[POINT DE VUE] Thomas Guénolé ou la bonne foi de la gauche dans toute sa splendeur
Thomas Guénolé aime débattre. Il aime surtout quand on ne lui coupe pas trop la parole, comme il l’a prouvé récemment sur la chaîne Le Crayon, lors d’un débat inaudible dans lequel il a tenté d’imposer sa vision du monde à des contradicteurs consternés. Quand il est seul, en revanche, c’est mieux : il prend le temps de s’écouter lui-même… et nous avec.
Dans un très long entretien accordé à une autre chaîne YouTube, Témoin, déniché par Boulevard Voltaire, M. Guénolé détaille complaisamment son parcours et ses opinions politiques. Révolté par l’injustice parce qu’autiste Asperger, passionné de lecture parce qu’atteint du syndrome de « need for cognition », fan du général de Gaulle depuis tout petit (« Je pouvais t’improviser, à seize ans, un discours d’une heure sur le bilan de la présidence du général de Gaulle »), Thomas Guénolé a basculé à gauche tout naturellement, par détestation de Nicolas Sarkozy, mais aussi en réfléchissant sur ce qu’il pensait. Obligé de construire un programme politique structurellement complet parce qu’il avait une chronique quotidienne à la télévision, il s’est aperçu que son programme était de gauche, comme certains peintres sont obligés de reculer pour s’apercevoir de ce que représente leur tableau.
Une France afghane
Et du tableau, parlons-en. On a vu que Thomas Guénolé avait en quelque sorte été conditionné, par ses nombreux dons intellectuels et sa neuroatypie, à réfléchir plus vite et mieux que les autres. On ne sera donc pas surpris de ne pas pouvoir atteindre avec la même souveraine aisance les hauteurs intellectuelles auxquelles il se hisse. Quelques exemples : la Kanakie (la Nouvelle-Calédonie) aux Kanaks, qui ont le droit à la continuité historique et ethnique, il est donc contre l’immigration… mais l’immigration en France, ce n’est pas du tout un problème ; la Guinée équatoriale est un pays noir… mais la France n’est en aucun cas un pays blanc ; quant à la France d’il y a quelques siècles, elle ressemblait carrément à l’Afghanistan.
Sur la chaîne YouTube Témoin, l’intellectuel d’extrême gauche Thomas Guénolé a déclaré que la France d’il y a quelques siècles ressemblait à… l’Afghanistan. pic.twitter.com/eS5BaYQLn7
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) July 29, 2026
Outre que M. Guénolé ne doit pas davantage connaître l’Afghanistan qu’il ne connaît le Moyen Âge, une telle mauvaise foi laisse pantois. Quelques petits éclairs de lucidité, notamment le fait que toute idéologie politique relève du système de croyance (à commencer par la gauche, mais il ne le dit pas) ou encore le fait que l’« ethnophilie », c’est-à-dire la préférence pour son propre peuple par rapport aux autres, soit constitutive de l’extrême droite. La clef des différences culturelles, c’est évidemment – paradigme on ne peut plus marxiste – le développement économique.
Les Antilles, département français depuis des siècles ? « Des colonies qui n’ont pas été décolonisées. » Les croyants ? Il les respecte. Les croyances ? Non. La notion de l’idée française ? Un « tissu de conneries ». « On est juste une variété de primates avec des taux de mélanine divers […] et le reste, c’est du hasard. »
Après avoir expliqué que « la Kanakie aux Kanaks » lui paraît normal, le politologue d’extrême gauche Thomas Guénolé se dit contre l’immigration… mais ça dépend où ! pic.twitter.com/LpQZQjdFO4
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) July 29, 2026
Bon, on connaît le truc. L’autosuffisance de Thomas Guénolé rend le visionnage de cet interminable entretien particulièrement pénible. Cet homme a tout fait, sait tout, pense pouvoir démontrer tout ce qu’il croit, et pourtant, il enfile les clichés gauchistes comme autant de perles. On lui donnera quand même quelques points sur sa belle défense du stoïcisme, même si on peut regretter qu’il préfère Sénèque, le courtisan de Néron, à Marc Aurèle, l’empereur aux prises avec la complexité terrible du pouvoir, mais c’est du détail.
Quand il était petit, Thomas Guénolé voulait être chevalier. Il n’aura réussi qu’à être le chevalier blanc d’une gauche rance et engluée dans son erreur. C’est tout de même assez triste. On ne devrait pas lâcher la main de l’enfant que l’on était. S'il avait commencé par Bernanos au lieu de lire Sénèque, Thomas Guénolé le saurait.
Pour l’intellectuel d’extrême gauche Thomas Guénolé, « oui » la Guinée équatoriale est un pays noir, mais « non » la France n’est pas un pays blanc. pic.twitter.com/0rjzIQHbP1
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) July 29, 2026
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5 commentaires
Un beau tableau ! Comme souvent sur BV par des journalistes talentueux ! Je rejoins les commentaires et les approuvent !
M. Guenolé est peut-être neuro-atypique, mais typiquement moyen dans son intelligence. Il suffit de voir son sourire béat après sa sortie totalement lunaire et inculte, la France, fut semblable à l’Afghanistan pour s’en convaincre. En fait son don serait plutôt celui d’un médiocre qui a compris qu’en se ralliant à la gauche eurocentriste, il pourrait faire quelque chose de sa vie.
Les propagandistes de gauche sont vraiment bons!
Ils doivent être particulièrement fiers de ce spécimen là
Les vacances à 30 000 € de Mathilde Panot ? La présidente des députés LFI est en Nouvelle-Calédonie avec Bastien Lachaud. Coût total : 30 000 € entièrement payés par vos impôts ! Au programme : • Vol en Business Class pour un petit dodo • Une « pseudo-réunion » de 15 personnes pour justifier le voyage • En réalité ? Sa sœur vit là-bas… Après le voyage d’Hidalgo à Tahiti et l’histoire du voilier de Manon Aubry, la gauche donne encore des leçons mais adore l’argent du contribuable.
Que ce nullard traître à la France et à son peuple aille donc utiliser sa verve pleine de fiel envers d’autres mais surtout pas envers nous ,car s’il ne nous aime pas et il l’a prouvé,et bien qu’il sache qu’on ne peut pas le blairer non-plus,lui et toute sa doctrine de gauchiste nauséabond. Plus il parle et plus mon opinion se renforce et se radicalise envers les gens nuisibles de son espèce. Ces gens sont pires que nos ennemis déclarés.