L'essayiste Alain Minc a annoncé, ce matin, dans Le Point (12/1/2022) qu'il voterait pour à la présidentielle, après avoir été longtemps proche d'Emmanuel Macron.

La décision est inattendue, surtout lorsqu'on se souvient que l'essayiste réaffirmait encore son soutien au président de la République, en novembre dernier, sur LCI : « Je connais Emmanuel depuis tellement longtemps. J'ai voté pour lui. J'ai soutenu sa candidature en 2017. Ce serait quand même un signe d'Alzheimer de ma part de ne pas le soutenir en 2022. »

Mais depuis, la donne a changé : les extrêmes montent et il importe à tout pris de les empêcher d'accéder au second tour. « L’intérêt de la France vis-à-vis du monde commande d’avoir un second tour -Pécresse, et pas la présence d’un candidat populiste ou extrémiste dont les 40 à 45 % de suffrages seraient un épouvantable message », explique-t-il. « Il faut donc, à mes yeux, voter pour celui des deux qui a le moins de certitude d’être qualifié au second tour. Aujourd’hui, c’est Valérie Pécresse. Je voterai donc pour elle. Et si la situation s’inversait début avril, je voterais pour la même raison. »

Une cohabitation inévitable

S'il se dit prêt à voter pour les deux candidats afin de les aider à accéder au second tour, l'essayiste ne cache pas sa préférence pour Valérie Pécresse. Selon lui, en cas de réélection du président de la République, ce dernier ne parviendrait pas à obtenir une « majorité aux ordres » lors des législatives de juin et s'exposerait alors à une nécessaire cohabitation. Cela entraverait les réformes prévues pour le pays. Quant à Valérie Pécresse, « avec elle, la main ne tremblera pas », et l'essayiste espère qu'elle obtiendra le soutien d'autres électeurs chez les macronistes.

12 janvier 2022

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