C’était il y a un an, à Romans-sur-Isère : Abdallah Ahmed-Osman, un réfugié soudanais de 34 ans, tuait deux personnes et en blessait gravement cinq autres.

Abdallah Ahmed-Osman est né à Tendelti, dans l’État du Nil blanc, au sud de Khartoum. Le Soudan, un pays certes en proie à la guerre civile depuis des lustres, mais on ne sait pas pourquoi Abdallah a obtenu, le 29 juin 2017, son statut de réfugié et le titre de séjour de dix ans qui va avec. Abdallah est marié mais son épouse est restée au pays. On nous dit, aujourd’hui, qu’il n’avait pas consommé le mariage, vu le très jeune âge de l’épousée.

Pris en charge par une association, Abdallah a bénéficié rapidement d’un contrat de professionnalisation dans une entreprise de maroquinerie où il devait passer prochainement en CDI. Il était logé dans un studio en centre-ville. Ces quelques détails pour expliquer combien la situation de ce malheureux réfugié était enviable.

Pas assez, toutefois, puisque ce 4 avril 2020, Abdallah Ahmed-Osman se filme en prière, met sa vidéo sur les puis s’en va par la ville pourfendre les mécréants. Parce qu’il le dira aux enquêteurs : il ne supportait pas de « vivre dans un pays de mécréants ». À noter qu’ayant cassé sa lame, il est allé voler un couteau chez le boucher pour finir le boulot.

Pour ces motifs, et pour les éléments trouvés dans son appartement, il a été mis en examen pour « assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».

Et pourtant… et pourtant on pourrait bien, une fois de plus, nous expliquer que ce pauvre garçon n’avait pas toute sa tête au moment des faits et que, à bien y regarder, il ne savait pas ce qu’il faisait…

Abdallah Ahmed-Osman est aujourd’hui hospitalisé dans une unité psychiatrique spécialisée de Villejuif (Val-de-Marne), rattachée à la prison de Fresnes, nous dit Le Monde. Le rapport concernant son expertise psychiatrique a été rendu le 2020 et le quotidien – allez savoir pourquoi et comment – a pu le consulter.

Deux experts ont examiné Abdallah Ahmed-Osman ; l’un est Daniel Zaguri, célèbre, ces temps-ci, pour avoir déclaré l’irresponsabilité de Kobili Traoré dans l’assassinat de . Cette fois, leur avis est un peu plus nuancé : les experts concluent à la responsabilité pénale mais le terroriste aurait agi à l’insu de son plein gré.

C’est un pauvre garçon en proie à des hallucinations, dont les auditions « laissent deviner une grande misère psychologique et sexuelle », aggravée par le Covid-19. « C’est avec le premier , décrété le 16 mars 2020, que tout bascule », nous dit Le Monde, car « mis au technique, Abdallah Ahmed-Osman est obsédé par les voix, devenues permanentes, qui lui disent de se sauver. Effrayé, il met son lit dans un coin. Il a l’impression qu’on va l’attaquer. “Tout le monde était contre moi”, dit-il. “Tout était noir. Toutes mes idées étaient noires”. »

Les experts conviennent « de façon indiscutable [de] l’existence d’un tableau délirant à thématique persécutive et à mécanisme essentiellement hallucinatoire », dans le contexte « d’un homme coupé de ses racines, nostalgique de son pays, dans un vécu d’isolement amplifié par le confinement ». Ce qui ne l’exonère toutefois pas de sa responsabilité, disent-ils. Ouf ! On a eu peur.

Et plus peur, encore, de voir passer à l’acte quantité d’Aballah et autres Kobili « coupés de leurs racines », échoués sur les trottoirs de nos villes à la poursuite d’un eldorado qui n’existe que dans leurs têtes chauffées par le soleil. L’Italie, aujourd’hui, est au bord du chaos ; comme l’expliquait ici même Marie d’Armagnac, avec 12.000 arrivées « officielles » de migrants en quatre mois, c’est une déferlante qui va nous tomber dessus.

Combien, parmi eux, vont développer des conduites délirantes qui les rendront assassins à l’insu de leur plein gré ?

11 mai 2021

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