[CHRONIQUE] L’Abandon : un abandon tragique à la suite de bien des abandons
La polémique au sujet du film de Vincent Garenq, L’Abandon, qui narre les onze derniers jours de Samuel Paty, décapité à la sortie de son collège par un musulman fanatique tchétchène, a donné lieu à une polémique aussi indécente qu’invraisemblable. Ce film qui montre l’engrenage fatal de lâcheté, de trouille et d’irresponsabilité du système administratif d’État comme de certaines personnes a provoqué d’indécentes réactions de la part d’organes de presse tels Le HuffPost (chronique culture) ou Libération, qui décelait dans cette œuvre un risque de « récupération ».
Le déni de la gauche
Rien de bien surprenant à cela, nous nous sommes accoutumés au fait que la gauche bien-pensante a atteint le niveau zéro de la pensée politique. Ce qui lui tient lieu de grille d’analyse des événements relatifs au gouvernement de la cité se résume à un réflexe pavlovien de dénonciation des deux fléaux qu’elle croit discerner en tous lieux : le racisme et le fascisme ! « C’est un peu court, jeune homme », comme aurait dit Cyrano. Hors cette frénésie de délation, rien. Le vide sidéral. Et la bêtise. La ritournelle sur l’islamophobie, piège tendu par Khomeiny puis par les Frères musulmans, veut empêcher toute réflexion critique sur l’islam, vue comme une marque de racisme. Chacun peut se demander au nom de quoi la religion musulmane et le système juridique et social qui l’accompagne seraient les seuls à échapper par principe à tout examen critique, alors que le catholicisme est l’objet d’une dérision systématique et sans cesse cité, de façon sommaire et caricaturale, à un pseudo-tribunal de l’Histoire. De surcroît, l’assimilation de l’islam à une « race » - ce qui est le comble de la bêtise - a pour but d’interdire toute critique sous peine de tomber sous l’accusation ultime de racisme à l’égard des musulmans. Ce qui revient à confondre les personnes et l’univers culturel et religieux auquel elles appartiennent.
Mais en l’espèce, ce qui est pire encore, la critique de fond est que le film évoque la réalité des faits : l’assassinat barbare d’un professeur par un musulman fanatique après une cabale sur les réseaux sociaux, la lâcheté ou l’impéritie du système administratif d’État, que ce soit le ministère de l’Éducation dite nationale ou des services du ministère de l’Intérieur, le lâchage aussi de certains membres du corps enseignant, soit par idéologie, soit par peur. C’est donc le fait d’énoncer la réalité des faits qui est mis en accusation ! Pour une certaine gauche, les faits sont fascistes puisqu’ils contredisent l’idéologie et font voler en éclats la doxa dominante. Ce sont bien les héritiers de Jean-Jacques Rousseau : « Commençons par écarter tous les faits, car ils ne touchent point à la question » (Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes, 1754), Ce personnage réussit le tour de force d’écrire un livre sur l’éducation des enfants, l’Émile, et d’abandonner les siens propres. Idéologues de gauche de tous les temps, unissez-vous !
Le signe avant-coureur de conflits à venir
Mais ce déni de la réalité n’est pas l’apanage de la seule gauche française. L’abandon dont il est question dans le film est la conséquence d’une série d’abandons plus lointains, encore, et tout d’abord de l’abandon de la France par ceux qui l’ont gouvernée pendant cinquante ans. Car la réalité est que nos chefs d’État et de gouvernement à la courte vue, par idéologie ou par irresponsabilité, voire bêtise, ont préparé les difficultés immenses auxquelles notre pays est confronté aujourd’hui et le sera plus encore demain. En faisant entrer, ou en laissant entrer, en France des populations musulmanes toujours plus nombreuses, sans politique sérieuse d’intégration et d’assimilation, et en octroyant sans limite réelle la citoyenneté française, ces politiciens aveuglés par le court-termisme électoral ou l’idéologie diversitaire ont créé les conditions d’une guerre de civilisation sur notre territoire. André Malraux, qui ne peut être soupçonné d’avoir été un fasciste invétéré, écrivait, le 3 juin 1956 : « C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. » Et de conclure, après quelques développements : « Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution. » C’est précisément l’exact contraire de ce qu’ont fait ceux qui nous ont gouvernés. Aucune prise de conscience mais l’encouragement de cette évolution.
Lorsque l’on considère l’inconséquence et l’irresponsabilité de ceux qui, à gauche comme à droite, ont dirigé la France, il ne faut jamais négliger la paresse intellectuelle et l’inculture historique crasse. En fait, ces gens ont abandonné la France à un destin funeste autant par bêtise que par lâcheté. Les sociétés multiculturelles sont des sociétés multiconflictuelles. L’abandon tragique de Samuel Paty est l’écho de l’abandon de la France, de l’idée même de ce qu’était la France, pour en faire le champ de batailles à venir. Qui seront terribles et dont l’assassinat de Samuel Paty et de Dominique Bernard sont les signes avant-coureurs.
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13 commentaires
J’ACCUSE ! l’éducation dans son ensemble à abandonné Monsieur PATY, comme le ministre de l’éducation nationale, tous nos responsables. C’est une mise à mort épouvantable de deux professeurs……………….. Monsieur PATY et Monsieur BERNARD livrés à ses bourreaux, dans un silence, un déni mortifère. Ned les oublions ….. JAMAIS !
L’islamisme on commence à bien le connaître, et le bradage du pays à cause des politiques de ts bords, bien Francais eux, sans omettre leurs électeurs, est flagrant.
