Le président américain ne mâche pas ses mots, face au dirigeant russe. Joe Biden s’est rendu à Varsovie, en Pologne, samedi 26 mars, pour y prononcer un discours et rencontrer des réfugiés ukrainiens. Lors de son déplacement, il a qualifié Vladimir Poutine de « boucher » et de « dictateur ». Il ne s’est pas arrêté à ces deux mots et en a profité pour affirmer que le président russe ne devrait « pas rester au pouvoir ». Il déclare également que « la Russie ne gagnera jamais en Ukraine. Nous aurons un avenir radieux, fondé sur la démocratie, l’espoir et la lumière, la probité et la liberté. » Le président américain peut se permettre d’employer un ton martial, car il sait que son pays ne risque rien. Les États-Unis sont souverains sur tous les plans : économique, et militaire. Joe Biden, avec ses déclarations chocs, se remet au centre du conflit russo-ukrainien.

Mais voilà, les propos hasardeux du président américain ont des conséquences en Europe - continent sur lequel se déroule le conflit armé. Ils viennent perturber la stratégie des Européens qui maintiennent coûte que coûte le dialogue avec Vladimir Poutine. Comme le souligne Anthony Bellanger, sur BFM TV, « les Européens ont pour voisin Vladimir Poutine », ce qui sous-entend que nous n'avons pas d'autre choix que de dialoguer, au risque d’accentuer les tensions entre les pays occidentaux et la Russie. Car, contrairement au pays de l’Oncle Sam, l’Europe n’est pas autosuffisante en matière énergétique. Elle doit tenir compte de sa dépendance au gaz russe. Une volonté ébranlée par le 46e président des États-Unis.

Ce n’est pourtant pas la première fois que les termes employés par Joe Biden font réagir, depuis l’invasion de l’Ukraine. Il y a deux semaines, le chef de la première puissance mondiale avait traité son homologue de « criminel de guerre ».

Du côté russe, le Kremlin a qualifié les attaques à l'égard de Vladimir Poutine d'« insultes personnelles » et a demandé à Joe Biden de rester « réfléchi ». Moscou à informé la presse que le pouvoir russe continuerait de suivre de manière « très attentive les propos du président américain ».

28 mars 2022

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