Une enquête d'opinion Elabe, publiée ce mercredi par BFM TVL'Express et SFR n’a pas fait que des heureux. Le premier perdant reste Emmanuel Macron, en baisse. Le chef de l’État voit Valérie Pécresse et Marine Le Pen grignoter son avance. Crédité de 22 % d’intentions de vote, le Président voit ses concurrentes LR et RN atteindre les 17 %. Coup dur pour Éric Zemmour, en revanche, qui descend à 13 %. En cas de second tour, le sondage place Marine Le Pen à 45,5 et Valérie Pécresse à 50 %. Dans cette hypothèse, aucun des candidats de gauche ne dépasserait les 10 %. Jean-Luc Mélenchon serait donné à 9,5 %, devant Yannick Jadot (7 %) et Anne Hidalgo (3,5 %).

Ce sondage, un parmi tant d'autres (il y en a quasiment un par jour...), réalisé auprès d’un peu moins de 1.500 personnes est, évidemment, à relativiser mais il confirme une certaine tendance. Emmanuel Macron semble avoir atteint son plafond. Faut-il y voir une conséquence directe de sa charge à l’encontre des non-vaccinés dans Le Parisien ? Si, avec sa stratégie du tout sanitaire, le Président a réussi à radicaliser sa base électorale plutôt âgée, il semble s’être pour l’instant condamné à ne compter que sur celle-ci, tandis que l’improbable tandem Pécresse-Ciotti semble surfer sur sa dynamique en ratissant une partie de l’électorat centriste et une part de la droite. Reste à savoir s’ils parviendront à se maintenir.

De son coté, privilégiant une campagne de terrain en retrait de l’agitation parisienne, Marine Le Pen enchaîne les déplacements pour maintenir mobilisée sa base électorale, comme si la candidate du RN avait tiré les leçons de ses précédents échecs. À l’image de son déplacement en Occitanie « à bas bruit », Marine Le Pen reste persuadée que Zemmour va s’essouffler. « Il finira sous les 10 % », prédit-elle.

En effet, la situation se complique pour le candidat Éric Zemmour. Après l’incroyable dynamique de son entrée en campagne et de son meeting de Villepinte, l’ancien journaliste peine à retrouver le rythme soutenu des premiers mois de campagne. S’il reste persuadé qu’il a de meilleures chances que Marine Le Pen de battre Macron au second tour, Zemmour doit maintenant en convaincre l’opinion et chercher davantage de soutiens. Si Valérie Pécresse et Marine Le Pen peuvent compter sur des relais d’élus locaux, la présence médiatique de Zemmour n’est assurée que par lui et une poignée d’intervenants. Difficile, pour lui, d’occuper le terrain à la fois médiatiquement et territorialement, à moins d’avoir un sérieux don d’ubiquité.

En tout cas, les deux candidats ont pu rallier de nouveaux soutiens : si Marine Le Pen s’est assurée du soutien de Robert Ménard, Éric Zemmour, quant à lui, a accueilli l’ancien numéro deux des Républicains en la personne de Guillaume Peltier. Las. La question reste entière pour l’électorat de droite, le « risque de voir se torpiller mutuellement Zemmour et Le Pen existe bel et bien », affirme un soutien de l’ancien journaliste du Figaro. Du côté du RN, on accuse carrément Zemmour d’être la meilleure chance de Pécresse d’arriver au second tour !

12 janvier 2022

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