[POINT DE VUE] Iran-États-Unis : sans surprise, échec des négociations…

Nous vivons décidément une époque chaotique où, plus que jamais, la seule grammaire qui vaille est la force.
Capture d'écran YT The White House
Capture d'écran YT The White House

Après de brèves négociations, chacun est reparti chez soi.

Le monde retenait pourtant son souffle. Le Pakistan, avec un art consommé de la diplomatie hôtelière, avait réservé deux suites séparées, comme une faiseuse de mariages face à des fiancés récalcitrants. Les Iraniens étaient en place. Les Américains, après quelques atermoiements, ont fini par venir aussi. Et puis rien. Il ne s'est rien passé et, après de brèves négociations, chacun est reparti chez soi, non pas « content de soi-même et des autres », comme le disait La Bruyère d'un dîner en ville réussi, mais certain de sa force et détestant la partie adverse.

Pourquoi ça ne pouvait pas bien se passer

Il n'y a pourtant pas de quoi être surpris. Relisez, d'ailleurs, la dernière chronique de Vincent Arbarétier... Les Américains ont fait leur « meilleure offre », selon le vice-président J.D. Vance, choisi pour diriger l'équipe de négociation américaine, mais ce n'était pas assez, semble-t-il. À entendre ces éléments de langage, on mesure pourquoi ça ne pouvait pas bien se passer. Les Américains sont le peuple du « deal », un peuple de marchands qui ont évacué toute idée de morale - raison pour laquelle ils en font des tonnes avec le récit patriotique, qui sert à camoufler un pragmatisme total. La mentalité des Iraniens, quant à elle, a survécu au régime des mollahs et à la corruption de leur système. À l'échelle de leur histoire, les quarante-sept dernières années sont un épiphénomène. On aime rappeler, ces derniers jours, que les Iraniens ont inventé les échecs et qu'ils savent ce qu'ils font quand ils négocient. On oublie d'ajouter que les dignitaires iraniens, fussent-ils violents et corrompus (et ils le sont à n'en pas douter), sont presque tous diplômés en sciences exactes ou en philosophie, et qu'ils ont la mémoire de leur Histoire.

Voyons clair dans les récents événements : cette séquence est une victoire iranienne. Ils ont imposé le lieu, le médiateur, la forme, et jusqu'au leader du camp adverse. J.D. Vance, en effet, est connu pour avoir été l'un des rares opposants à cette guerre, qu'il jugeait inappropriée et aux antipodes de la politique extérieure sur laquelle Trump avait fait campagne. Les Iraniens ne l'avaient pas oublié. Et, pour un pays que l'on dit à genoux, ils ne s'en sont pas si mal tirés…

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

Et maintenant, que va-t-il se passer ? Les Iraniens ont annoncé qu'ils allaient bloquer le détroit d’Ormuz. Donald Trump vient de dire la même chose, en ce dimanche de la miséricorde qui laisse de marbre chiites et protestants. Et, pour comble de confusion, Vladimir Poutine vient de proposer ses services. Poutine médiateur entre Trump et les mollahs : on dirait le début d'une mauvaise blague. Difficile de prévoir l'issue de ce conflit, à l'heure actuelle…

Pendant ce temps, le Liban continue de souffrir, lui qui faisait partie de l'équation, lui qui était la condition sine qua non pour que l'Iran respecte le cessez-le-feu. Nous vivons décidément une époque chaotique où, plus que jamais, la seule grammaire qui vaille est la force. Nous autres Européens l'avions complètement désappris. « Pour être fort, il faut être craint », disait Emmanuel Macron, il y a quelques mois. Cette règle d'airain régit plus que jamais les relations internationales.

