Investiture de Giuseppe Conte : le New York Times épouvanté !

« Un gouvernement horrible, […] une bigoterie, une incompétence à un niveau jamais vu, un bouquet de misérables soulevé par la boue anti-libérale, […] je ne vois rien qui vienne de Cinque Stelle ou de La Lega qui ne me répugne pas » : ainsi s’exprime l’éditorialiste du New York Times, journal officiel des mondialistes illuminés, de la néo-aristocratie sans noblesse. Comme chacun sait, l’outrance, la haine, l’insulte et l’intolérance sont du côté des fascistes ou, comme ce mot est galvaudé, des populistes.

Il faut dire qu’en deux jours, Di Maio et surtout Salvini ont eu des paroles inaudibles pour les « sachants » de la jet-society, de quoi faire naître des bubons sur leur peau bronzée. Imaginez : « prima gli italiani » ; concernant les migrants promis à la démigration, « nous ferons tout ce que nous pourrons pour leur donner un futur d’espoir dans leurs pays » ; sans compter l’affirmation que le gouvernement n’entre pas dans les chambres à coucher, mais qu’un enfant a droit à un père et une mère et non à 1, 2 ou 33 géniteurs. Aïe !

Même le souriant, simple et tranquille troisième homme, Giuseppe Conte, durant son discours d’investiture, s’est montré offensif. S’étant laissé aller à un lapsus, pas si involontaire, parlant de paradis artificiels au lieu de paradis fiscaux, il continua, toujours au chapitre financier, en disant que les déficits seraient combattus non par l’austérité mais par la croissance. Mais ce ne fut pas tout : il déclara que l’Italie était justifiée à demander une union [européenne] économique et financière tournée vers la satisfaction des besoins des citoyens, et en appela à la solidarité : oh, le gros mot !

Parlant du sujet de préoccupation majeur des Italiens, il reçut une ovation, en évoquant la solidarité feinte et le business immigrationniste. Mais le pire, pour les libéraux-mondialistes, arriva à la fin : « Nous serons les auteurs d’une ouverture à la Russie, qui a consolidé ces dernières années son rôle international dans diverses crises géopolitiques. Nous serons les promoteurs d’une révision du système des sanctions. »

Dans les interventions, il est à noter celle d’Alberto Bagnai, économiste de la Lega, critique contre l’Allemagne et n’hésitant pas à dire : « Les règles [de l’Union européenne] ne sont pas un totem mais doivent être adaptées au moment […] elles sont de plus l’alibi de la classe politique. » Ce à quoi Mario Monti, qui il y a quatre jours n’aurait même pas daigné parler à un populiste, répondit dans le plus pur style européiste : « Non, il n’est pas exclu que l’Italie doive subir l’humiliation de la Troïka. » Rappelons que ce personnage, favorable à une Europe fédérale, ancien commissaire européen, consultant pour Goldman Sachs, fut le successeur de Berlusconi à la suite du coup de force de l’Union européenne et des marchés. Gageons que la promesse renouvelée de peines de prison pour l’évasion fiscale et les manœuvres financières doivent conditionner certaines prises de position.

Si on ajoute le coup de fil entre Salvini et Orbán, déterminés ensemble à « travailler pour changer les règles de cette Union européenne », on comprend qu’à New York, on soit inquiet !

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