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En Sibérie, pendant une des multiples purges staliniennes, des adolescents traînent leur misère dans un orphelinat. Parmi eux, Varan, un Arménien, non orphelin celui-là, et ce statut privilégié irrite ses camarades. De surcroît, c’est un intellectuel doux et rêveur : il n’en faut pas plus pour qu’il devienne un souffre-douleur.

Un des orphelins va prendre sa défense. C’est le narrateur du roman dont on ne connaîtra jamais le nom. Il devient ami de Varan qui lui fait découvrir sa maison située dans un quartier pauvre rebaptisé « Royaume d’Arménie ».

Ce petit quartier de la communauté arménienne, non loin de l’orphelinat, est situé près d’une prison. Des indépendantistes arméniens y attendent leur jugement et leurs familles se sont installées là pour leur rendre visite.

Le narrateur est admis dans la maison de Chamiram, la maman de Varan. Elle va lui raconter l’histoire du royaume d’Arménie, le vrai celui-là. Il apprend à connaître ce peuple nostalgique et attachant, à admirer son courage. Il rêve devant les vieilles photos familiales de 1912 et connaîtra le malheur de ceux qui y sont photographiés. Il tombe amoureux de la belle Gulizar qui va voir son mari en prison mais reste digne et souriante.

Cette douce parenthèse dans la vie du narrateur sera brève. Varan est malade et le verdict va tomber sur les prisonniers.

Andreï Makine a écrit un beau livre sur le malheur arménien. Il a choisi un ton intimiste, tout en retenue, qui donne au roman une douceur apaisante malgré la dureté du contexte. Il a su aussi conclure sur une note de bonheur trouvé en par Chamiram, allusion aux inépuisables ressources de ce peuple qui ne mourra jamais.

Le lecteur pourra poursuivre sa lecture avec Les quarante jours du Mussa Dagh, afin de sentir aussi le souffle de l’épopée.

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5 août 2022

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