Verra-t-on, d'ici quelques semaines, une force multinationale envoyer des navires vers le détroit d’Ormuz pour éviter l'escalade, tandis que la Russie, entremetteur incontournable entre les États-Unis et l'Iran, organiserait une rencontre au sommet pour mettre un terme au conflit ? Cela semble surréaliste, mais après tout, les récents événements le semblaient aussi. Jusqu'à ce qu'ils aient lieu…

Picture of Arnaud Florac
Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

71 commentaires

  1. Droit de réponse à M. Tureverbere (13/04/2026 à 15h26)
    Que vous soyez pro-Trump et pro-Netanyahou vous regarde, mais cela n’est pas une raison pour me traiter de menteur. Je ne peux pas laisser passer cette fausse et grave accusation.
    —— 1/ – Quand j’écris que Netanyahou a publiquement affirmé le 12 avril 2026 « qu’Israël a anéanti les programmes nucléaire et balistique iraniens », ceci est la stricte vérité. C’est publié et facilement vérifiable aussi bien sur Le Figaro, BFMTV, CNews, DailyMotion, Mediapart, Orange actualités, L’Avenir, Instagram, 7sur7, Blue News, etc… Je ne suis pas responsable de ses déclarations.
    —— 2/ – Quand je dis que la Communauté du renseignement américain atteste régulièrement que l’Iran a abandonné tout programme atomique militaire depuis de nombreuses années (2003), et ne représente aucune menace nucléaire pour les Etats-Unis, ceci est également exact.
    Vous pouvez vérifier l’exactitude de mes propos sur tous les Rapports annuels sur les menaces contre les USA (Annual Threat Assessment of the US Intelligence Community dont les derniers de mars 2025 et mars 2026) qui sont établis à l’usage du président, son administration et du Congrès par la Direction Nationale du Renseignement (DNI) laquelle chapeaute et synthétise les travaux des 27 agences civiles et militaires de renseignement (CIA, NSA, DIA, etc..).
    Vous pouvez également le vérifier sur les verbatim de toutes les auditions sur la question de l’Iran devant le Congrès US des directeurs de la DNI, de la CIA et des autres agences.
    Sur le site du Congrès et dans la presse américaine, vous trouverez les dernières auditions des 18 et 19 mars 2026 de Tulsi Gabbard, l’actuelle directrice de la DNI, de John Ratcliffe, directeur de la CIA, de Kash Patel, directeur du FBI, du général Willian Hartman, directeur de la NSA, et du général James Adams, directeur de la DIA. Si vous remontez plus loin, vous trouverez les rapports et auditions de Daniel Coats, ex-directeur de la DNI, et de Gina Haspel, ex-directrice de la CIA, attestant tous deux de l’absence de tout programme nucléaire militaire iranien.
    Même avis de Joe Kent, le directeur du contre-terrorisme américain qui a dernièrement démissionné en disant que cette guerre a été déclenchée alors que l’Iran ne représentait aucune menace.
    —— 3/ – Vous dites que je mens en propageant « les allégations partisanes de fonctionnaires poursuivant un agenda politique ANTI Trump », ce qui est archi faux car tous les hauts responsables civils et militaires cités ci-dessus sont tous des pro-Trump, et vu l’importance et la sensibilité de leurs postes pour la sécurité des USA, ils ont été personnellement choisis et nommés par Donald Trump lui-même justement parce qu’il peut sur eux. Personne ne peut croire que tous les directeurs civils et militaires de la DNI et ses 27 agences de renseignement US sont là pour s’opposer au président et saboter sa politique.

  2. M. Tureverbere à 13 avril 2026, à 15 h 26 min. >>> Je regrette de devoir vous faire remarquer que vous devez approfondir votre compréhension de ce qu’est une simple « question hypothétique », comme celle que j’ai posée « Supposons que… ». Laissez-moi vous aider : « Une question hypothétique est une question qui imagine une situation qui n’est pas réelle (ou pas encore réelle) afin d’envisager ce qui pourrait se passer » ! Ce n’est pas une « démonstration ». Point final. Merci pour votre commentaire.

  3. Le petit problème est que les Américains se croient forts car il posséderont « LA bombe » que les Iraniens n’ont pas, mais ils n’oseront jamais s’en servir les premiers, traumatisés qu’ils sont par Hiroshima et Nagasaki… Et les mollahs l’ont parfaitement compris. Les Américains sont soucieux des vies humaines et de leur image dans le monde. Les Iraniens s’en moquent. S’ils possédaient l’arme nucléaire, ils auraient depuis longtemps rayé Israël de la carte, sans état d’âme et en se moquant du nombre de victimes innocentes, de l’ONU et des instances internationales. Ils l’ont montré le 7 octobre. En Occident, si on annonce qu’un site va être bombardé on met à l’abri les populations alors qu’en Iran on y enverra de force une foule de vieillards, de femmes, d’enfants, de préférence, car ils savent que les occidentaux n’oseront jamais tirer sur des civils désarmés, ce dont les mollahs se moquent (30 000 morts et plus dans les manifs en Iran)…

  4. La politique des Britanniques et de USA a toujours été d’empêcher l’émergence d’une nation dominante en Europe, quelle qu’elle soit .
     » L’Angleterre n’a pas d’amitiés ni d’inimitiés , elle a seulement des intérêts permanents « ( Lord Palmerston)

    Ces gens là se moquent bien du reste du monde .

  5. J’ai bien peur que la marge de manœuvre des Américains soit très mince, idéalement, ils devraient chercher à se sortir de cette situation le plus rapidement possible. Le temps joue contre Trump et entamer une guerre d’usure risque de ne pas tourner à son avantage, mais comme les bombardements n’ont pas donné les résultats escomptés, les leviers pour agir et faire plier l’Iran se font rares.

  6. D. Trump et son secrétaire au Pentagone P. Hegseth ont annoncé avoir dépêché deux destroyers, l’USS Michael Murphy (DDG112) et l’USS Frank Petersen (DDG121) dans le détroit d’Ormuz pour déminer le goulet.
    Ces déclarations sont militairement et techniquement fantaisistes, car ces deux gros destroyers de la classe Arleigh Burke (long env. 155 m, déplacement env. 9.000 tonnes) n’ont aucune vocation de CHASSEUR ni de DRAGUEUR de MINES, et sont bien incapables de mener ce genre de mission. Leur coque en ACIER les expose aux mortelles mines magnétiques. En revanche ces deux bâtiments peuvent participer au blocus naval et, pourquoi-pas, préparer le débarquement d’une force amphibie de marines dans une des îles.
    Quant aux chasseurs de mines, ce sont des navires très spécifiques, beaucoup plus petits (tonnage 15 fois inférieur, à faible tirant d’eau), à coque AMAGNETIQUE (généralement en fibre de verre) insensible aux mines magnétiques, et comportant des équipements spéciaux soit pour la chasse, soit pour le dragage des mines (sonar, drone sous-marin, drague anti-mine, etc..).
    La France opère huit chasseurs de mines (M643 Andromède, M646 Croix du Sud, M647 L’Aigle, etc.), notamment pour déminer les nombreux engins infestant nos côtes depuis les deux guerres mondiales, ce qui n’est pas le cas des Etats-Unis. Notre Marine nationale possède une expertise unique, et est considérée comme la meilleure de toutes les marines dans le domaine du déminage, ce dont je me réjouis.

    • Pourquoi irait-on risquer la vie de nos marins et nos navires pour déminer un détroit, situation dont les Américains sont responsables ? Les USA, Trump en tête, ne se sont pas comportés comme nos alliés, ils ont agit dans notre dos, nous ont insultés et méprisés. Le minimum, quand on réclame un service, c’est de dire « s’il vous plaît » et de faire un sourire. Pour l’instant nous avons eu droit à la grimace, aux noms d’oiseaux et aux menaces. Votre avis technique est très intéressant, la question n’a été que très peu évoquée dans les médias et c’est dommage.

      • Ce dont je me réjouis, c’est de l’excellence des capacités de notre belle Marine Nationale française en matière de chasse des mines, domaine dans lequel nous sommes largement supérieurs et avons plus d’expérience que les Etats-Unis, pour la bonne raison que contrairement à ce pays préservé de cette plaie, nos côtes françaises ont été copieusement minées lors des dernières guerres, et que nous avons dû apprendre à éliminer ces engins dangereux.
        Ceci dit, en dehors d’une intervention légale décidée par le Conseil de sécurité de l’ONU (OK pour moi), je n’ai jamais dit que la France a une quelconque obligation d’aider les USA à déminer le détroit d’Ormuz. Que le fauteur de trouble Trump s’en débrouille !

