[L’ÉTÉ BV] Ce que vous devriez savoir des dégâts du genre sur vos enfants

La mère d'une jeune fille décidée à subir une « torsoplastie » dénonce l'influence des pédagogies militantes à l'école.
trans V2
Photo de Alexander Greysur Unsplash
Cet article vous avait peut-être échappé. Nous vous proposons de le lire ou de le relire.
Cet article a été publié le 26/04/2026.

À deux jours de la rentrée des classes 2026, un article qu'il est bon de lire ou relire.

 

« Je ne savais pas que j'avais mis ma fille dans la gueule du loup », explique, à BV, Marie-Laure, dont la fille, après avoir été scolarisée dans un collège-lycée brestois, a, depuis, coupé les ponts avec sa famille et décidé de subir une « torsoplastie » pour se faire mutiler la poitrine. Un geste chirurgical irréversible contre lequel Marie-Laure ne peut plus rien, puisque sa fille « en transition de genre » a maintenant 18 ans. Mais cette mère de famille a décidé de se battre pour les autres parents. Avec le soutien de deux associations, Parents vigilants et L'Être Trans, elle adresse une lettre à Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, pour dénoncer « l'influence des projets pédagogiques militants » dans les établissements scolaires qui ont précipité sa fille dans « des choix qu'elle pourrait un jour regretter ». Et insiste sur « l'urgence d'une réflexion sur la prise en charge de la transidentité au sein de l'Éducation nationale », précisant à BV vouloir alerter d'autres parents afin qu'« ils sachent où inscrire leurs enfants à la rentrée prochaine et là où il ne faut pas les mettre ». Marie-Laure en est convaincue, l'établissement scolaire a été le catalyseur de la transition de sa fille.

« Je n'ai été à aucun moment ni consultée ni informée »

Tout a commencé en classe de cinquième, lorsque Marie-Laure découvre « fortuitement » que sa fille, alors âgée d'à peine 13 ans, se fait appeler par l'école du prénom masculin « Arthur » et qu'elle a, par ailleurs, été orientée par l'infirmière scolaire vers le Planning familial « en vue d'une éventuelle prise en charge hormonale ». La mère de famille qui déclare « n'avoir à aucun moment été ni consultée ni informée » apprendra, par la suite, que l'établissement scolaire a mis en place, au cours de la scolarité de sa fille, « un projet de deux ans consistant en la création de vidéos sur la transidentité en partenariat avec l'association (militante) Parlons Trans ». Au programme : la série brestoise TOPIC « dédiée aux jeunes et aux transidentités avec plusieurs jeunes transgenres et cisgenres » en quatre épisodes pour apprendre à vivre sa transidentité, mieux la comprendre, accompagner la transition de son enfant et autres. « Des contenus qui ont instauré un climat d'incitation plus que de réflexion », précise Marie-Laure, dans sa lettre au ministre, rappelant la grande fragilité de sa fille lors de son parcours scolaire marqué par « un déclin préoccupant de son état de santé psychologique » et une tentative de suicide en 2022.

« Une banalisation préoccupante du sujet du changement de sexe présenté comme un acte simple »

Pour Séverine Duminy, coordinatrice nationale du collectif Parents vigilants jointe par BV, « cette affaire est bien une trahison de la confiance des familles. Elle est l'illustration tragique de ce que le réseau des Parents vigilants dénonce : l'intrusion de l'idéologie à l'école au détriment de l'autorité parentale. » Une intrusion qui n'a fait que se renforcer, depuis la mise en place des programmes obligatoires « Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité » (EVARS), en septembre 2025. La responsable du collectif, qui recueille de nombreux témoignages de parents, l'atteste : « Nous constatons une banalisation préoccupante du sujet du changement de sexe présenté comme un acte simple. »

À cet égard, la responsabilité de l'Éducation nationale dans ses choix de « ressources pédagogiques » en accompagnement des programmes EVARS interroge. Sur la plate-forme Eduscol du ministère est ainsi recommandé à des enfants de 7 ans l'ouvrage Les filles, les garçons et moi, aux Éditions Milan, dans lequel l'enfant peut lire : « Tu n'as pas le choix de ton sexe biologique mais ce n'est pas parce que tu es née avec une vulve que tu te sens fille. Tu as aussi un genre. Le genre est un sentiment profond et fort, à l'intérieur de toi, d'être né une fille, un garçon ou les deux. »

Livre

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Tandis qu'en classe de seconde, selon le livret d'accompagnement du programme et sous couvert de lutte contre les discriminations, les élèves sont invités à « prendre conscience que l'identité de genre peut ne pas correspondre au sexe biologique » (temps 4) à travers des témoignages vidéo d'acteurs et influenceurs qui tous témoignent dans le même sens et présentent leur réassignation sexuelle de manière idéalisée. Ainsi, une certaine Laura Badler, youtubeuse trans, explique s'être libérée de son mal-être de garçon aigri et mal dans sa peau en changeant de sexe. L'actrice trans américaine Laverne Cox, première trans à faire la couverture du Times, en évoquant sa tentative de suicide avant de transitionner, suggère implicitement aux jeunes que la transition résout les problèmes. Plus proche encore des adolescents français, le « premier acteur transgenre dans une série française » qui n'est autre que Plus belle la vie, Ben Ahmed, affirme, malgré sa rupture familiale, avoir vécu une grande résurrection grâce à sa transition. « Le message est-il de suggérer aux élèves que les parents sont incapables de les comprendre et qu’ils doivent s’éloigner de leur famille ? », s'interroge, à juste titre, Parents vigilants.

