L’histoire se passe dans une petite ville de l’arrière-pays niçois, au-dessus de Monaco. C’est une charmante bourgade dont l’école primaire a eu l’honneur de recevoir en avant-première les fameux tests salivaires destinés au dépistage de masse dans les établissements scolaires.

Les 151 petits enfants qu’elle compte ont donc craché dans le tube au retour des vacances de Pâques. Et que croyez-vous qu’il arriva ? Un certain nombre d’entre eux ont été déclarés positifs à l’affreux Covid-19 et aussitôt exclus. Les pestiférés sont rentrés à la maison, dont deux petits-enfants chers à mon cœur, avec obligation pour toute la famille étendue de passer des tests antigéniques afin de débusquer le ou les malades à l’origine de cette hécatombe.

Et que croyez-vous qu’il arriva (bis) ? Aucun cas positif.

Pas plus de « covidés » chez les écoliers que dans leurs familles. Ils sont 25 enfants dans ce cas pour cette seule école. Les a-t-on réintégrés pour autant ? Non. Le service « contact tracing » de la sociale oblige la directrice à les exclure de l’école, refusant de reconnaître que ces tests ne sont pas fiables. Pire que cela : les familles se disent harcelées de messages et d’appels dudit service : considérés comme cas contact, on les oblige à se tester, re-tester et re-re-tester… en vain, tous les tests revenant négatifs !

Je n’ose croire que cette école soit une exception, et sauf à imaginer qu’on lui a livré des tests frelatés, on est contraint d’en déduire que ces fameux tests salivaires offrent des résultats extrêmement douteux. Bien sûr, la Haute Autorité de santé, qui les a autorisés puis recommandés en février dernier, assure de leur grande efficacité et de leur nécessité. La campagne lancée au début du mois prévoyait ainsi le dépistage de 300.000 enfants par semaine sur les quinze premiers jours de mars.

Depuis plus d’un an maintenant, on nous rebat tous les jours les oreilles avec les mêmes données anxiogènes, à savoir le nombre de cas positifs recensés depuis la veille. Mais sur ces chiffres, combien de cas réellement positifs et, surtout, combien de malades ? Enfin, quelle fiabilité accorder aux statistiques qui servent à boucler chez eux les Français ? Lorsque le Premier ministre annonce qu’une incidence de 400 cas positifs pour 100.000 habitants est le seuil pour déclarer le reconfinement – épée de Damoclès sur la tête des Franciliens qui, dimanche soir, affichaient un taux de 391/100.000 -, quelle est la véracité des faits ? Sur quels tests se base-t-on ? Quelle confiance accorder à ces statistiques mortifères ?

Déjà, l’incidence en Seine-Saint-Denis est de 487, 440 dans le Val-d’Oise, 428 dans le Val-de-Marne… Ce lundi, la France s’est jointe à la douzaine de pays européens qui ont suspendu le AstraZeneca après de multiples signalement d’effets indésirables « possibles », ajoutant la panique à la pénurie. « C’est le virus qui décide », a dit Emmanuel Macron. C’est plus sûrement la trouille.

16 mars 2021

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