Saint-Denis : l’élection des adjoints de Bally Bagayoko annulée par la Justice
L'élection des adjoints de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis (93), vient d'être annulée par le tribunal administratif de Montreuil. Cette décision de justice fait suite au déféré de la préfecture de Seine-Saint-Denis à l'issue du contrôle de légalité qu'exerce l'État sur les communes, conformément au Code général des collectivités territoriales (CGCT).
Lors du conseil municipal du 4 avril, il avait été procédé à l'élection des adjoints. L'un d'eux figurait en deuxième position de l'ordre protocolaire sur la liste du nouveau maire, alors que, conformément au CGCT, cet élu est de droit adjoint en tant que maire délégué de Pierrefitte-sur-Seine. Le tribunal administratif a donc annulé l'ensemble de la délibération relative à l'élection des 21 adjoints au maire. La municipalité ayant fait un pourvoi en cassation, la décision du tribunal administratif est suspendue et les adjoints peuvent, jusqu'à décision du Conseil d'État, continuer à exercer leurs fonctions. Pour l'opposition socialiste-écologiste, un adjoint de trop a été élu. Elle évoque même, rapporte Le Parisien, une délibération modifiée et mise en ligne a posteriori, ce qui pourrait constituer un faux. Le maire conteste cette allégation, estimant que « c’est insultant pour les services [les agents de la commune] ».
Si Bally Bagayoko minimise, auprès du Parisien, cette décision de justice, de son côté, l'opposition socialiste-écologiste, qui dirigeait la ville durant l'ancien mandat, dénonce l'« amateurisme » de la nouvelle équipe. En cas de confirmation en cassation de ce jugement du tribunal administratif, le maire serait dans l'obligation de procéder à une nouvelle élection des adjoints.
Pour Bally Bagayoko, c'est un nouveau revers administratif, après son arrêté anti-expulsions pour lequel le préfet avait saisi la Justice, ou encore après les remontrances faite par le représentant de l'État lorsque l'édile avait déclaré qu'il avait décroché le portrait du président de la République.
L’État de droit s’impose à tous. Cette décision est un rappel à l’ordre qui doit conduire la majorité municipale à faire preuve de davantage de rigueur et de transparence. L’urgence est désormais de garantir la confiance des habitants. #SaintDenis pic.twitter.com/P5rJMI2QwJ
— Nicolas Ertenlice ❁ 🏫 (@nertenliceoff) July 10, 2026
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR


































68 commentaires
Formidable ; il existe encore des naîfs surpris par le délire qui règne autour de nous !
Incompétence ou intention fallacieuse. Pourquoi pas les deux ? A force de tirer sur la corde, lfi va finir par subir un effet boomerang bienfaiteur. A propos, combien reste-t-il de policiers municipaux à Saint-Denis ?
Pour moi, le pire c’est qu’une majorité a élu cet individu… Laissons-le sévir les 5 ans de son mandat et LFI sera grillé, que dis-je carbonisé pour plusieurs générations, à moins qu’une certaine population ne soit devenue majoritaire et qu’il soit re-élu, dans ce cas je plains les autres administrés qui n’ont plus qu’à déménager renforçant ainsi cet ilot de barbarie en France.
Je crois quand même que l’abstention était très importante. Cependant il est vrai que le terme « majorité » se justifie.
Décrocher le portrait de Macron a été le seul acte positif de ce maire raciste.
Aujourd’hui la France est une « inaptocratie, un « système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d’un nombre de producteurs en diminution continuelle »
Imaginons un seul instant LFI au pouvoir avec UBU à sa tête !
Aïe…Aïe … Aïe… !
Ce maire est anticonstitutionnel jusqu’à la moelle, il a rien à faire comme maire , à destituer au plus vite, tant qu’il en n’est encore temps.
21 adjoints, bigre, voilà du monde à nourrir ; je serais curieux de connaître le montant des indemnités et aussi des avantages annexes?
Heureusement le ridicule ne tue plus. À Saint Denis c’est chaque jour là fête des casseroles, regrettable de voir des portions de la France tomber entre les mains d’incapables, ce qui était déjà le cas de l’état est en phase de généralisation.
Un bon début, mais faudrait également annuler le vote de ce Maire.
Cela vous donne une idée de ce que sera la France avec MELANCHON
La Seine St Denis fief de la nouvelle France !! Mais elle est déjà parti en conquête du reste du territoire de notre « Vieille France » !! Et on regarde passivement
Acharnement ? Pas sûr. Thérapeutique, certain. Et les perdants de gôche qui s’en mêlent ! Heureusement qu’il reste la défense de la République contre « qui nous savons » pour les rassembler quand il faudra.
Ce maire est une calamité semble-t-il, et le parti politique dont il se revendique un danger mortel pour notre démocratie. Mais soyons honnêtes, contrairement à eux, ces contrôles de la part des préfectures, voire ces procédures arrivent dans de nombreuses communes après des élections.
on parle quand même d’un faux, donc en écriture publique ! par un maire !!!