programme EVARS

capture X

Inutile de chercher dans ces ressources la moindre voix dissidente. Pourtant, la jeune Américaine Chloe Cole, qui a détransitionné après avoir subi une ablation mammaire à l'âge de 16 ans, aurait beaucoup à dire sur la face cachée de ces parcours de transition. Janick Christen, détransitionneuse elle aussi, qui s'est exprimée aux côtés de Chloe à l'événement de BV au mois de janvier, a elle aussi beaucoup à transmettre. Et pourquoi ne pas présenter aux élèves de seconde la dénommée Karlee qui, il y a peu, confiait à BV son regret d'avoir transitionné au prix de souffrances infinies ?

À l'heure où ces lignes sont écrites, la valeureuse Marie-Laure n'a pas reçu de réponse du ministre de l'Éducation nationale. La publication de l'étude finlandaise de mars dernier tendant à prouver que le changement de sexe ne résout pas les troubles psy devrait faire pencher la balance du côté de la plus élémentaire des prudences. Mais rien ne se fera sans affranchissement de la tutelle idéologique de la Commission européenne qui vient d'accorder 900.000 euros à une mission de promotion de l'idéologie transgenre « visant à obtenir des changements législatifs au niveau de l'ONU ». Au prix de beaucoup de courage politique. À suivre.

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Sabine de Villeroché
Journaliste à BV, ancienne avocate au barreau de Paris

Vos commentaires

97 commentaires

  1. Ce qui se passe aujourd’hui est réellement effroyable. L »Education Nationale » lave le cerveau des jeunes, évidemment influençables et malléables, les incite à mutiler leur corps pour un changement de genre illusoire, compromettant ainsi leur avenir . Il sera ensuite trop tard quand, la raison revenue, ils voudront retrouver leur intégrité physique. Comment des adultes, des professionnels, éducateurs, chirurgiens, peuvent-ils agir ainsi, sans la moindre éthique ?

  2. Il serait peut être temps que des plaintes soient déposées contre cette instrumentalisation des enfants par des intellectuels dégénérés de l’éducation nationale.
    Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, les mutations transgenre sont un véritable calvaire pour ceux qui le subissent et ne résolvent rien des immenses problèmes psychologiques de personnes en recherche d’identité qui représente qu’une infimeminorité de la population.
    S’il y a un sujet réel, il n’est pas du ressort de l’éducation nationale.

  3. Heureusement qu’il y a des parents vigilants. Et les commissions (ou autre nom ; représentants ) de parents, ça n’existe plus ? De toute façon, l’éducation , enfin, je veux dire l’enseignement national et son ministère, ont montré leur large incompétence. Qui se rappelle de la chienlit de la rue Saint Guillaume et autres Facs…

  4. La décadence va bon train et je ne vois pas vraiment ce qui pourrait la stopper. L’humanité, dans une grande proportion, s’ennuie et invente des chemins tortueux pour avoir encore quelque impression d’exister. En vain….la fin approche inévitablement.

  5. Il serait peut-être judicieux de (re)faire un article fouillé sur le scandale britannique, dit de la « Tavistock Clinic » à Londres.
    Clinique associée à l’atrocité du changement de genre, provoquant ainsi un nombre inouï de suicides d’abord parmi les enfants, mais aussi au sein de leur famille, leurs parents.

    • Ce sont les mêmes qui n’hésiteront pas à pratiquer l’euthanasie, n’ayez aucun doute à ce sujet La profession comporte en son sein une proportion de gens dangereux qui ne reculent devant rien, imbus de leur pouvoir et satisfaits de leurs honoraires.

  6. Il faut dire quel est le coût pécuniaire d’une mutation de genre et qui paie .
    Déjà les 900.000 euros de la maudite Europe pour la communication à l’idéologie transgenre, on sait d’où ils sortent : de nos poches.
    Si ça ne s’appelle pas « jeter l’argent par les fenêtres », j’ai un problème de vocabulaire.

  7. Si on veut que les français refassent des gosses, il faut laisser aux parents l’autorité sur leurs enfants (au moins jusqu’à leur majorité). A quoi bon avoir des enfants si c’est juste pour changer les couches et payer leur nourriture mais sans réel pouvoir sur leur éducation. C’est à l’école d’être au service des parents et non l’inverse.

  8. Je n’ai pas souvenir d’avoir subi lorsque je fréquentais l’école des programmes obligatoires « Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité » (EVARS) et pour une bonne raison, ça n’existait pas. Étions-nous moins intelligents, sommes-nous devenus demeurés pour autant, certainement pas ; l’École s’attachait à conduire à bien ses missions essentielles : lire, écrire, compter. Puissions-nous revenir au bon sens et arrêter de perdre du temps, de l’intelligence et de l’énergie aux problèmes de genre de quelques esprits fragiles.

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