  7. Il y aura une limite au blocus US du détroit d’Ormuz : que se passerait-il si la Chine, à demi asphyxiée par le manque de carburant (90% de l’export iranien) décidait d’envoyer des tankers battant pavillon chinois (pas de flotte fantôme) et les escortait de vaisseau militaires ? les bâtiments US ouvriraient-ils le feu, assumant ainsi une confrontation directe avec la Chine ? L’on voit ici la limite de ce blocus. Et faut-il rappeler que les menaces économiques – 50% de plus sur les droits de douane – seront limitées par le fait que la Chine est le premier (de très loin) détenteur de la dette US ?

    • Bonnes questions. Tout cela sent l’enfumage et la gesticulation pour ne pas perdre la face et occuper l’espace médiatique.

  8. Les américains peuvent faire le siège de l’ile de karg.
    Quand au détroit d’ormuz.
    La communauté internationale oublie complètement que ce détroit est international , il appartient aussi en sa partie sud aux omanais. Fort silenceux.
    Qu’il est possible de faire passer des navires hors des rails de circulation.

    • Je pense que personne n’oublie rien, mais l’attaque israélo-américaine menée contre l’Iran a transformé une situation compliquée en un sac de nœuds, de fait l’Oncle Sam fume un gros cigare assis sur un baril de poudre et insultant le monde entier. Si ça pète, l’Oncle Sam sera aux premières loges, c’est pour ça que personne ne veut s’y précipiter. Concernant le détroit d’Ormuz, il est étroit et assez peu profond, j’imagine que les routes navigables sont les plus sûres et dont situées là où la profondeur est maximale (il ne faut pas oublier qu’on parle de gros navires). Le reste du détroit n’est peut-être pas navigable pour les plus gros tonnages, du moins pas sans danger, y compris pour les gros bâtiments militaires (porte-avions). De plus, si l’Iran décidait de taper les navires cela rendrait la situation encore plus compliquée. Je n’en sais malheureusement pas plus, un marin pourrait peut-être vous éclairer sur la question. Votre remarque est fort judicieuse et mériterait une réponse meilleure que la mienne.

    • Comme tout détroit international, il est régi par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), par un accord spécifique ou simplement par le droit coutumier international.
      Dans le cas du détroit d’Ormuz, un accord signé le 1er janvier 1975 prévoit que l’Iran et Oman, les deux Etats riverains, assurent conjointement la surveillance du libre transit. À propos des détroits internationaux, la CNUDM prévoit d’ailleurs que certains accords existant de longue date, s’ils sont toujours en vigueur, peuvent déroger à ses dispositions. Pour autant, cet accord ne semble pas constituer un régime dérogatoire.
      Le détroit d’Ormuz sert bien à la navigation internationale. En vertu de la CNUDM, le régime du détroit n’affecte en rien le régime juridique des eaux et encore moins l’exercice, par les Etats riverains, de leur souveraineté ou de leur juridiction sur celles-ci.
      Eu égard à la largeur du détroit d’Ormuz, les eaux du passage appartiennent donc pour partie à la mer territoriale iranienne et pour partie à la mer territoriale omanaise. Dans les faits, presque toute la navigation se concentre dans la section omanaise, plus profonde et plus sûre. Conformément à l’article 41 de la CNUDM, dont il fait partie, Oman a désigné les voies de circulation que les navires en transit peuvent emprunter. Tout navire marchand qui respecte lesdites voies et la réglementation mise en place peut donc, en principe, jouir librement du droit de passage en transit.
      Sauf que ni l’Iran, ni les Etats-Unis, ni les Emirats arabes unis ne sont parties à la CNUDM. Ils ne sont donc pas formellement liés par les dispositions de la Convention. La question se pose alors de savoir si le régime des détroits instauré par celle-ci relève du droit coutumier international, et s’il s’impose, à ce titre, à tous les Etats.
      À supposer que ce ne soit pas le cas pour l’intégralité des dispositions de la CNUDM relatives aux détroits internationaux, il ne fait tout de même aucun doute que la liberté de navigation dans ceux-ci constitue, elle, une règle du droit coutumier. Cette liberté de navigation prend la forme du droit de passage en transit (article 38 CNUDM) ou du droit de passage inoffensif (article 45 CNUDM) pour les détroits qui sont exclus du champ d’application du régime du passage en transit. De ce fait, même dans les eaux iraniennes, les navires bénéficient indéniablement à tout le moins de la liberté de passage inoffensif en mer territoriale du pays.

