Editoriaux - Justice - Polémiques - Politique - 21 octobre 2018

Affaire Mélenchon : Dura lex, sed lex

Mélenchon est présenté comme bipolaire à la suite de son « émoi » après les perquisitions dont il a fait l’objet.

Marine Le Pen, quant à elle, doit passer un examen psychiatrique pour vérifier qu’elle n’est pas « fêlée de la cafetière ».

Et les médias, à l’unisson, nous expliquent qu’il n’y a rien à redire à cela puisque c’est la loi et que la mise en œuvre de ces « procédures » relève du pouvoir du magistrat.

Un magistrat tout à fait indépendant du pouvoir politique.

Dura lex, sed lex…

Bon, il est certain que Méluche en fait probablement un peu trop, tout comme Marine et son sempiternel discours de victimisation, mais on peut, toutefois, se poser certaines questions.

À l’heure où le Président Macron a dégringolé dans les sondages, à l’heure où sa communication est une authentique catastrophe puisqu’il fait d’énormes bêtises à chaque apparition, à l’heure où est nommé un nouveau gouvernement qui n’est rien d’autre qu’un replâtrage, avec l’entrée de personnages un peu discutables comme cette ancienne « dir com » de Danone, elle tombe vraiment à point, cette affaire Mélenchon !

On ne parle plus que de cela urbi et orbi, sur tous les plateaux de télé !
Quel étrange hasard !

Et puis, il y a la sortie du disque posthume de Johnny : un événement tellement important que « Latiatia » a droit au prime time du 20 Heures pour expliquer combien elle a souffert et continue à souffrir du vilain comportement des héritiers biologiques de Johnny.

J’en ai encore la larme à l’œil, de constater la détresse de cette pauvre femme qui a toute ma compassion.

Mais pour en revenir à Méluche et à la Justice, c’est vraiment l’occasion rêvée pour poser la question fondamentale de la séparation des pouvoirs dans notre pays. Il y a, décidément, trop de coïncidences pour le moins troublantes. Cette Justice que l’on dit moribonde (et c’est vrai pour le commun des mortels) est devenue, tout soudain, d’une incroyable efficacité et d’une surprenante rapidité quand il s’est agi d’écarter Fillon de la présidence de la République !

Et voilà qu’elle dézingue à présent Méluche, après tant et tant d’autres.

En toute indépendance, naturellement…

Notre démocratie est, décidément, très étrange.

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