Pour Yaël Braun-Pivet, crier est-il l’apanage des femmes ?

En reprenant l'UDR Géraud Verny, la présidente de l’Assemblée s’est montrée plus sexiste que celui qu’elle accuse.
Capture d'écran
Capture d'écran

Les députés examinent actuellement le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), et le moins que l’on puisse dire, c’est que les débats sont houleux. Ce mercredi 12 novembre, Géraud Verny, député UDR des Bouches-du-Rhône, a été rappelé à l’ordre par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance). Un blâme qui pose question.

Début de l’affaire : Sandrine Rousseau prend la parole pour dénoncer la réforme des retraites. Comme à son habitude, l’élue Europe Écologie Les Verts emploie un ton qui se veut convaincant et fait monter les décibels au sein de l’Hémicycle. Cela ne plaît guère à son confrère ciottiste, qui prend le micro pour un rappel au règlement. Ce dernier déclare : « Au titre de l'article 100 sur la bonne tenue de nos débats, madame Rousseau, est-ce que vous pourriez éviter de hurler quand vous prenez la parole ? » Il est alors immédiatement coupé par celle qui se tient au perchoir, Yaël Braun-Pivet, qui s’emporte : « Ce n’est pas acceptable. Je vous rappelle à l’ordre immédiatement. Votre rappel au règlement est terminé, vous avez un rappel à l’ordre. C’est insupportable, c’est honteux. Vous ne vous rendez pas compte. »

L’œuf ou la poule ?

Qu’y a-t-il de bien honteux à demander à une collègue qui crie de baisser d’un ton ? La présidente de l’Assemblée précise, en hurlant à son tour : « Je ne tolérerai aucune attaque sexiste dans cet hémicycle. C’est fini. » Faut-il comprendre que, pour la députée, crier est l’apanage des femmes ? N’est-ce pas elle qui tient des propos sexistes en insinuant, de la sorte, qu’il y a un lien évident entre vocifération et gent féminine ?

En prenant ainsi la défense de Sandrine Rousseau, comme le fait remarquer Marguerite Stern sur X, elle laisse entendre que les femmes sont « des petites choses fragiles et incapables ». Comment la femme peut-elle être l’égale de l’homme si, dès qu’une réflexion lui est faite par le sexe opposé, elle sort l’étendard sexiste pour museler son opposant ? Contrairement à ce qu’elle prétend, la présidente de l’Assemblée nationale ne défend pas les femmes en agissant ainsi.

 

Ce n’est d’ailleurs pas sa spécialité. Rappelons que, lorsque la députée UDR Hanane Mansouri a été traitée de « caution » par le député LFI Abdelkader Lahmar, la dame du perchoir ne s’est pas dressée sur ses ergots. Pas plus que lorsque des fillettes se sont présentées au balcon de l’Hémicycle voilées. Là, Yaël Braun-Pivet n’a pas eu de réaction épidermique, comme ce mercredi 12 novembre. Pourtant, dans ces deux cas récents, il y aurait peut-être eu à dire, sur le traitement de la femme. Preuve que son indignation est à géométrie variable. Preuve, également, que la présidente de l’Assemblée nationale n’hésite pas à surinterpréter les propos de ses collègues pour les jeter en pâture, quand il s’agit d’adversaires politiques.

Indignation à géométrie variable

Dans les colonnes de nos confrères du JDD, Géraud Verny le confirme : « Quand les insultes ou les débordements viennent de la gauche radicale, la présidence détourne le regard. » Puis il revient sur l’épisode qui l’a concerné plus particulièrement : « Aujourd’hui, toute remarque devient immédiatement suspecte de sexisme. C’est regrettable, car on ne peut plus débattre sereinement sans risquer d’être caricaturé. » Selon lui, la réaction de la présidente de l’Assemblée est la conséquence d’une « dérive woke ».