  9. Il n’y a pas besoin d’être devin pour connaître l’issue de ces négociations. Les raisons « officielles » ne sont pas les bonnes!…Mais, chut…

  10. En effet ça ne pouvait que mal se terminer. On a d’un côté des Iraniens, au régime certes détestable, mais d’une grande profondeur culturelle et d’une grande finesse stratégique , et de l’autre une bande de pieds nickelés, ignares, imbus d’eux-mêmes, qui ont pour seule compétence savoir compter leur fortune. Fortune qui s’accroit d’ailleurs au rythme des délits d’initiés et magouilles en tout genre. Quand je pense qu’ici « ma droite » que j’aime pour ses valeurs sociétales a soutenu et soutient toujours Trump (voir MLP faire le pied de grue pour rencontrer Trump), j’ai honte….

    • C’est curieux chez certains occidentaux ce besoin de voir dans l’Iran un pays d’une grande finesse stratégique et profondeur culturelle. C’est peut-être oublier un peu vite qu’ils ont massacré très récemment des dizaines de milliers de leur propre population (c’est pas fini) et que leur but est d’enfumer tous les naïfs pour finir par détruire Israël avec une bombe atomique qui à toutes les chances de déclencher une réplique et une guerre atomique mondiale. Fine stratégie en effet.
      S’ils n’ont aucune intention guerrière comme je le lis partout dans les commentaires alors pourquoi ne rendent-ils pas l’uranium enrichi ?

  11. L’histoire est très complexe, d’autant plus qu’elle appartient au passé et que ce passé est interprété différemment selon les intérêts de chacun. Je me limiterai donc au présent, qui est bien moins « sujet à interprétation », et je me pose la question suivante : si l’Iran disposait aujourd’hui d’armes nucléaires, les aurait-il utilisées ? À mon avis, la réponse à cette question détermine le comportement de certains pays…

    • Bonjour. « Si l’Iran disposait aujourd’hui d’armes nucléaires, les aurait-il utilisées ?» demandez-vous. La réponse est que ce pays ne détenant aucune bombe atomique à laquelle il a renoncé en octobre 2003, Téhéran ne peut pas utiliser ce qu’il n’a pas. Trump prend ce prétexte fallacieux pour déclencher sa guerre, alors qu’il est parfaitement informé par le renseignement US de cette absence de programme militaire en 2025 et 2026. En plus, pas plus tard qu’hier, Netanyahou a affirmé qu’Israël a complètement anéanti les programmes nucléaire et balistique iraniens. Il n’existe donc aucune menace atomique iranienne.

      • Bonjour à vous aussi. Je ne me suis sans doute pas exprimé clairement, c’est pourquoi j’ajoute cette précision afin de clarifier mon propos. Supposons que l’Iran dispose aujourd’hui d’armes nucléaires, les utiliserait-il alors contre ses ennemis (que tout le monde connaît) ? (J’ai remplacé le « Si » par « Supposons »).

