[PEOPLE] Le pape, Antonio Banderas et le Vieux Continent

« L'Église catholique a été le plus grand producteur d'art de l'Histoire » a déclaré l'acteur dans son discours à Léon XIV
@Javier SORIANO / AFP
@Javier SORIANO / AFP

Au deuxième jour de sa visite officielle en Espagne, le pape Léon XIV a rassemblé plus d’un million de fidèles, pour la messe dominicale le 7 juin. « En présence du roi Felipe VI et de la reine Letizia, les participants se sont massés sur la place de Cibeles, habituellement le lieu de célébrations des supporters du Real Madrid », relate Le Huffpost, qui semble surpris d’un tel engouement. Tout comme Libération, qui rapporte les témoignages de fidèles trouvant au pape « un côté pop star ». Le soir même, souligne Vatican News, c’est une authentique vedette hollywoodienne que le pape a rencontrée : Antonio Banderas, dont la foi catholique est loin d’être un secret, s’est fait le porte-voix des artistes espagnols auprès du pape.

 

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Une religiosité de processions, de piété et d'art

« Plus de 1,2 million de fidèles ont envahi les rues du centre de Madrid, dimanche, pour une messe célébrée par Léon XIV, au cours de laquelle le pape a appelé à un renouveau de la foi catholique en Espagne », rapporte RFI. Le media ajoute que le royaume d’Isabelle la Catholique n’échappe pas à la règle, puisque l’Espagne est un « bastion catholique traditionnel où la pratique religieuse a fortement décliné, ces dernières années, comme dans une grande partie de l'Europe occidentale ». C’est bien cette flamme que le pape est venu raviver sur le Vieux Continent, notamment en conduisant une procession, dimanche. En effet, a rappelé le pape, dans son homélie, ces processions du Corpus Christi ne sont pas « une survivance folklorique ou une simple parure esthétique » : « Elles expriment et manifestent le sentiment spirituel de ce pays à travers la beauté et l’élégance des tapis de fleurs, des autels dans les rues, du soin apporté aux ostensoirs et à leur exposition, ainsi que des chants et des ornements. » Et en Espagne, on s’y connaît, en processions ! En témoigne, auprès de Libé, une retraitée venue en mantille et en famille : « Nous, en Espagne, on a une habitude très ancienne des grandes processions, et pas seulement celles de la Semaine sainte. […] Pour moi, l’image de ce pape qui la conduit restera l’image la plus vivante de cette visite ! »

Et s’il y en a un qui, chaque année, participe aux célèbres processions de la Semaine sainte, c’est l’acteur Antonio Banderas, que l’on reconnaît mieux sous le masque de Zorro que sous le capirote des pénitents. Cette année encore, à Malaga, l’acteur conduisait la procession du dimanche des Rameaux et expliquait à l’AFP que c’était une tradition de sa patrie, une partie de l'identité espagnole. Alors, qui de mieux indiqué que lui pour représenter les artistes à la rencontre organisée par le pape et les acteurs du monde de la culture, du sport et de l’économie ?

« Tous unis par l'engagement pour le bien commun »

L’acteur s’en était d’ailleurs réjoui, sur son compte X : « C'est un grand honneur de participer à la grande rencontre avec le pape Léon XIV au Movistar Arena de Madrid, dimanche 7 juin prochain. Un événement intitulé "Tisser des réseaux avec le monde de l'entreprise, de l'éducation, de la culture et du sport" et avec la devise "Tous unis par l'engagement pour le bien commun". »

Dans son discours aux quelque quinze mille représentants culturels, économiques et sportifs, Léon XIV a, entre autres, appelé « à ne pas oublier l’empreinte spirituelle laissée par l’Église en Europe ». C’est sur cet héritage et ces racines qu’Antonio Banderas est revenu dans son adresse au pape. Notamment en redisant son attachement à la Vierge de Malaga, où il est né, puisque, « peu à peu, dit-il, il a trouvé des réponses. Certaines aussi simples que celles qu’[il a] reconnues dans les yeux de [s]a mère tandis qu’[il] plongeai[t] [s]on regard et [s]on cœur dévoué dans la Vierge de l'Espoir, qui passait sur son trône devant [eux] en ces années lointaines », explique-t-il. Mais aussi, plus généralement, l’acteur a souligné que « l'Église catholique a été le plus grand producteur d'art de l'Histoire ». Autrement dit, pour l’acteur espagnol comme le pape américain, il ne reste plus qu’à bâtir sur ces racines qui ne sont pas mortes. D’ailleurs, c’est en citant saint Augustin qu’Antonio Banderas a conclu son discours : « Vous dites que les temps sont mauvais, soyez meilleurs vous-mêmes, et les temps le seront : vous êtes le temps. »

La pape, qui a quitté Madrid pour Barcelone, est très attendu aux Canaries, jeudi et vendredi, notamment par le gouvernement Sánchez, pour évoquer la question migratoire… Reste à savoir si le pape venu du Nouveau Monde saura saisir tout l’enjeu de la question pour le Vieux Continent.

Vos commentaires

9 commentaires

  1. Là je crains que ce nouvel anti-pape de la soumission à l’Islam déçoive les électeurs de Vox …! Il va nous ressortir l’anti thèse de l’aide à l’étranger en oubliant que Notre Seigneur est sorti d’Israel pour convertir la samaritaine …pas pour lui dire qu’elle ne devait rien changer à sa manière de vivre !

  2. « L’Église catholique a été le plus grand producteur d’art de l’Histoire » a déclaré l’acteur dans son discours à Léon XIV »
    On ne peut en douter. L’Eglise catholique a inspiré peintres, musiciens, sculpteurs … Sans parler des processions, grandioses et émouvants spectacles.
    C’est un de ses plus grands atouts.

    • Et son Évangile apportant la sérénité aux hommes. Aucune violence sauf contre les usuriers, ces fameux marchand du temple. Un Dieu de pardon bien éloigné de celui de la Bible et de la Thora, dont violence et cruauté ont été largement récupérée par le Coran. A méditer

      • « Et son Évangile apportant la sérénité aux hommes. »
        Il aurait dû … Mais ça n’a pas malheureusement pas toujours été le cas.

      • « Un Dieu de pardon bien éloigné de celui de la Bible et de la Thora, dont violence et cruauté ont été largement récupérée par le Coran »
        L »amour du prochain enseigné par Jésus, c’est la Thora. Un amour qui n’a absolument pas été récupéré par le Coran.

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