Un migrant en situation irrégulière, interpellé à deux reprises en 24 heures à Montpellier, a été remis en liberté, dénonce le syndicat de Alliance, dans un communiqué de presse publié en début de semaine, relate Le Figaro.

 

Un « ancien mineur non accompagné de nationalité marocaine, connu défavorablement des services de police »

Le vendredi 14 mai, la brigade des chemins de fer de Montpellier contrôle un individu à la gare Saint-Roch. Selon Alliance, il s’agit d’un « ancien mineur non accompagné de nationalité marocaine, connu défavorablement des services de et faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français qui lui a été notifiée par la préfecture de l’Hérault ». Mais faute de place dans un centre de rétention administratif de la zone sud, l’individu « est tout simplement remis en liberté », dénonce le syndicat de police.

 

« Vive Ben Laden »

Le lendemain, samedi 15 mai, cette même personne attire de nouveau l’attention des policiers : il marche sur les voies ferrées, les traverse pour monter dans un TGV sans titre de transport et sans masque. Contrôlé par les policiers, il les insulte, crache au visage de l’un d’eux puis lance « Vive Ben Laden », relate Alliance.

Il est aussitôt interpellé et conduit au commissariat central, il est relâché et convoqué en octobre prochain devant un officier de judiciaire « avec la quasi-certitude qu’il ne s’y présentera pas », déplore le syndicat. « On ne peut rien faire avec ces jeunes. On n’arrive pas à les identifier, à leur fixer un âge, ils n’ont pas d’adresse fixe. On les voit pendant des années et on sait qu’on les retrouvera demain ou après-demain. Il y a un vrai flou », explique, au Figaro, Philippe Lavenu, secrétaire général Occitanie du syndicat Alliance.

19 mai 2021

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