[VIVE LA FRANCE] Ces héroïnes discrètes au service du bien commun

À l’occasion du 8 mars, seize femmes engagées racontent leur désir de transmettre le bien autour d'elles.
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Elles sont entrepreneuses, influenceuses, artiste, vidéaste, énarque ou mères de famille nombreuse. Ce ne sont pas des stars auréolées de gloire, mais des figures engagées pour le bien de la société, mues par une réponse qu’elles donnent à ce dialogue permanent entre vie intérieure et enracinement.

Sans chercher reconnaissance ou notoriété, fuyant la plupart du temps les mondanités, ces femmes assument simplement mais pleinement leur vocation, cherchant inlassablement le bien et le bon pour le transmettre autour d’elles, à leur niveau, dans leur famille, association ou bureau. Ces petites sentinelles lumineuses ont été croquées dans une série de portraits par Olivia de Fournas. Dans son dernier livre, Inspirées, publié aux Éditions Artège, la journaliste de Famille chrétienne part à la rencontre de seize femmes qu’elle interroge sur leurs parcours, leurs choix, les épreuves qu’elles ont surmontées et la force qu’elles ont su puiser. Olivia de Fournas prouve par cet ouvrage que « l’inspiration n’est pas résumée à quelques grandes figures d’exception, elle est à portée de chacun pour peu que l’on accepte d’écouter son âme ».

Alors certes, toutes ont pour point commun une foi qu’elles ont reçue ou redécouverte tardivement et dont elles témoignent dans ces pages. Une intériorité qui irrigue leurs journées et, malgré les obstacles, une foi capable de déplacer les montagnes. Ce livre s’adresse donc à tout lecteur, qu’il croie au Ciel ou qu’il n’y croie pas, mais qui pense, comme Bernanos, qu’« on ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas tout d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure ».

Un souffle de liberté

Parmi ces femmes engagées, il y a, entre autres, Nadia Piccaretta, cette musulmane convertie. Arrivée d’Alger dans le Dauphiné avec ses parents et ses deux frères à l’âge de deux mois, elle témoigne que, petite, elle entendait « les sourates, mais déjà les cloches de l’église voisine sonnaient comme un souffle de liberté dans [son] cœur d’enfant ». Et quand ses parents lui parlaient en arabe à la maison, elle répondait en français parce qu’elle « tenait à s’exprimer comme ses camarades de classe et ses voisins ». Il faut lire son témoignage édifiant qui compare la relation à Dieu dans l’islam « placée sous le signe de la crainte » quand, pour les catholiques, elle est « tournée vers l’action de grâce et le remerciement pour tous ses bienfaits ». Une paix et une joie qu’elle a expérimentées au point de demander le baptême et, par la suite, de christianiser les prénoms de ses enfants. Nadia Piccaretta aimerait désormais « réveiller les baptisés de France ».

Il y a aussi Cheyenne-Marie Carron, enfant maltraitée abandonnée à la DDASS et figure singulière du cinéma français, dont l’œuvre, en recherche constante de vérité, explore des thèmes aussi profonds que la conversion, la Légion, la monarchie ou l’assassinat du père Hamel. Touche-à-tout créative, elle compose également de la musique, peint, crée des parfums ou des objets de décoration. Celle qui a « toujours été attirée par le beau et le sacré » souhaite « transmettre ce qu’[elle] ressent pour toucher le cœur de l’autre ». Dans cette galerie de femmes figure aussi Caroline de Fontenay, directrice chez Google à San Francisco, qui prouve que l’on peut « mener de front une carrière exigeante, élever des enfants et redonner souffle à une paroisse moribonde ». Celle qui cherche avant tout à valoriser les talents de ses équipes consacre aussi une partie de son énergie à aider des projets humanitaires à se faire financer par le programme de donations de Google. On ne présente plus Anne Coffinier-Barry aux lecteurs de BV. La haute fonctionnaire rappelle, dans ce livre, qu’elle a délaissé la diplomatie pour faire de la liberté scolaire son combat de prédilection. Citons, enfin, Marie-Laure Buisson, colonel de la Réserve citoyenne de l’armée de l’air, légionnaire de première classe à titre honoraire et marraine du 4e régiment étranger. Ses titres illustrent l’expression de son engagement et elle espère, à son tour, infuser chez d’autres « l’esprit de défense ».

« Seize portraits de femmes d’aujourd’hui portées par l’esprit » qui ont choisi pour mantra « l’amour, c’est tout ce qui compte », « n’abandonne jamais » ou « sursum corda », des femmes engagées au service de la beauté, la liberté et la vérité dont chacun peut s’inspirer.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 09/03/2026 à 10:40.

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Iris Bridier
Journaliste

Vos commentaires

8 commentaires

  1. Sans blabla superflu je salue respectueusement toutes ces femmes qui dans leur féminité et leur diversité sont effectivement des sentinelles lumineuses au sein de notre société en déliquescence….

  2. La gauche et ses égéries soutiennent de manière schizophrène les droits des femmes et le port du voile… comprenne qui peut, le tout dans un déchaînement de haine .

  3. Comme quoi, le courage, valeur réputée masculine, est souvent pratiqué par les femmes, les vraies.

  4. Sursum corda… oui. Courage mesdames. Au temps du tweet désinformateur, les messages de vérité ont bien du mal à émerger.

  5. Toute femmes qui écoutent les sourates au son du clocher de l’Église voisine vas se précipiter chez le défilier de Nemesis le 8 Mars.

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