Deux policiers suspendus pour signes de radicalisation : communication ou détermination ?

Depuis que les policiers ont été officiellement invités à signaler à leur hiérarchie les « signes de radicalisation » de leurs collègues, les langues semblent se délier ou les témoignages remonter plus facilement. À moins que le gouvernement ne favorise la communication pour montrer à l’opinion qu’il ne reste pas inactif. Si l’on en croit Le Parisien, deux policiers viennent de faire l’objet d’une procédure disciplinaire à la suite d’un signalement. Ce qu’on apprend à cette occasion confirme, s’il en était besoin, combien la situation est préoccupante.

Cela se passe au commissariat de Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine. Un policier se voit retirer son arme de service. Selon Le Parisien, il avait déjà été révoqué de la police, en 2018, en raison de son comportement « prosélyte et sectaire ». Il aurait même été entendu comme témoin à la sous-direction antiterroriste pour avoir prêté son arme et son badge dans des circonstances plus que douteuses. Que croyez-vous qu’il arriva ? Début 2019, le tribunal administratif a annulé la sanction.

Un second cas, toujours dans la région parisienne. C’est, cette fois, un capitaine de police qui a été suspendu. Depuis son mariage, en 2011, avec une avocate de confession musulmane, il portait une barbe, s’adonnait à la prière sur son lieu de travail et refusait d’être en contact avec des femmes. Une enquête avait bien eu lieu, qui avait conclu qu’il ne s’était pas radicalisé, que c’était simplement un comportement religieux.

Il semble maintenant plus intégré, mais les auteurs du signalement craignent qu’il ne pratique la taqiya pour dissimuler ses croyances. Certains de leurs collègues trouvent qu’il a été écarté de manière brutale. Peut-être est-il, en effet, victime de la « vigilance » contre « l’hydre islamiste », brutalement prônée par Emmanuel Macron après tant d’inaction ? D’aucuns ne manquent pas de rappeler qu’il ne faut pas faire d’amalgame, séparant nettement la pratique religieuse ordinaire des comportements islamistes.

On voit toute la difficulté à lutter contre l’intrusion d’islamistes dans les institutions de l’État. La Justice n’est pas forcément complaisante, on peut espérer qu’elle n’applique que le droit ; le relativisme, selon lequel toutes les religions se valent, fait le reste. C’est donc le droit qu’il faut modifier. C’est aussi une réflexion sur l’islam qu’il faut mener sérieusement. Un certain nombre de musulmans partagent une conception politique de leur religion et considèrent comme un devoir de la faire reconnaître dans ses aspects les plus contestables. Tant qu’on n’admet pas ces évidences, on se place dans une situation de faiblesse.

Il ne s’agit pas, bien sûr, d’interdire la religion musulmane dans toute la fonction publique, notamment dans l’armée, la police ou la gendarmerie. Mais il ne faut pas être naïf : des signes extérieurs de radicalisme, une conversion soudaine mériteraient le déclenchement systématique d’une enquête et, si les faits sont avérés, des sanctions immédiates. Est-il contraire aux lois de la démocratie de vérifier plus strictement que tout candidat à la fonction publique jouit de ses droits civiques et électoraux et n’a jamais fait l’objet d’une condamnation qui soit incompatible avec les fonctions exercées ?

Tout ce qui procède du communautarisme doit être combattu. Céder un peu, c’est mettre le doigt dans l’engrenage, c’est accepter de plus en plus d’entorses aux règles fondamentales de notre République. C’est aussi décourager les efforts de tous les Français de confession musulmane qui cherchent à s’intégrer et, même, à s’assimiler.

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