Editoriaux - International - Politique - 20 juin 2019

Santiago Abascal, chef de file du parti espagnol Vox, remet en place Emmanuel Macron

Une santiag est une botte d’origine texane portée par des cow-boys et configurée pour une meilleure prise au sol quand il faut maintenir un veau fougueux. Un éperon, souvent associé à la santiag, est un accessoire en métal, utile pour mieux diriger l’animal impétueux.

« Monsieur Emmanuel Macron doit apprendre à ne pas mettre son nez dans la politique espagnole. Il devrait s’occuper qu’on n’incendie pas plus d’églises, de garantir la paix les samedis en France et de redonner à ses compatriotes leur identité nationale noyée dans une France islamisée. » C’est en ces termes que Santiago Abascal, président du parti populiste identitaire espagnol Vox, réagissait, en réponse aux menaces, synonymes d’ingérence, proférées par l’Élysée à l’encontre du parti libéral espagnol Ciudadanos qui envisagerait, au niveau national, de s’allier avec Vox et avec lequel le parti présidentiel envisagerait une alliance au Parlement européen.

« Nous ne pouvons pas ignorer ce qui se passe au niveau national et local parce que cela n’est pas anecdotique. Une plate-forme commune entre Ciudadanos et l’extrême droite Vox remettrait en question la coopération politique pour construire un groupe centriste rénové au sein de l’Union européenne », dixit l’Élysée.

Après s’être attiré les foudres de Salvini sur la question de l’invasion migratoire, après la crise diplomatique et le rappel de l’ambassadeur à Rome, après la réponse cinglante de la présidente du CDU à sa lettre aux « citoyens d’Europe », après sa critique sur la décision du PPE de ne pas exclure le parti de Viktor Orbán, après que Trump, Poutine et Erdoğan lui ont donné des leçons de démocratie sur la crise des gilets jaunes et (cerise sur le gâteau) après que l’arbre d’amitié planté avec Trump a rendu l’âme, voici qu’Emmanuel Macron, à mi-mandat, se fait un nouvel ami en la personne de Santiago Abascal, président d’un parti qui a quadruplé son score lors des dernières élections européennes et qui décrit Macron comme le « président mondialiste et l’ennemi de la souveraineté des nations ».

Si la vérité blesse, le mensonge tue. La réalité de la crise sociale profonde de la France périphérique, les milliers de profanations d’églises, passées sous silence par le régime, mais surtout le processus d’islamisation fondé sur l’évidence mathématique, notamment par Jérôme Fourquet, 18 % des nouveau-nés en France portent un prénom arabo-musulman. Quand Gérard Collomb parlait de vivre « face à face » et François Hollande de « partition », Macron catéchisait que « les Français doivent accepter l’islam, et le refus du multiculturalisme est une trahison ».

Zemmour mentionnait récemment que Salvini et Orbán avaient diagnostiqué que le problème majeur de tous les peuples européens est l’immigration et l’islam, et, avec Marion Maréchal, prenait l’exemple du Kosovo pour décrire l’avenir de la France : « Il y a eu la guerre et l’indépendance du Kosovo. » Nous n’en sommes pas là, mais la libanisation de la France et de l’Eurabie est un phénomène déjà bien entamé car le processus de submersion démographique est inéluctable, toutes choses restant égales. De deux choses l’une. Une mort tiède, une décomposition lente sans réveil, version grenouille dans un bain tiède, sans prise de conscience de la catastrophe à venir. Ou un réveil brutal avec le scénario d’une histoire tragique qui, hélas, se répète. Santiago, lui, l’a bien compris et, bien avant lui, Isabelle la Catholique aussi.

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