Monsieur Samuel Paty est certes une victime, mais l’éducation Nationale est entièrement responsable de ce désastre, souvenez-vous des élucubrations de l’après mai 68, « interdit d’interdire ! »
Des grèves à répétition, non pour protéger les élèves des dérives des ministres, mais pour convenance personnelle, notamment les salaires et les congés…. !!
Les « perles du BAC » sont un triste exemple de l’arrogance de cette caste…
L’édit de Caracalla de 212 accorda la citoyenneté romaine à tout homme libre de l’Empire qui ne l’avait pas encore acquise par la filiation et l’adoption, ou par achat avec transmission à sa descendance existante et à venir. ou après 24 ans de service dans l’armée romaine. C’était l’un des principaux attraits de la carrière militaire, aussitôt abandonnée par les Romains, vite remplacés par les chefs germaniques, dont beaucoup de Francs. Ce fut le premier coup fatal porté à l’Empire romain, suivi de l’institution de la chrétienneté comme religion d’Etat par Théodose qui fit soigneusement détruire tous les vestiges de la civilisation gréco-romaine.
Les français ne mesurent pas la gravité de la situation. Nous avons des Melenchon, Rima Hassan, des pro-palestiniens à Science Po qui démolissent la France. Les français ne réagissent pas et nos gouvernants tournent les yeux ailleurs. Quelle forfaiture ! En écrasant notre passé on ne construit pas un avenir. En nous rassurant, une certaine presse nous enterre. En se conduisant ainsi, cette presse ne fait pas son métier. D’elle traite cela comme des faits divers. Sans aucune réflexion ni analyse !!!!
Avant de se lancer à faire un cours sur.la liberté d’expression à une classe comportant des musulmans , Paty en a-t-il discuté avec sa hiérarchie ? Car il y avait un énorme risque le manque de maturité des élèves, l’absence de tout humour et d’esprit critique des mahometans étant bien connue et rigide .
La volonté de Paty était louable mais à prendre avec des pincettes quand on connaît l’islam et son Coran.
Je n’ai pas pu aller voir ce film, je suis curieuse de savoir comment il a abordé le sujet . A-t-il mis en avant ce qu’est la caricature et l’humour en France, pratiquée depuis toujours sans méchanceté, juste pour mettre en avant les points qui peuvent être ridiculisés, de n’importe qui d’ailleurs …
En fonction des risques il est abominable que ses collègues ne l’aient pas fait protéger ! Ils sont complices de son assassinat même si Paty s’est lancé aveuglement dans la gueule du loup…
Remarquer le déni du Festival du film qui a mis la poussière sous le tapis en ne parlant même pas de ce film hors compétition, malgré les multiples thèmes politiques traités par les films palmés ou pas… très majoritairement étrangers.
Je sors du cinéma et vous le recommande vraiment.
La laïcité est dans le programme de 4eme, nulle obligation d’en référer à sa hiérarchie.
Allez donc le voir, le déroulement des faits y est rigoureusement respecté, vous apprécierez je pense..
Comme Samuel Paty l’a été par ses pairs la France est un navire fantôme abandonné par ses politiques.
La quantité nui a la qualité, la France depuis quelques dizaines d’années a eu tellement de martyrs qu’elle ne peut ni s’en souvenir ni les honorer.
Et en tant qu’impossible de les honorer çà a arrange bien quelque un.
Je l’ai vu hier. Le film est prenant et montre parfaitement la mécanique de cet abandon institutionnel. Il montre également la personnalité de Samuel Pati. Pour moi c’est un idéaliste. Tellement empreint de la culture qu’il a omis de comprendre qui il avait en face lui et pour qui il travaillait. En fait, le peu d’enseignants qui sont comme lui (persuadés que la culture peut tout sauver), n’ont plus rien à faire dans l’école publique, à peine ont-il affaire dans l’école privée elle-même gangrenée par le gauchisme et la lâcheté et la bien-pensance. Contrairement au discours d’une de ses élèves à la fin du film, il n’est pas devenu un héros et sa mort n’a servi à rien, donc n’a aucun sens si ce n’est le fruit d’une société perdue. Peu de temps après est mort Dominique Bernard, plus récemment Quentin Deranque a été lynché par des fascistes pro-islam. Et d’autres suivront sans que ni les institutions, ni le peuple français ne s’insurgent au-delà de l’émotion du moment. Personne ne veut admettre que nous sommes en guerre et personne ne veut entrer en guerre. Face à des barbares ce ne sont pas des discours de larmes, des prières, ni des nounours et des fleurs qui rendront sa souveraineté à ce pays. C’est une déclaration de guerre.
La France abondonne sa police ses profs et…….ses enfants. L École est devenue une fabrique de cancres , d analphabètes , d ignares’ et maintenant de petits assassins..
Du « pasdevague » au « tsunamis à répliques constantes » totalement alimentés par une gouvernance totalement idéologisée tant par les « pontes » que par les syndicats ! …
Il n’y a rien à attendre de ces nantis qui ont le sang des victimes qui les a largement éclaboussés ! …
la preuve ultime : suite aux massacres, ils instaurent le programme « evars » ! …
Exactement ce qu’il fallait dire. Merci, monsieur Buffetaut, mais vous êtes comme celui qui prêchait dans le désert. Il a fini sur une croix, pour l’un, la tête sur un plateau, pour l’autre, celui de Salomé pour sa mère Hérodiade, sauf erreur…