À Perpignan (Pyrénées-Orientales), un prévenu a réussi à être renvoyé immédiatement devant le tribunal dès son arrivée en détention provisoire après avoir tenu des propos inquiétants, relate L’Indépendant.

« Je suis ici pour me former à la haine et au terrorisme »

Placé en détention provisoire pour une énième détention de stups et port d'arme blanche, Samir est entendu par un gradé à son arrivée à la maison d'arrêt : « Je suis ici pour me former à la haine et au terrorisme. Quand je sortirai, je tuerai plein de gens car ils ne sont pas bons. Je sais les reconnaître. Et des enfants d'un an et demi, deux ans, car ils sont innocents, avant qu'ils ne soient pris par Satan. »

Aussitôt, ces menaces inquiétantes sont signalées et le parquet renvoie le multirécidiviste devant les juges pour « apologie du et menaces de réitérées ».

En écoutant le président relater ses paroles, Samir se justifie. « Bah, j'ai pas dit vraiment tout ça, j'étais énervé. Je ne suis pas dangereux, ma mère vous le dirait. »

Malgré ses propos surprenants, l’expert psychiatre ne décèle aucune pathologie chez le délinquant.

 

 « Des propos extrêmement inquiétants, précis et circonstanciés »

Le procureur demande deux ans ferme en raison « des propos extrêmement inquiétants, précis et circonstanciés ». « On imagine ce qu'il peut faire avec son couteau sous l'emprise (sic) de la drogue ! », s’inquiète-t-il.

« Oui, des propos inquiétants, confirme son avocat Me Chassonnaud. Mais qui n'ont pas été tenus en public et ne s'adressent pas à quelqu'un pour lui faire commettre un acte terroriste. Quant aux menaces… il ne vise personne en particulier, ne désigne personne. Les délits ne sont donc pas constitués. Il doit être relaxé. »

 

Le tribunal ayant reconnu qu’« il n'y a pas eu publicité et [que] les menaces ne visent pas quelqu'un de déterminé », Samir a été relaxé.

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7 août 2022

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