Le 31 août à 6 heures, à Langres, en Haute-Marne, un Tchétchène de 17 ans, Saïd A., a été interpellé par la police judiciaire de Reims après une alerte des services de renseignement. Il a été placé en garde à vue dans le cadre d’une procédure ouverte pour apologie du terrorisme, relate Le Point.

 

« Des éléments de radicalisation ont été retrouvés lors de l’interpellation »

C’est « son activisme numérique sur le dossier Mila qui a attiré notre attention », indique une source proche de l’enquête. Et, en effet, « des éléments de radicalisation ont été retrouvés lors de l’interpellation ».

Un fonctionnaire du renseignement territorial explique au Point, au sujet des Tchétchènes installés en Haute-Marne : « On constate la présence de adolescents ou de jeunes hommes de 15 à 25 ans nés en France après l’exil des parents durant les années 2000 et qui parfois vivent au milieu de leurs familles et se radicalisent sur leurs smartphones. » Et selon Joseph Zimet, le préfet de la Haute-Marne, « on est sur une radicalisation numérique à bas bruit de ces jeunes Tchétchènes qui sont difficiles à surveiller ».

Dans ce même département, Ismael G., un Tchétchène de 18 ans, avait été interpellé par la DGSI à Chaumont après l’assassinat de Samuel Paty pour ses liens avérés avec Abdoullakh Anzorov, le djihadiste tchétchène auteur de l’attentat, le 16 octobre 2020. L’homme a été mis en examen et placé en détention dans la procédure judiciaire antiterroriste ouverte après l’assassinat du professeur de collège.

 

Des parents réfugiés politiques

Dans la Haute-Marne, les jeunes Tchétchènes sont surveillés par les services de renseignement français, et notamment le service central du renseignement territorial. Beaucoup de parents originaires de Tchétchénie ont le statut de réfugiés politiques, rendant plus difficile le travail des enquêteurs.

 

31 août 2021

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