Seul, derrière son écran, porte son pour échanger à distance avec des élèves de 3e. En plein cours, le professeur d’histoire-géo du collège Itard, à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence), est en train d’enseigner l’émergence des forces de la France libre de lorsque, ô divine surprise, un hôte de marque frappe virtuellement à la porte de la plate-forme du CNED. Du général au chef de l’État, il n’y a qu’un pas pour ces collégiens qui pourront bientôt apprécier la retrouvée.

Emmanuel Macron leur a ainsi promis, les cours des maternelles et primaires reprendront bien en classe le 26 avril car il n’a pas « conditionné la réouverture des maternelles et des écoles, puis des collèges et des lycées, à des indicateurs sanitaires ». « En même temps », il ajoute que « l’école est un lieu où le virus circule, mais n’est pas un lieu où le virus circule davantage. Par contre, c’est un lieu où l’avenir de notre pays se joue. Je ne pense pas que nous ayons le droit de sacrifier l’avenir de notre pays à la situation présente. »

Les questions fusent et certains s’inquiètent légitimement du brevet à venir : sera-t-il annulé ? « Non, on y tient tous. Cache ta joie, Loïc », répond le Président. Pour l’Élysée, cette opération de com’ visait à donner quelques perspectives, mais également prouver que la à distance fonctionne malgré les couacs de cette première journée d’école à la maison. Il faut dire que parents et enseignants ont massivement publié leur colère sur les réseaux sociaux avec ce #écoleàlamaison. Emmanuel Macron s’est voulu rassurant, reconnaissant qu’il y a eu « quelques difficultés, des incidents ont eu lieu, peut-être des actes de malveillance ».

Ce ne sont pas l’impréparation des services ou la saturation des serveurs qui auraient provoqué ces problèmes pénibles de connexion, mais bien une attaque informatique « venue de l’étranger ». Un argument qui a bien amusé les internautes.

Tout va donc parfaitement bien dans le meilleur des mondes, puisqu’« on pense qu’on aura bien freiné le virus un peu partout et on aura accéléré la vaccination. Cela nous permettra d’être dans une situation plus confortable », indiquait le Président aux collégiens, qui a promis cet été « des assouplissements » et la réouverture des commerces mi-mai, mais « moins vite que le 11 mai dernier ». Concernant le masque, « jusqu’à cet été, il faudra le porter au maximum », « J’espère que vous aurez des conditions un peu allégées à la rentrée prochaine [NDLR : de septembre] », répond-il à Lorenzo.

Bref, on ne sait si ces perspectives censées rassurer une jeunesse éprouvée atteindront leur but. Retenons que tout est sous contrôle, de la menace soviétique à la réouverture des établissements et des commerces. Il ne devrait pas y avoir de nouveau confinement d’ici cet été. Les indicateurs sanitaires ne conditionnent pas la réouverture des classes. À moins que…

7 avril 2021

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