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Macron & Trudeau : les frères siamois de la francophonie 2.0

Écrivain et journaliste québécois
 

La France vient d’être victime d’un véritable coup d’état « soft », dans un contexte où plus de 60 % des électeurs ont rejeté la candidature du Mercure de la Banque. Mis en orbite par des cercles mondialistes, Macron, c’est un peu l’hologramme de Justin Trudeau, une réplication de la nouvelle ingénierie politique au service d’une banque décomplexée, enfin totalitaire.

Emmanuelle Macron et son frère siamois Justin Trudeau ont été désignés pour agir comme les porte-étendard du système bancaire face à l’émergence d’un nouveau nationalisme décomplexé, ralentissant la marche forcée vers ce nouvel ordre mondial qui nous est imposé depuis la révolution bolchevique d’octobre 1917. Le dernier sommet du G20 nous a permis d’assister à la consolidation de ce binôme qui annonce une nouvelle ère apolitique. Justin Trudeau, adoubé par la puissante chancelière Merkel, vient de se prononcer pour une accélération des procédures menant à la conclusion de l’accord de libre-échange Canada-Union européenne.

Pressé d’en finir avec les frontières, la culture et les prérogatives régaliennes de l’état, Justin Trudeau estime qu’il faut dépasser toutes ces « notions dignes du XIXe siècle » afin de faire éclater les digues de notre ancien monde réactionnaire. Les deux jeunes loups de la politique se sont prodigué de généreuses accolades lors d’une rencontre informelle en marge de la déclaration finale des participants à ce sommet mondialiste. En parfaite harmonie, les frères siamois s’entendent pour mettre en place des mesures d’accélération de la délivrance de visas et de légalisation de l’immigration illégale. Pour preuve : le gouvernement canadien vient de lancer un programme d’accélération des requêtes d’obtention de visa pour les travailleurs super-qualifiés des nouvelles économies porteuses. Ces migrants de luxe pourront obtenir un visa en moins de deux semaines.

Emmanuel Macron, n’étant pas en reste, avait, lors d’un célèbre discours électoral prononcé à Amiens, prôné l’ubérisation de l’économie, mais tout autant de la géopolitique prise dans un sens anglo-saxon. Il importe d’ouvrir encore plus les frontières, tout en liquidant les acquis socio-économiques hérités des Trente Glorieuses, afin d’optimiser les flux d’une main-d’œuvre obligée d’être flexible à tous les niveaux. Voilà pourquoi les frères siamois professent la doxa de leurs mentors : Jacques Attali pour Macron et George Soros pour Trudeau. La « société ouverte » de Soros correspondant à la fameuse tirade d’Attali qui comparaît la nation à un hôtel où il fait bon poser ses bagages le temps d’un bref séjour.

Fidèle employé de la banque, Macron souhaite repousser l’âge de la retraite, faisant des personnes âgées des esclaves corvéables à merci et mettant en pratique les consignes d’un Attali qui préconise d’euthanasier les vieux incapables de subvenir à leurs besoins. En bref, tous les êtres humains, sans exception, devront travailler de l’enfance jusqu’à leur mort. Et c’est EN MARCHE !

Finalement, l’Emmanuel entend gouverner par ordonnances afin de faire en sorte que la France rejoigne, enfin, le peloton des anciennes nations qui sont devenues performantes. Même son de cloche du côté canadien, dans un contexte où le beau Justin a déjà déclaré au journal Bild (le premier quotidien d’Allemagne) que le sang « français » et « latin » qui coule dans les veines des Canadiens français (Québécois) ferait en sorte qu’ils constituent un peuple « moins organisé » que d’autres… Il n’y a plus d’équivoque possible : les frères siamois de l’apolitique du nouveau millénaire veulent détruire une francophonie qui résistait, jusqu’à nouvel ordre, à l’embrigadement.

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