Fabien Engelmann : « Plus facile de venir manifester à la fête du cochon que là où l’on égorge des moutons ! »

Maire d'Hayange
 

Dimanche dernier s’est tenue à Hayange (Moselle), la quatrième édition de la Fête du cochon, une fête qui existait jusqu’au début des années soixante et que Fabien Engelmann, maire FN, a rétablie en 2014, comme il l’avait promis durant sa campagne.

Lors de son discours, il a été interrompu par des militants de la cause animale qui criaient « Ni racisme, ni spécisme ». Fabien Engelmann réagit au micro de Boulevard Voltaire en soulignant notamment le fait qu’il est plus facile de venir manifester lors d’une fête du cochon que là où actuellement des centaines de milliers de moutons sont égorgés sans être étourdis !

Hier, il y avait la fête du cochon à Hayange, dans votre ville, et des militants de la cause animale ont interrompu votre discours en criant « ni racisme, ni spécisme ».
Que répondez-vous à ces accusations ?

Je suis dans les associations de défense animale depuis l’âge de 13 ans. J’ai toujours été du côté de la fondation Brigitte Bardot, de la spa et autres.
Nous avons ici affaire à quelques petits bobos.
Ce sont avant tout des anarchistes-libertaires qui manifestent avec l’extrême gauche et qui viennent exclusivement à Hayange, parce que c’est une ville gérée par une équipe du Front national.
Je crois qu’il n’y a pas à réfléchir plus loin.
Ce sont des gens englués dans la pensée unique et je crois au contraire que ce sont des activistes qui desservent complètement la cause animale.

Ces militants vous ont accusé de racisme et certains parlent de la fête du cochon comme d’une fête controversée.
Pouvez-vous en quelques mots nous expliquer ce qu’est cette fête et pourquoi elle existe aujourd’hui ?

La fête du cochon existait dans les années 60 à Hayange.
C’était un mélange de fête du cochon et de fête patronale.
Puis elle a été abandonnée.
Lorsque je me suis présenté aux élections en 2014, j’avais indiqué dans mon programme électoral que je souhaitais remettre en place cette fête du cochon.
Je n’ai menti à personne, cela faisait partie de mes engagements.
Elle existe maintenant depuis 2014, c’est un réel succès.
L’année dernière et cette année, nous avons rassemblé plus de 5000 personnes sur toute la journée.
Elle rassemble les amoureux des traditions françaises, puisqu’il existe d’autres fêtes du cochon surtout en Moselle, en Lorraine, mais également en Bretagne. Cela fait partie de notre folklore.
Pour certaines personnes, cochon est devenu un gros mot. Je trouve cela assez attristant.
Sur Hayange, nous sommes des amoureux des traditions et évidemment de cette identité qui est cette fête.

Sur votre compte twitter, vous avez retweeté quelqu’un qui s’étonnait que ces militants interviennent lors de votre fête du cochon et non pas pendant les sacrifices de moutons qui ont lieu au moment de l’Aïd.
Est-ce que c’est une manière de dénoncer un aspect idéologique du combat de ces militants ?

Evidemment, c’est une idéologie.
Cela me fait penser au parti politique « les verts » qui en règle générale ne parle pratiquement pas de l’environnement, de la défense animale, mais surtout de la régularisation des sans-papiers, des migrants et autres.
C’est tout à fait le même type que ce genre de militants.
C’est plus facile de venir lors d’une fête du cochon que d’aller manifester sur des sites où actuellement des centaines de milliers de moutons sont égorgés à vifs sans étourdissements pour cette fête religieuse qu’est «l’Aïd el Kebir »
Encore une fois, nous avons surtout des militants anarchistes-libertaires d’extrême gauche.
Les vrais militants qui défendent la cause animale ne sont certainement pas dans leur association.

Comment s’est passée cette fête du cochon ?

Elle s’est très bien déroulée, en famille, entre amis, avec des personnes de toutes origines.
On avait des personnes qui ne sont pas sectaires, des personnes qui avaient vraiment envie de se rassembler pour fêter d’abord nos traditions et pour fêter ce folklore.
Je les invite toutes et tous à participer à la 5e édition en ce premier dimanche de septembre pour l’année 2018.

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