11 novembre 1940 – 12 février 2022 : le cruel parallèle des drapeaux français foulés aux pieds sur les Champs-Élysées

Plaque_Champs_Élysées_-_11_nov_1940

Cette offense est sans doute, symboliquement, une des pires taches du quinquennat. Elle est pourtant passée presque inaperçue, il y a une quinzaine de jours. Quand il faudra retenir une image de ce que fut le macronisme, celle des drapeaux français jetés au sol par des CRS qui les avaient ôtés des mains des manifestants du « Convoi pour la liberté » sera en effet une des plus fortes.

Quel parfait résumé de l’inversion totale des valeurs d’un pouvoir qui se fait passer pour modéré et libéral et qui est en réalité à la solde de quelques oligarques ; prêt à mutiler le peuple pour défendre leurs intérêts. Au passage, il crée un climat anxiogène pour que le bourgeois, notamment parisien, vote pour lui. Tout cela est désormais bien évident et connu. Ce qui, en revanche, mérite d’être souligné, c’est le rapprochement avec la dernière situation où le drapeau français fut ainsi outragé et des manifestants tabassés près de l’Arc de Triomphe.

C’était le 11 novembre 1940, quand quelques milliers de Français, principalement des étudiants, décidèrent de défier l’interdiction de se rassembler sur les Champs-Élysées pour célébrer la victoire de 1918 et, en réalité, l’indépendance et la survie de notre pays. La police pétainiste fit preuve pour la première fois d’un grand zèle pour frapper, disperser et envoyer au poste. Ce fut le premier signe tangible de la collaboration et la première manifestation de résistance dans l’espace public en France.

Une date mémorable, donc, qu’on a tort de trop souvent oublier.

Quelle amère leçon de voir ainsi se répéter cette sinistre répression à l’endroit même où la grandeur de notre nation est inscrite dans la pierre avec le plus de solennité !

Le 12 février 2022 restera un jour de honte pour le macronisme. Et il faudra sans cesse l’avoir en mémoire.

Serge Federbusch
Serge Federbusch
Homme politique - Élu conseiller du 10e arrondissement (2008), fondateur d'Aimer Paris, candidat à l'élection municipale de 2020

Vos commentaires

24 commentaires

  1. Cela est le reflet exact de ce quinquennat. La France ne l’intéresse pas. C’est un peu comme par exemple le Wyoming des U S, perdu au milieu de pleins d’autres Etats…mais en U S A les Etats ont encore plus de Liberté de Pouvoir, dans certains domaines, que la France ne pourra en avoir dans une U E dirigée par une Commission Européenne qui outre passe (ex ; en santé, en armes pour pays étrangers) ses Compétences inscrites dans la Constitution U E

  2. Merci pour ce rappel historique. Nous avons bien des Institutions Démocratiques…Il ne s’agit pas de le nier, mais depuis quelques temps, ça dérape durement, brutalement…Il suffit de décider l’Etat d’Urgence sans véritable raison majeure pour chevaucher la ligne jaune. Depuis 2 ans c’est ainsi. les Médias déjà sont sous hyper contrôle. La liste des faits serait trop longue ici à déployer

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