Le vandalisme a, comme d’habitude, régné autour des Champs-Élysées, dimanche soir, après le match Bayern-PSG. Ce type d’événement est tellement récurrent qu’il n’étonne plus. Il fait, désormais, partie du paysage national. Il semble normal, presque traditionnel, que l’avenue française la plus connue dans le monde entier et dont les images devraient attirer les touristes devienne l’épouvantail au cœur d’un pays infréquentable, où la sécurité n’est plus assurée.

Pourtant, cet épisode n’est pas anodin. Il condense l’effondrement de notre pays, le désastre total de sa politique. Sur le plan économique, il est essentiel que notre pays attire les touristes et les capitaux. Il est donc primordial que son image soit positive en alliant une sécurité efficace, un dynamisme des activités attractif et une beauté des lieux séduisante. Or, au sein même de ce qu’on appelle le « triangle d’or », des bandes de sauvages ont détruit une douzaine de magasins et une quinzaine de voitures. Que doit penser le Chinois, le Japonais, l’Américain ou n’importe quel Européen de cette voiture qui brûle dans la nuit au milieu d’une foule surexcitée ? Parce qu’un match de football opposait, à Lisbonne, deux entreprises de spectacle sportif qu’on qualifiera d’internationales, une fois de plus, des scènes d’émeutes, des saccages se sont déroulés à ! À Munich, siège de l’équipe victorieuse, rien de tel : on a fêté la victoire. À , victoire ou défaite, on casse !

Le ministre de l’Intérieur a parlé de sauvagerie, un terme plus fort qu’« » dont certains avaient déjà cru devoir saluer l’audace. Et il a dit que ces débordements étaient inadmissibles… Moyennant quoi, ils ont eu lieu. La police était présente en force et n’a pas assuré la protection des biens. Une fois de plus, sur ordre, elle a failli à sa mission. Enfin, pas tout à fait : 400 verbalisations ont frappé les contrevenants au port du masque. Il est vrai que la répression de cette infraction est sans risque, qu’elle vise des gens peu dangereux et assure des rentrées ! Certes, 151 personnes ont été placées en garde à vue en raison des violences, des vols et des dégradations, infiniment plus graves, mais parmi elles, il y a 49 mineurs et on peut penser que la Justice veillera à ce qu’aucun des interpellés ne finisse en prison.

Il faut se délivrer du complexe de Malik Oussekine qui paralyse le maintien de l’ordre en France. Mais le mal est plus large et plus profond que le domaine du maintien de l’ordre. Mme Thatcher avait mis fin au hooliganisme qui accompagnait les matchs de football au Royaume-Uni avec sa poigne de fer habituelle. Cependant, le défoulement des supporters à travers la castagne d’après-match entre clubs rivaux n’avait rien à voir avec ce qui se passe en France ! Les Britanniques, qui détestaient l’équipe adverse, continuaient d’aimer le Royaume. Ce n’est pas le cas dans ce que, paradoxalement, on peut appeler l’archipel français.

Les désordres qui entourent les matchs, ou saluent la nouvelles année, ou terminent les manifestations, les agressions que les policiers ou les pompiers subissent dans des quartiers de plus en plus nombreux, ou encore les violences parfois mortelles commises par un ou plusieurs individus pour des raisons futiles, s’inscrivent sur le même tableau : le moindre prétexte est saisi pour faire exploser sa haine envers le pays où l’on vit et dont on est heureux de piétiner la loi et les symboles. L’immigration y tient une place évidente, sauf pour les autruches qui choisissent de plonger la tête dans le sable du politiquement correct. Et, plus encore, la manière suicidaire dont on accueille les migrants, non en leur faisant aimer un pays fort, mais en leur apprenant combien il est légitime de le détester ! Comment voulez-vous que ceux qui, comme M. Macron, insistent sur les prétendus crimes passés de la France puissent la faire aimer et respecter à ceux qu’ils présentent comme des victimes de son Histoire ?

Un peuple qui a perdu sa fierté légitime, y compris pour l’œuvre accomplie outre-mer, par exemple sur le plan médical, et qui la place maintenant parfois dans le résultat de matchs opposant deux équipes de onze joueurs sans intérêt véritable pour notre pays mérite-t-il d’être respecté ? C’est la question essentielle !

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