Sandrine Rousseau a raison ! Mais non, ce n’est pas le 1er avril : c'est à deux mains que nous pouvons applaudir la pasionaria d’EELV. Pour une fois...

Un article du Parisien revient sur le double viol qu’une fillette de 12 ans - une « jeune fille » (sic), écrit le journal - avait dit avoir subi, au mois d’août, dans les vestiaire d’une piscine inter-communale à Meaux. Selon Le Parisien, la fillette a avoué, finalement, avoir menti : il y a bien eu relations sexuelles avec deux garçons de 14 ans, mais elles auraient été « consenties »« L’affaire a donc été classée sans suite, mais elle ne s’arrête pas là pour autant », relate Le Parisien. « La procédure judiciaire sera probablement diligentée à l’encontre de l’adolescente pour ses fausses déclarations. »

Sandrine Rousseau de commenter : « Le consentement libre et éclairé n’existe pas à 12 ans. » Comment lui donner tort ? Allons plus loin : elle a même infiniment raison !

Mais aura-t-elle le courage et la cohérence de tirer jusqu’au bout le fil de la pelote ? Dénoncera-t-elle le minutieux détricotage des mœurs érigées en tables de la loi par Mai 68, encourageant, implicitement ou explicitement, les relations amoureuses dès le plus jeune âge, et se contentant, en guise de prévention, de prodiguer aux écoliers quelques prosaïques recommandations sanitaires ou contraceptives, comme à des matelots sur le point de faire escale et partir en bordée ?

L’amendement Roméo et Juliette de la loi du 21 avril (article 222-23-1 du Code pénal), visant à fixer un seuil de non-consentement à 15 ans, est assez emblématique de l’état d’esprit (toujours) ambiant : si toute relation sexuelle entre un adulte mûr et un enfant est désormais réputée non consentie - saluons, sur ce point, un salutaire sursaut en matière de pédophilie -, il n’en est pas de même si les deux partenaires ont moins de cinq ans d’écart. Le nom très romantique de cet amendement est révélateur. On veut, cela a été dit explicitement par le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti sur BFM TV, le 15 mars 2021, préserver les « amours adolescentes », que l’on auréole, dans l’imaginaire collectif, de guimauve rose cinématographique sur fond musical sirupeux, façon Diabolo Menthe ou La Boum. Comme s’il n’y avait pas déjà un abîme entre une enfant de 13 ans et un adulte de 18, comme si, même sans différence d’âge notoire entre les intéressés, des relations sexuelles n’étaient pas hautement préjudiciables, potentiellement violentes et destructrices, pour des écoliers. L’étude des cas de suicides faisant suite à des harcèlement au collège est éloquente : de Manon à Juliette, parmi ces drames, nombreux sont ceux qui ont en arrière-fond une rivalité sexuelle (pour les garçons), sentimentale (pour les filles), voire un sordide « revenge porn ».

Il suffirait de convenir et de les convaincre qu’ils ne sont que des collégiens, n’ayant pas la maturité affective suffisante pour entamer une vie de couple que les adultes eux-mêmes peinent à mener sans dégâts. Et les mettre en garde, les encourager à rester les enfants qu’ils sont encore, à cultiver, à l'adolescence, les grands amis pour la vie plutôt que les petits amis qui l’abîment.

En effet, le consentement libre et éclairé n’existe pas à 12 ans en matière de sexe, a fortiori pour en changer !

Le mouvement MeToo, dans lequel Sandrine Rousseau s’est engagée, n’est qu’un retour de balancier vengeur de la révolution libertaire voulue par la gauche qui a durablement abîmé la femme et l’a flouée en jurant la libérer. Et ce, de l’âge mûr - lire, pour s’en convaincre, Manuel de guérilla à l’usage des Femmes de Sylvie Brunel - à la tendre enfance. Encore faudrait-il que celles qui en sont les initiatrices et les promotrices aient l’honnêteté de le reconnaître.

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07 septembre 2023 à 19:30

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29 commentaires

  1. Eh oui ! Le mensonge se dévoile facilement avec cette affaire de Viol qui n’en est pas un et Sardine Rousseau l’islamo Gauchiste et épouse d’un homme déconstruit reconnaît s’être trompée rien à voir avec la Gauchiste Fanatique Melusine qui aime bien inventé des mensonges !

  2. Les mineurs ( garçons et sur tout filles ) doivent être protégées au maximum de la sexualité ( téléphones portables , ciné , télé ,)…il sera bien temps , pour eux , de la découvrir à leur majorité dans une relation d ‘amour et de confiance …

  3. Qu’elle ait raison dans ce cas précis ,mais pourquoi en faire état de cette façon quant à côté de cette déclaration elle exprime ineptie sur ineptie , moins on parle d’elle , mieux ça vaut au risque que ce triste parti utilise le  » elle a raison  » ,dans un autre contexte et se fasse malheureusement de la pub en disant : même un journal d’extrême droite dit qu’elle a raison . Lecteurs , soyez assurés que B.V n’est pas un journal d’extrême droite

  4. Ne cherchons pas de noises à madame Rousseau qui,pour une fois, fait une déclaration pleine de bon sens ,à 12 il s’agit d’une ou d’un enfant !

  5. Dire qu’elle a raison alors qu’on est pas sur qu’elle ait tout compris c’est aller un peu vite .

  6. Il ne peut s’agir en aucune façon de quelque chose qui s’approcherait d’une « relation amoureuse »: il y avait deux garçons; en même temps? Il y a alors aussi un trouble d’éducation: sans morigéner, alerter doucement son enfant sur les risques auxquels ce genre de relation expose, et la plus grande circonspection vis à vis du désir des garçons, différent de celui des filles, parce qu’il est par définition toujours très intense, qu’ils soient bien élevés pou pas.

  7. Rappelons nous du clash entre Denise Bombardier, et Gabriel Matzneff, sur un plateau télé animé par B.Pivot.
    Au fait il court toujours l’envouteur de jeunes filles?

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