms de femmes... Et si on s’offrait les 48% restants ?
Fin juin, à l'initiative du Comité #NousToutes Paris 15e/16e, des militant.e.s ont collé des noms de femmes partout dans les rues de Paris#RuesAuxFéminins
1/3 pic.twitter.com/LWltefbNuA
— #NousToutes (@NousToutesOrg) July 19, 2020
Cet engouement effréné féministe parisien atteignit encore un palier supérieur, en 2019. Non content de rebaptiser certaines avenues, l’édile demanda l’affichage des prénoms afin d’encore mieux célébrer la place des femmes à Paris. La rue Récamier devint ainsi « rue Juliette-Récamier » ; le boulevard Rochechouart, le boulevard « Marguerite-de-Rochechouart » ; l’impasse La Tour-d’Auvergne, l’impasse « Louise-Émilie-de-La-Tour-d’Auvergne », etc.
Reste à voir quel est le bénéfice réel, pour les femmes, de ces magnifiques avancées. Une agression sexuelle est-elle moins traumatisante lorsqu’elle est commise dans une rue portant un prénom féminin ?
L’idéologie contre le réel
Au cœur de ces revendications genrées se niche une idéologie aussi ignorante que victimaire. La volonté de « féminiser » les murs de la tour Eiffel repose sur le postulat selon lequel « les filles se détournent de plus en plus des études scientifiques » parce qu’elles « manquent de modèles » auxquels s’identifier, parce que les ingénieurs femmes auraient été « invisibilisés » et effacés des mémoires par des siècles de domination patriarcale. C’est peu ou prou ce que défend Élisabeth Borne dans son plan « Filles et maths » : déconstruire les « stéréotypes de genre » dès l’enfance afin d’atteindre 50 % de lycéennes dans la spécialité mathématiques en terminale générale, d’ici 2030, contre 42 % aujourd’hui.
Cette recherche de parité parfaite témoigne d’une dénégation grave : celle de la différence des sexes. Quand la gauche finira-t-elle par comprendre qu’une femme n’est pas un homme, et inversement ? Si tous les destins individuels sont possibles, nous n’avons pas forcement les mêmes désirs, les mêmes aspirations, les mêmes centres d’intérêt. La moindre représentation féminine dans certains corps de métier (police, armée, métiers scientifiques, par exemple) indigne nos féministes. En revanche, on les entend beaucoup moins au sujet de la surreprésentation des femmes dans la magistrature ou l'enseignement.
Mais, étrangement, dans ces secteurs, la gauche ne propose pas de mettre en place des quotas afin de lutter contre les « stéréotypes de genre » touchant les hommes. Les inégalités ne méritent manifestement pas toutes d’être dénoncées…
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66 commentaires
Virez moi toute cette racai……… d’urgence. Ils sont tous responsable de notre situation.
À quand la Tour Eiffel transgenre ?
Espérons qu’il n’y aura jamais de rue portant le nom de l’experte en ingénierie de la dépense public. Une rue Hidalgo , c’est suffisant à Paris.
Il ne faut pas tomber dans l’excès inverse et penser que « parce que ça vient de Hidalgo », c’est forcément mauvais. Je vous encourage à rechercher « effet Matilda » sur internet. Il est clair que dans le passé, non seulement les femmes n’avaient pas le droit de faire des études scientifiques mais en plus quand elles en faisaient et découvraient quelque chose, c’était souvent leur supérieur hiérarchique, donc systématiquement un homme, qui recevait les honneurs. Il y a des dizaines d’exemples. Marie Curie n’a reçu son premier prix Nobel que parce que son mari a clairement dit que si elle n’était pas nommée (avec lui et Henri Becquerel) il refuserait le prix Nobel. C’est une bonne chose de reconnaître les découvertes faites par les femmes, d’une part, simplement parce que si elles ont fait une découverte elle doit leur être attribuée, et d’autre part, parce que les femmes sont aussi brillantes que les hommes dans le domaine de la science. Aujourd’hui nous sommes loin d’avoir une parité dans le domaine, mais les excès du passé (appropriation de découvertes) sauf exception, n’existent plus. En France, dans le domaine scientifique, les femmes ne représentent qu’un quart à un tiers du personnel. Dans d’autres pays et autre cultures, on est très très loin du compte. Si cela peut contribuer à motiver des gamines à oser se lancer dans une carrière scientifique, c’est très bien.
Et ça va coûter combien ?y en a qui parlent d’économies, qui parlent.
Les erreurs du passé sont largement réparées. Le féminisme, le décolonialisme sont des combats d’arrière-garde qui ne présentent aucun risque, mis à part celui du ridicule.
Sur le fond, vous avez raison ! …
Sauf que chercher quelque chose de « bien » venant de « Anne-la-dingo » va falloir creuser jusqu’en chine et aller au delà ! …
« Ca » commence à bien faire d’utiliser le fait que c’est une femme et que donc « elle n’est pas si nocive que ça » ! …
elle et ses « copines » = STOP ! …
Au train où vont les choses,arrivera bien un jour où certaines rues seront baptisées adama traoré pour la plus grande joie de » celleszéceux » qui veulent rompre par idéologie avec nos us et coutumes millénaires.
Elle ne se repose jamais celle ci ? Non mais vraiment au lieu de s’occuper des VRAIS problèmes à Paris et ça ne manque pas, elle ne brasse que du vent et fait n’importe quoi avec l’argent qu’elle n’a pas !!!
Mais quand donc ces « féministes » vont comprendre que l’histoire du monde en général s’est construit ainsi ? C’est un fait avéré,c’est tout. Sinon pourquoi ne pas « féminiser aussi les noms des héros français qui ont combattu militairement pendant des siècles ? Vercingétorix, Jules César, Napoléon, Du Guesclin, le Maréchal Ney, et bien d’autres étaient tous des hommes et les quelques femmes qui ont existé n’ont pas été oubliées, Jeanne d’Arc, Marie Curie etc… Et ce n’est pas parce que vous voulez à tout prix l’inverse que c’est vrai.De nos jours,il existe des femmes remarquables et d’autres aussi dans le passé certainement,et s’il ne s’en trouve pas assez pourquoi aller encore chercher à l’étranger encore une fois.
L urgence pour hidalgo. Payer grassement 15 experts pour » feminiser » la tour eiffel.. et seconde urgence. Faite adopter une loi pour garder les anneaux olympiques sur la tour eiffel après 2030 ( oui il fait changer la loi.. donc payer des députés et sénateurs pour ce faire).. et pour l économie, l industrie a t’elle des idées????
Les socialistes, toujours ce sens des priorités, toujours sur l’essentiel. Les socialistes ont fait tant de mal à notre pays.
Elle à raison la Hildago, qu’il faille inscrire les noms de femmes comme Sarah Knafo, Marine Le Pen, Jeanne d’Arc ainsi que toutes les femmes et jeunes filles assassinées sur le sol de France.
Plus débile tu meurs
Et si elle ne se dispersait pas en pensées futiles mais plus a réduire le déficit de la capitale, ne serait il pas mieux.
Mais la Tour elle même est un énorme symbole phallique ! Quelle horreur, ma pauvre Anne !
Pauvre femme, elle ne fait pas honneur à son genre.
L’histoire ne retiendra que l’accumulation de la dette durant son mandat
Au lieu de dire des sottises elle devrait s’occuper, enfin, de faire repeindre la Tour Eiffel avant que la rouille ne s’installe