Ceux qui refusent le débat trouvent des étendards derrière lesquels se cacher : le sexisme en est un, l’islamophobie ou le racisme en sont également. Ils permettent de disqualifier un adversaire sans avoir à faire valoir le moindre argument.
C’est une sorte de baguette magique que les députés n’ayant rien à dire peuvent agiter quand ils ont besoin de faire parler d’eux ou de se sortir d’un mauvais pas. Yaël Braun-Pivet la manie à la perfection.

Vos commentaires

55 commentaires

  1. La gauchiste Braun-Pivet ( gauche caviar à trente mille euros par mois), logée aux frais de la princesse dans un Palais, se permet de hausser la voix lorsqu’il s’agit de vilipender le camp des patriotes alors qu’elle feint de ne pas voir des enfants voilés sur les bancs de l’hémicycle. Scandaleux!

  2. Des wagons pour femmes, une assemblée composée de femmes exclusivement (les élus masculins se réuniront plus tard!), des trottoirs pour femmes, des piscines réservées aux femmes… La natalité n’est pas prête à remonter!

  3. Cette pauvrette a fondu les plombs….et ce n’est pas la première fois que cela lui arrive. Si elle a eu un héritage qui lui est tombé du ciel, il n’en est pas de même de l’intelligence.

  4. Ah, mais quand c’est la gauche qui parle, même pour dire ses âneries, on écoute religieusement. Car on craint les débordements.
    Quand c’est la droite, ces gens là ont généralement plus d’éducation, ils savent se tenir. Alors, on peut jouer les fiers à bras, on n’a rien à craindre.

  5. Je voudrais en profiter pour rendre hommage à Marguerite Stern. (Puisqu’on en parle dans l’article).
    Elle avait une place bien au chaud là où elle était auparavant et elle a eu le courage de voir la réalité en face et de se lever contre vents et marées.
    Elle subit des pressions terribles et on ne lui fait pas de cadeau.
    C’est courageux, et ce n’est pas le simple fait de le dire car beaucoup n’ont pas ce courage.
    Il faut avoir une grande force de caractère pour persévérer dans la vérité malgré les insultes et les menaces.

    « Prenez les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et après avoir tout surmonté, à demeurer debout.
    Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture”

  6. BRAVO pour la pertinence de cet article : j’ai été choquée par la virulence ( injustifiée !!!) de l’intervention de Mme Y.Braun-Pivet.

  7. Vous faîtes une remarque à la gente féminine , c’est sexiste , en fait , on ne peut plus se parler , plus débattre , elle aura toujours raison .

  8. qu’elle aye soigner ses poules ! qu’elle interdise le port du voile à l’assemblée lieu sacré de notre république , le député a entièrement raison ! dehors !

  9. Comme pour cette proposition de wagons réservées aux femmes , des séances à l’ Assemblée qu’avec des femmes et des séances qu’avec des hommes , et puis une séance récréative où les deux sexes se rencontrent , alors verra t-on où la cacophonie est la plus criante.

  10. Les envolées dans les aïgus des femmes de gauche sont assez courantes. Il semble qu’elles croient que mettre du volume dans la voix met du volume à leurs arguments ! Que nenni. Ça ne fait qu’irriter ceux qui écoutent.
    Ceci dit, rappelons nous aussi les aïgus de Macron en meeting en 2017 ou ceux de Dussopt lors des discussions sur la réforme des retraites. Au-dela du sexe, il me semble plutôt que cela relève plus de la maîtrise de soi et de sa faculté à argumenter avec intelligence.

    • J’aime bien votre conclusion Did29.
       » Cela relève plus de la maîtrise de soi et de sa faculté à argumenter avec intelligence. » Aaaah l’intelligence…. Elle fait si souvent défaut…
      Et par ailleurs, il semble que parler doucement et posément favorise plutôt une écoute attentive….
      A bon entendeur….

  11. La solution: deux assemblées nationales. l’une réservée aux femmes, l’autre réservée aux hommes (non castrés évidemment)

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Grooming gangs : presque que des hommes musulmans d’origine pakistanaise
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois