Quand nos impôts profitent généreusement au financement de l’extrême gauche

Assa Traoré, SOS Méditerranée et les syndicats de gauche profitent de la défiscalisation des dons pour se financer.
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« Pillage ». Ce 18 avril, la une de Libération entend dénoncer ces « groupuscules identitaires, racistes et royalistes [qui] profitent de la législation sur la défiscalisation des dons pour se financer ». Le journal, qui consacre trois pages à ce sujet, dénonce un « pillage » et soutient les demandes de contrôle fiscal à l’encontre de ces structures dites « fachos ». Pour le quotidien, il est inimaginable que des associations comme le collectif Némésis, l’Association de soutien aux lanceurs d’alerte (ASLA) ou encore Polémia puissent bénéficier de la « loi Coluche » qui permet aux donateurs d’associations d’intérêt public de déduire de leurs impôts 66 % des dons versés à ces collectifs. Avec Éric Coquerel, député de La France insoumise, le journal « réclame une refonte des textes pour que les impôts cessent de financer les associations d’extrême droite ». Mais ce que Libération omet de préciser, c’est que si, effectivement, plusieurs associations identitaires ou catholiques profitent de cette « subvention indirecte », de très nombreuses structures d’extrême gauche font de même ! Et souvent, ces associations et collectifs proches de la gauche radicale jouissent en même temps d’autres subventions directes…

L'aide aux migrants financée par nos impôts

Libération se montre ainsi très prolixe pour dénoncer les déductions fiscales dont bénéficie le collectif Némésis. Rien, en revanche, n’est dit sur toutes ces associations de gauche qui profitent du même système. À commencer par les syndicats étudiants de gauche ou proches de l'extrême gauche. Parmi les différents avantages à soutenir financièrement leur action, l'UNEF et les Étudiants musulmans de France mettent ainsi en avant la possibilité de « bénéficier d'une réduction d'impôt ». Et ce, alors que les Étudiants musulmans de France sont régulièrement accusés d'être proches des Frères musulmans...

Sur le volet immigrationniste, même constat. Alors que SOS Méditerranée est déjà gavée de subventions publiques, l’association d’aide aux migrants jouit également de cette subvention indirecte que représente la déduction après impôts. « 66 % du montant de votre don au profit de SOS Méditerranée peut être déduit de votre impôt », affiche ainsi le site Internet de la structure. En 2024, SOS Méditerranée a perçu quelque 7,72 millions d’euros de dons individuels, soit possiblement un manque à gagner de plus de 5 millions d’euros pour le fisc sur la seule année 2024. Dans le même registre, Utopia 56, bien souvent à l'origine des actions de migrants sans papiers (blocages, occupation de lieux publics, squats...), propose également à ses soutiens de « bénéficier d'une réduction d'impôt égale à 75 % du montant de votre don, dans la limite de 2.000 € de don par an. Au-delà, la réduction est de 66 % du montant du don dans la limite de 20 % de votre revenu net imposable. »

Côté écologie, L214, une association qui lutte contre la maltraitance animale mais qui, en parallèle, promeut le véganisme et participe à une stratégie d'intimidation du monde agricole, jouit également de cette subvention indirecte. Sur son site Internet, le collectif antispéciste annonce ainsi : « Si vous êtes imposable en France, vos dons donnent droit à une réduction d’impôts égale à 66 % du montant de vos dons. » Soutiens des Soulèvements de la Terre et de différents collectifs de lutte contre les « violences policières », les Amis de la Terre rappellent également à leurs donateurs de bien renseigner leurs informations personnelles au moment du don « pour bénéficier de [leur] réduction fiscale ».

