[POINT DE VUE] Euthanasie : la haine du catholicisme reprend du service… la culture en moins !

Si le diable a l’art de faire croire qu’il n’existe pas, ses employés ne sont quand même pas très discrets.
Raphaël Enthoven. Capture d'écran France info.
Raphaël Enthoven. Capture d'écran France info.

Le 15 juillet, les députés français devraient se prononcer sur l’adoption du projet de loi sur l’« aide active à mourir » (on ne peut pas dire « euthanasie », rappelons-le, puisque cela évoquerait, à juste titre, le IIIe Reich). À cette occasion, le clergé catholique français sort de son habituelle réserve et, avec un certain courage, rappelle que le respect de la vie est au cœur de la morale chrétienne.

Parmi les évêques de France, Mgr Marc Aillet, à la tête du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, rappelle, dans un entretien accordé à France catholique, qu’un parlementaire qui voterait cette loi serait, de facto, excommunié. Il n’y a rien là-dedans que de très normal : voter une loi qui s’oppose si manifestement à la doctrine de l’Église constitue, selon le vocabulaire du catéchisme, un péché mortel. La matière est grave, la connaissance de ce mal est entière et le consentement est plein. Et qui se trouve en état de péché mortel ne peut pas communier. C’est tout simple.

Défilé des laïcards de plateau

Il n’en fallait pas davantage pour que tous les laïcards de plateaux télé tombent à bras raccourcis sur ce simple rappel, « à temps et à contretemps », d’une vérité qui, pour les catholiques, est intemporelle. Le plus rigolo, d’abord : Jean-Luc Romero, homme politique très engagé dans le « droit à mourir dans la dignité », et ce, depuis très longtemps. Ce brave homme s’est fendu d’une tribune dans laquelle il confond communion et absolution, entendant donc qu’un prêtre ne pourrait plus absoudre un parlementaire qui aurait voté cette loi. C’est méconnaître totalement l’abondance de la miséricorde divine. Dieu nous aime inconditionnellement ; c’est nous qui choisissons, quand nous péchons, de nous détourner de Lui. Et à tout péché miséricorde, comme dit le vieil adage : un député qui se repentirait sincèrement, en confession, de ce vote indigne recevrait évidemment l’absolution. Plus bête, encore : en affirmant que « l’État est chez lui, l’Église chez elle », M. Romero semble vouloir priver les évêques de France, qui sont pourtant des citoyens comme les autres, de leur liberté d’expression.

Le plus haineux est Raphaël Enthoven, dont nous avons déjà parlé dans ces colonnes. Dans un tweet plein de poncifs, qui ne fait pas honneur à l’enseignement qu’il a reçu, le philosophe parle des erreurs objectives de l’Église (trafic d’indulgences, sac de Constantinople) mais en profite aussi pour raconter n’importe quoi. À commencer par ceci : l’Église « fabrique des prédateurs en bataille en imposant le célibat des prêtres ». Ah bon ? Quand on interdit le mariage à un homme, il se jette systématiquement sur des enfants ? Et son corollaire tout aussi idiot : l’Église « couvre les prédateurs qu'elle fabrique au nom du secret de la confession ». Alors qu’un prêtre qui confesse un « prédateur » pourrait peut-être exiger de lui qu’il se dénonce afin de recevoir l’absolution… Clou du spectacle : l’Église « menace d'excommunication les catholiques qui choisiraient la liberté plutôt que la vie ». En d’autres termes, pour lui, la liberté, c’est la mort : l’argument diabolique a déjà servi pour l’avortement. « Sous un ciel laïque, de telles fantaisies doivent d'abord nous faire marrer », conclut Raphaël Enthoven.

 

 

Acharnement frénétique à détruire la vie

Qu’ils se marrent tous, pas de problème : ça fait partie de la liberté d’expression, celle que l’on refuse aux évêques qui osent relayer le message du Christ, comme leur sacerdoce l’exige. Ils auraient même pu aller, s'il n'avait été annulé, à cet indécent cocktail organisé par M. Panifous pour célébrer cette victoire de la mort.

 

De tels arguments, appuyés sur l’ignorance dans un cas, sur la haine dans l’autre, sont très pauvres. Tellement pauvres qu’ils montrent bien que la loi sur l’euthanasie ne repose pas tant sur un raisonnement philosophique que sur l’acharnement frénétique à détruire ce qui relève de la vie – et singulièrement de la protection des plus faibles : les enfants qui vont naître, les vieux qui vont mourir. Le diable a, paraît-il, l’art de faire croire qu’il n’existe pas, mais ses employés ne sont quand même pas très discrets.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

113 commentaires

  1. N’empêche que cet évêque a un beau couvre-chef ! un peu chargé quand même ! mais quand on veut
    en imposer …

  2. Au nom de la liberté individuelle on promulgue des lois qui portent atteinte à la vie. C’est beau c’est magnifique oui dans un premier temps et puis l histoire se charge de nous monter ce qui sera, ce qu’il adviendra quand l autorité orientera ces objectifs societaux, économiques et idéologiques.

  3. Quand Mr Florac parle de « l’acharnement frénétique à détruire ce qui relève de la vie », j’espère qu’il parle
    des monstrueux systèmes militaristes que la plupart des nations entretiennent jalousement dans leurs silos
    pour la prochaine dernière ! ( à côté, l’euthanasie pour soulager des mourants, c’est du pipi de sansonnet )

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