Le Parti démocrate s’apprête-t-il à voler à Trump sa réélection ? Red Mirage, « l’illusion rouge » (le rouge identifie le Parti républicain alors que le Parti démocrate est bleu). Trump gagne, les Républicains exultent. Et à la fin, c’est Biden qui est nommé président…

Le président est élu au suffrage indirect. Chaque État désigne un certain nombre de grands électeurs selon son poids démographique. La Floride désigne 29 électeurs, le Montana 3, etc., pour un total de 538 au niveau national. Un candidat doit donc réunir 270 électeurs. Trump en a obtenu 304, en 2016. Dans la grande majorité des États s’applique la règle « the winner takes all » : le gagnant rafle la totalité du pot. Avec 50 % des voix exprimées plus une, le vainqueur en Californie remporte 55 grands électeurs et le perdant zéro.

Cela détermine la stratégie des partis. Les meetings et les dépenses publicitaires se focalisent sur les États traditionnellement « incertains » (swing states) ou que l’on suppose gagnables. En 2016, Trump a ciblé des États « de gauche » ruinés par la mondialisation. Il a vu que chômeurs, ouvriers et mineurs de fond se rallieraient à son patriotisme économique. Hillary Clinton croyait ces États indéfiniment acquis au Parti démocrate et les a délaissés. Son mépris des prolos a signé son destin.

Aujourd’hui, la plupart des voyants sont au vert pour Trump. Biden est gâteux. En direct sur MSNBC, un média pourtant anti-Trump, un journaliste lui a demandé s’il avait enfin passé des tests de contrôle de ses facultés cognitives ! Les dirigeants du parti le supplient de refuser de débattre avec Trump à la télé. Il irait au casse-pipe… Sa colistière, Kamala Harris, désignée uniquement parce qu’elle est femme et non blanche, est haïe par la gauche du parti et s’était fait écraser aux primaires. Les démocrates sont divisés entre radicaux (Black Lives Matter, Antifa, LGBT) et « centristes » représentant, comme Biden, le mondialisme, Wall Street et le Deep State.

Trump progresse auprès des minorités. 16 % des Noirs ont voté pour lui en 2016, on le crédite aujourd’hui de 30 %. Les Latinos le rallient en raison des émeutes dans les villes démocrates, dont les maires protègent les incendiaires et les assassins.

Les indépendants (électeurs non affiliés à un parti) lui sont favorables, en raison de la guerre civile de fait qui règne dans les métropoles démocrates. Les incendies ont fait 500 millions de dollars de dégâts à Minneapolis. New York, livrée à l’émeute et au crime, a perdu 400.000 habitants, cette année. Il en va de même à Los Angeles, San Francisco, Chicago, Portland. Les riches, mais aussi les familles moyennes, fuient. Depuis le 1er janvier, 5 millions d’armes ont été acquises par des « primo-accédants », des ex-démocrates qui n’avaient jamais envisagé de protéger eux-mêmes leur famille.

Alors, le 3 novembre au soir, est réélu, à la sortie des urnes, avec 340 ou 360 grands électeurs… Eh bien, non ! C’est une illusion, le Red Mirage. En réalité, la guerre civile a commencé en novembre 2016. À rebours de toutes les traditions américaines, les démocrates n’ont pas accepté leur défaite impensable. Les radicaux ont immédiatement lancé la campagne « Not my president ».

Hillary Clinton enjoint à Biden de ne pas reconnaître sa défaite éventuelle. On va gagner « sur tapis vert ». Le truc ? Le vote par correspondance que, sous prétexte de Covid-19, les États démocrates recommandent. 80 millions de bulletins de vote vont être adressés par la Poste. On sait déjà qu’il faudra des jours, voire des semaines, pour « dépouiller » ces bulletins, et que la fraude sera massive. Et, le 1er janvier, le président, c’est Biden…

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