Assa Traoré bénéficie de la déduction fiscale

Urgence Palestine, dont le processus de dissolution avait été engagé par Bruno Retailleau, promet également à ses donateurs un reçu fiscal qui leur permettra de demander une réduction d’impôt, d'après le site HelloAsso. Tout comme la Libre Pensée, qui œuvre pour interdire les crèches de Noël ou supprimer les statues religieuses de l’espace public. Même Assa Traoré, et sa Génération Leaders qui vise à installer la question antiraciste dans les mairies, profite également de cet avantage fiscal. Et l'organisation Flagrant Déni, qui accuse la police de « tuer », se réjouit aussi que « tous les dons que vous nous ferez soient défiscalisables à hauteur de 66 % ».

À cette longue litanie d’associations de la gauche radicale financée par nos impôts, on pourrait enfin ajouter de nombreuses associations néo-féministes ou de défense de la cause transgenre comme OutTrans, soutenue malgré les polémiques par l’État, et qui propose ce système de réduction fiscale à ses adeptes. Qu'est-ce qui est donc le plus choquant ? Que des associations identitaires, souvent privées de subventions publiques et qui peinent à ouvrir un compte bancaire, profitent de la « loi Coluche » ? Ou bien que des associations d'extrême gauche, déjà gavées d'argent public, bénéficient également de cet avantage fiscal ?

Picture of Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

50 commentaires

  1. Le titre est mensonger. Des dons défiscalisés ne sont pas des impôts.

    Augmentons les impôts en supprimant les dons pour rétablir les finances françaises.

  2. Les DONS doivent rester des dons aucune défiscalisation, là c’est comme si tu donne 34 € d’argent de poche à ton enfant et que les impôts fait le complément de 66 € et que ton enfant te dit merci papa pour les 100 €
    Et que çà ne devienne pas une façon de blanchir de l’argent sale ou de subventionner des mouvement pro islamique comme les FRERES MUSULMANS

  3. C’est exactement comme pour les critères de financement de la presse d’Etat. Il est plus que temps de faire de l’ordre de cette gabegie qui profite à l’extrême gooooche : critères et règles d’attribution clairs et précis pour éviter que cet argent public ne bénéficie à des officines d’extrême goooche politisée et trop souvent traitres à la France qui les entretient.

    • Il faut supprimer les subventions publiques à toutes les associations ainsi qu’aux syndicats de tout types. En plus, finie la deficalisation des dons.
      Chaque organisation devrait se financer sur ses fonds propres et avec les dons recueillis auprès de leurs adhérents.
      Ce n’est pas aux finances publiques donc à tous les français de payer pour des organisations partisanes qui trop souvent leur taillent des croupieres sans vergogne.
      C’est simple à mettre en œuvre, ça allégerait d’autant les finances publiques tout en rétablissant la réalité et l’équité des pouvoirs revendiqués par toutes ces organisations.

  4. Nous avons la droite la plus bête du monde, mais aussi la gauche la plus stupide de l’univers. Et puisque qu’il apparaît que tous ces fêlons ont brûlé la caisse, qu’il nous faut aujourd’hui trouver de l’argent pour boucher les trous, commençons par supprimer les milliards de subventions les avantages fiscaux et les privilèges que perçoivent chaque année l’ensemble de ces médias de gauche comme l’humanité, le monde, France Télévisions et tant d’autres, grassement subventionnés par nos impôts, et donc les feuilles n’ont qu’une seule utilité : celle d’emballer des pacotilles sur les foires à tout ou d’allumer un feu de bois chez ces « gueux » qui ne peuvent plus se chauffer correctement à cause de leurs décisions délétères.

  5. 1,5 millions d’associations en France, 500.000 en Allemagne ! Tout est dit! Comme tout le reste (normes, taxes, millefeuilles administratifs, députés, senateurs….. Etc.) Vive la France !

  6. S’il n’y avait plus l’impôt à la source, bien des travailleurs refuseraient de payer leurs impôts, et moi le premier. Entre l’audiovisuel public, les aides aux migrants, les aides au développement pour d’autres pays. Ras le bol de bosser pour les autres alors que chez nous les prix augmentent. Les rayons antigaspi dans les magasins sont pris d’assaut, et les clients regardent à deux fois pour faire leurs courses… mais on donne

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