Tombé du ciel : une comédie anticléricale et anticatholique de plus
Tombé du ciel, c’est le titre du prochain film de Mohamed Hamidi qui sortira en salle le 12 août prochain. Il ne s’agit en aucun cas d’un long-métrage sur une espèce d’oiseaux en voie de disparition ou sur un crash d’avion, mais bien d’une comédie anticléricale et anticatholique adaptée d’un sketch de l’acteur principal, Ilyes Djadel.
Voici le résumé promotionnel de cette œuvre cinématographique : « Ilyes mène une vie joyeuse dans la banlieue de Roubaix. Seul problème : le bac. Après avoir échoué deux fois, c’est sa dernière chance de l’avoir et de rendre enfin fiers ses parents. Mais un incendie survient pendant le bac blanc, et on l’accuse d’en être à l’origine… Exclu de son lycée, il doit quitter son quartier et aller dans le seul établissement qui l’accepte : le pensionnat catholique de Saint-Albert-le-Grand, en Bourgogne. Entre choc des cultures et quête de rédemption, Ilyes va devoir surmonter ses préjugés… Et ceux des autres. »
Des clichés
Ces quelques lignes laissent déjà entrevoir la multitude de clichés que va contenir le film. Le casting et la distribution ne sont que des confirmations. Avec Josiane Balasko dans le rôle d’une religieuse et Fred Testot dans celui d’un prêtre, il ne faut évidemment pas s’attendre à ce que les catholiques soient respectés. La bande-annonce lève les derniers doutes. Les chrétiens vont être moqués sur grand écran pendant environ 90 minutes.
Le tout avec un grand nombre d'approximations qui montrent bien que l’idée du long-métrage n’est pas de dépeindre une réalité de manière humoristique mais de caricaturer les membres de l’Église catholique.
Pour exemple, l'une des scènes mises en avant montre les lycéens, tous vêtus d’une aube, assistant à la messe. Ilyes est l’un d’eux. Il est en train de dévorer tout un paquet d'hosties (non consacrées) car il n’a « pas déjeuné ce matin ». L’abbé, rendu ridicule par son interprète, lui ordonne alors d’aller se confesser, Ilyes répond « dans l’armoire ? », comprenez le confessionnal. Rien ne va. Tout est foncièrement irrespectueux, si ce n’est outrancier.
Le film s’attache ensuite à démontrer que l’établissement catholique dans lequel est accueilli le cancre est une « prison » totalement archaïque : absence de réseau, téléphone dans un meuble… Plusieurs passages sont également consacrés au goût des catholiques pour le cochon.
Des lourdeurs
Sans surprise, Tombé du ciel fait passer les catholiques pour des arriérés qui vivent repliés sur eux-mêmes et dans le passé, tandis que le jeune Arabe n’est que normalité et ouverture d’esprit. Dans le genre lourdingue, difficile de faire beaucoup mieux.
Sur le site Abus de Ciné, le critique Olivier Bachelard le confirme. Il qualifie le long métrage de « déception » avant de pointer du doigt « les facilités scénaristiques qui sont légion et agacent ».
Autre chose qui agace : le financement de cette œuvre. Bien que les montants des subventions accordées ne soient pas encore publics, il est d’ores et déjà acquis que le CNC participe à ce film via une ou plusieurs de ses innombrables aides. Même chose pour la région Île-de-France et la région Normandie, où ont été tournées plusieurs scènes de Tombé du ciel. Il y en a sans doute d’autres pour cette pellicule qui ne fera, selon toute vraisemblance, pas de miracle en salle.
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