Les États-Unis changent, aujourd’hui, de président après avoir donné au monde le spectacle ubuesque de l’assaut du Capitole. Cette profanation du temple de la américaine est grave et les morts, parmi les policiers comme parmi les manifestants, sont autant de drames.

Violer l’institution symbolique que représentent les bâtiments du Congrès américain est inexcusable, mais cette houleuse n’était en rien une tentative de coup d’État.

Joe Biden a regretté « l’agression sans précédent de la démocratie américaine ». Lui et les mêmes qui s’offusquent à juste titre de ce spectacle grotesque étaient tristement muets lorsque l’extrême gauche radicale et Black Lives Matter envahissaient ces mêmes lieux et que les morts se comptaient par dizaines, quelques mois auparavant.

Le vrai spectacle accablant et qui doit nous inquiéter, c’est l’exclusion par la quasi-totalité des réseaux sociaux d’un président démocratiquement élu et encore en exercice. Une agression historique sans précédent contre ce principe démocratique essentiel : le respect de la d’expression. Les réseaux sociaux ont débranché Donald , s’arrogeant le droit exorbitant de créer de nouvelles règles démocratiques. Ils estiment que les conditions d’utilisation de leur service priment sur la des États souverains.

Joe Biden affiche sa volonté de remettre en place un leadership mondial américain aux accents bellicistes. Cela ne peut que nous inquiéter après le mandat de marqué par des années sans aventure militaire. Sans doute son accomplissement le plus marquant après un demi-siècle d’interventions militaires américaines au gré des présidents qui se sont succédé.

Quand Joe Biden affirme « Nous devons prouver au monde que les États-Unis sont prêts à diriger de nouveau, non seulement avec l’exemple de notre puissance, mais aussi avec la puissance de notre exemple », c’est arrogant, ce n’est pas l’Amérique éprise de liberté que nous aimons.

Pour la , aurait mieux fait de profiter de la présidence de Trump pour sortir du commandement militaire intégré de l’ et réaffirmer le rôle de la France en Europe. Avec Biden, méprisant à l’égard de la France comme souvent les présidents démocrates, la partie sera bien plus serrée.

Au-delà de l’homme et de son style, la défaite électorale de Donald Trump ne saurait remettre en cause l’agenda qu’il a développé aux États-Unis et qui, partout sur la planète, est porté par les peuples : régulation de l’économie mondialisée, remise en cause du rôle de gendarme du monde des États-Unis, rejet du politiquement correct, écoute des populations blessées par des inégalités grandissantes.

Loin de reconnaître ces thèmes comme essentiels, les élites européennes refusent de voir que les partis qui les portent sont le Rassemblement national en France, la Lega en Italie, l’AfD en Allemagne et l’ensemble de nos alliés en Europe. Ce matin, dans l’hémicycle bruxellois, les groupes majoritaires se félicitaient de la fin de quatre ans de violences et de « fake news ». Ces élites ont abandonné les peuples.

Et c’est ce profond respect pour les peuples qui nous portera au pouvoir, pour protéger en Europe des pratiques démocratiques affaiblies et des libertés publiques gravement entravées au nom d’une prétendue sécurité sanitaire.

20 janvier 2021

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