      • Etes vous capable de voir la contradiction de votre « démonstration » ?
        Pour ultime argument visant à verrouiller votre conclusion  » Il n’existe donc aucune menace atomique iranienne. » vous citez Netanyahou qui a affirmé qu’Israël a complètement anéanti les programmes nucléaire et balistique iraniens. On peut en déduire que vous donnez tout crédit à cette affirmation de Netanyahou dans la quelle vous voyez une preuve définitive de l’inexistence de menace nucléaire.
        Mais alors ? Netanyahou est fou ! Les Israéliens sont fous ! Ils font la guerre, se font tuer et bombarder, dépensent des milliards pour détruire quelque chose qui, dites vous plus avant, n’a pas d’existence, puisque les Iraniens ont renoncé à la bombe en 2003 et puisque le renseignement américain le dit.
        Seriez vous aussi habile que les Iraniens qui emmènent tout le monde en bateau depuis des lustres ? « aucune bombe atomique à laquelle il a renoncé en octobre 2003 » : dans la réalité observable et observée, c’est un mensonge chimiquement pur. Tout les agissements iraniens démontrent l’exact contraire. « parfaitement informé par le renseignement US de cette absence de programme militaire en 2025 et 2026 » Deuxième mensonge consistant à propager les allégations partisanes de fonctionnaires poursuivant un agenda politique anti Trump.

  12. Réponse à Jacques DARRICADIERE sur « l’impuissance de la France »
    Concernant la France, de « quelle impuissance » parlez-vous ? Je vous signale que notre pays a déjà fort et suffisamment à faire dans sa posture DEFENSIVE au Moyen-Orient, puisqu’en vertu d’accords de défense avec des Etats du Golfe Persique (EAU, Koweit…), notre aviation assure la protection 24h/24 de l’espace aérien et du territoire de ces pays. A cet effet, nos six Rafale de la base 104 d’Al Dhafra (Abou Dabi) ont été renforcés par six autres Rafale de la base 113 de Saint-Dizier. Dans ce cadre, depuis le 28 février nos appareils ont abattu des dizaines et dizaines de missiles et drones iraniens au moyen de missiles air-air Météor et Mica à 2 millions € l’unité. Vous voyez donc bien que la France ne reste pas sans rien faire. Que voulez-vous de plus ?
    Ceci dit sur le plan OFFENSIF, nous n’avons pas à nous mêler à la guerre d’agression déclenchée par les USA et Israël contre l’Iran. Que Trump s’en débrouille.

    • Les Émirats nous payent pour cette protection.
      Ils financent la base d’al dhafra . Que ce soit en fournitures électricité eau logistique .
      Quand a la protection anti missile.
      Nous nous sommes fait quand même dammé le pion depuis 2022.
      Par les sud coréens.
      Le Cheongung-II, système sud-coréen de défense aérienne déployé aux Émirats arabes unis, a été engagé pour la première fois en conditions réelles et aurait neutralisé 29 cibles sur 30 lors d’attaques attribuées à l’Iran .
      contrat estimé à 3,5 milliards de dollars portant sur dix batteries de Cheongung-II, présenté comme le plus important contrat d’exportation d’armement jamais décroché par la Corée du Sud. Après ces interceptions, les autorités émiraties voudraient accélérer le calendrier de livraison des systèmes commandés.

  13. Pétrole du Venezuela + pétrole de l’Iran + coupure des routes du pétrole (Canal de Panama menacé, Ormuz bloqué) = lutte contre la Chine. Le vrai but de guerre. (vous ne croyiez tout de même pas qu’il s’agissait de libérer les Iraniens, non ?) Que pourrait faire la Chine, à demi asphyxiée ? Menacer Taïwan, obliger les USA à détourner des ressources militaires supplémentaires alors qu’elle vient d’en épuiser beaucoup sur l’Iran ? Se rapprocher encore de la Russie, ces deux pays arrêtant la « flotte fantôme » pour transporter ouvertement du carburant en l’escortant de navires militaires ? La Russie obtiendrait alors ouvertement un important armement chinois (les Chinois directement menacés ne se gêneraient plus) pour en finir rapidement avec l’Ukraine que les USA seraient bien forcés de lâcher. Nous n’avons pas fini de voir le développement de l’histoire en cours.

  14. Il est grand temps que macron, assisté bien sûr par notre chef de la diplomatie, prenne ces négociations en main.

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