Si le mot « race » et ses dérivés sont désormais réservés comme armes boomerang à certaines associations et communautés, toutes autres références historiques ou contemporaines doivent maintenant être totalement bannies!

Je n’oserais rappeler – oh, honte ! – les termes de l’article premier de la Constitution de 1958, reprenant les termes de la précédente de 1946 :
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion… »

La prochaine modification de notre Constitution pourrait voir cet article premier amputé du mot honni et totalement impropre, puisque les races n’existent pas – plus – pour le genre humain ! La commission des lois de l’Assemblée nationale a, d’ailleurs, déjà adopté un amendement dans ce sens.

Dans le grand lessivage qui s’ensuivra, de multiples secteurs de la société, physiques, lexicologiques et traditionnels, devront être fouillés et sondés par les nouveaux inquisiteurs.

Concernant la langue, l’Académie française pourrait se voir confier cette mission hautement salutaire, encore que son inertie face à une autre agression, celle du franglais, laisse peu augurer d’une aseptisation rapide et totale.

Pour les références statuaires à l’Histoire, le Président Macron s’est érigé en défenseur déterminé lors de son dernier discours à la nation. Les effigies des hommes illustres – malgré leur vice – resteront debout !

Demeurent les profondeurs de traditions moins audibles au public et aux médias rapporteurs vigilants. Pourrait être créée, pour des enquêtes approfondies, une Convention citoyenne, à l’image de celle sur le climat, avec une sélection adéquate et rigoureuse de ses membres parmi les volontaires qui ne manqueraient pas, n’en doutons pas…

Sans me constituer en sordide dénonciateur mais plutôt en ancien choriste , je voudrais citer un exemple qui résonne en symphonie solidaire pour ceux qui portent fièrement le macaron de pilote sur leur poitrine, lors de cérémonies en bleu sur le tarmac d’une base aérienne, en particulier celle de Salon-de-Provence…

Son titre : « Race d’aiglons » !

Mais écoutez plutôt, avant condamnation au silence.

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