Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - 25 juin 2018

“À ceux qui s’intéressent à un engagement municipal en 2020, c’est maintenant…”

Francis Adolphe, maire de Carpentras, ancien membre du Parti socialiste et soutien d’Emmanuel Macron, vient de démissionner de tous ses mandats électoraux suite à sa condamnation définitive pour violences conjugales. Une démission qui intervient avant que le préfet ne le démette de ses fonctions, comme l’exige la loi.

Réaction, au micro de Boulevard Voltaire, d’Hervé de Lépinau, conseiller municipal Rassemblement national et principal opposant de Francis Adolphe à Carpentras.

Le maire de Carpendras, Francis Adolphe, a démissionné ce vendredi. Il était mis en cause et condamné dans une affaire de violences conjugales.
Comment accueillez-vous cette décision?

C’est une décision mécanique et logique en droit. Étant frappé d’une peine d’interdiction des droits civiques, civils et familiaux pour 5 ans, il n’était plus en capacité de rester dans ses mandats. Ces sanctions emportent la radiation de l’intéressé des listes électorales. Cela devait donc arriver.
La décision est devenue définitive le 2 mai dernier. Il aurait pu le faire dans la foulée. Il a préféré attendre que le préfet lui mette la pression en enfumant, dans l’intervalle, ses adorateurs zélés et la population de Carpentras.
La décision est aujourd’hui prise, dont acte.

L’élection du nouveau maire se ferait a priori le 29 juin.
Comment cela va-t-il se dérouler ?

Le maire est issu d’un conseil municipal. La tête de liste est juridiquement membre du conseil municipal qui élit le maire en son sein.
Francis Adolphe n’est plus membre du conseil municipal du fait de son éligibilité. Par conséquent, il ne peut plus être maire. Le 29 juin prochain, le conseil va se réunir de manière extraordinaire et choisira en son sein le nouveau maire qui sera mécaniquement un membre de la majorité politique sortie des urnes en 2014.

À votre avis, qui pourrait prétendre au siège de maire ?

En règle générale, c’est le premier adjoint qui prend la suite. L’évènement de dernière minute qui pourrait intervenir, serait la démission d’au moins 1/3 du conseil municipal, toutes listes confondues. Cela entraînerait une élection municipale partielle.
Nous serions alors tous renvoyés devant les électeurs. Mais je pense que ce scénario est improbable.

Vous qui êtes le leader de l’opposition à Carpentras, quels seront les enjeux des prochaines semaines ?

Cela va redistribuer les cartes, car le maire de Carpentras est également le président de l’intercommunalité. Il avait une visibilité extrêmement importante.
Celui qui va prendre sa suite n’aura pas cette visibilité, car je pense qu’il ne sera pas lui-même élu président de cette interco. Par conséquent, tout est possible en 2020.
À ceux qui sont intéressés par un engagement municipal, il faut s’intéresser à cette élection dès maintenant, car c’est certainement l’élection la plus difficile et la plus contraignante. Il faut réunir 35 noms sur une liste.
Je lance donc un appel aux bonnes volontés. Engagez-vous et venez nous rejoindre pour préparer ces élections de 2020, car l’alternance pour un changement à Carpentras est possible.

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